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oshy_10122013_5FDEtonnant de constater le gros succès rencontré par 5FDP avec ses deux derniers albums. Ils squattent allégrement les charts aux Etats-Unis avec leur métal très accessible et faussement méchant. Ils faut bien constater que les américains ont vraiment tout compris du music business en utilisant tous les codes à même de plaire à un large public. Ils proposent des chansons heavy tout en restant mélodique, chaque opus contient son lot de ballade à même d’émouvoir le plus endurci des ado en révolte. Les parents n’adhéreront pas mais ils pourront quand même trouver des petites choses que même eux pourront apprécier.

Le volume un avait été convaincant même si un fois passé le titre phare « Lift Me Up » avec Rob Halford, les autres compositions restaient plus inégales, du pas mal au très moyen. CE constat reste vrai pour ce volume deux. On ne trouve pas ici de ratage complet mais une bonne moitié des chansons proposées peinent à susciter l’enthousiasme. En interview (ici) Jeremy Spencer expliquait qu’ils avaient décidé de faire un album en deux volets car toutes les chansons écrites avaient le standard 5FDP requis et qu’ils étaient incapables de choisir. Il est gentil Jeremy mais c’est quand même bien langue de bois tant les chansons finissent par ses ressembler entre les deux volumes si l’auditeur attentif veut bien prendre un peu de perspective. La marchandise attendue est bien là, sans surprise. On peut prendre une mandale et décharger sa colère sur des brûlots comme « Here to Die » ou « Cradle to the Grave ». Les américains ont quand même le chic pour pondre des mélodies et des refrains très catchy et fédérateurs. Ce deuxième volume étonne par la qualité des mid-tempo et des ballades. La meilleure chanson reste sans aucun doute un « Cold » gorgé d’émotions. Ivan L. Moody s’avère être un sacré chanteur, quelquesoit le registre.

Vous avez aimé le volume un ? Et bien ce volume deux est fait pour vous avec des ingrédients et une recette identique. On peut le regretter mais cela explique aussi le succès de 5FDP qui a su capitaliser sur ses points forts. Ils vont par contre être attendus au tournant pour l’opus suivant. On verra bien s’il s’agit d’un groupe parti pour durer au sommet.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Eleven Seven Music / 2013

Tracklist (40:26 mn) 01. Here to Die 02. Weight Beneath My Sin 03. Wrecking Ball 04. Battle Born 05. Cradle to the Grave 06. Matter of Time 07. The Agony of Regret 08. Cold 09. Let This Go 10. My Heart Lied 11. A Day in My Life 12. House of The Rising Sun)

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs HOLY CROSS ?

Adrien LIBORIO : Et bien nous sommes une joyeuses bande de cons. Très clairement. Nous sommes cinq : chanteur deux guitaristes, basse et batterie. Et on est là depuis fin 2006. Le groupe existait déjà avant mais il a fallu du temps pour trouver les bonnes personnes. On a commencé les concerts en décembre 2006, une démo l’année suivante. Notre premier disque est sortie n 2009 et cette année en 2013 voici le second disque, Place Your Bets. Nous proposons du heavy métal avec pas mal d’influences comme des touches trash ici et là. Et enfin nous sommes un groupe français, de Saint-Etienne plus exactement.

 

02. Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

Nous cherchions une identité comme tout groupe qui se forme. A l’époque on avait le délire autour de la mythologie nordique et donc en cherchant sur internet nous somme tombé sur un symbole, cette croix de la mythologie nordique. Elle apparait sous la forme du lustre sur le nouvel album. C’est une croix nordique, cinq croix qui en forme une seule, un symbole de ralliement, qui nous uni. Le choix du nom est venu de là. Le logo je l’ai dessiné en cours de sciences physiques lors de mon BTS CIRA (Contrôle industriel et régulation automatique) un lundi matin entre 8h et 10h. Je me faisais vraiment chier car le prof était nul donc j’ai passé le temps à dessiner ce logo. Merci le prof de physique, il est super sympa mais très chiant en cours.

 

03. Une semaine après la sortie de ce nouvel album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Enfin, on peut lâcher ce nouvel album dans la nature et passer aux concerts. Là pendant huit à dix mois nous étions constamment sur la brèche, sous pression pour composer, enregistrer ce disque du mieux possible, la tête dans le guidon. Nous passons à autre chose, aux concerts, il faut que cela s’arrête, se finisse car le processus est super long. Nous voulons défendre ces chansons sur scène, rencontrer des métalleux et c’est là que nous atteindrons notre apogée de plaisir. Comment l’album est perçu c’est important mais tu n’y peux rien. Tu sais que des gens vont aimer et d’autres détester mais on fait de la musique pour nous d’abord, pour nous faire plaisir.

Nous ne sommes pas des professionnels, nous n’en vivons pas, chacun a un boulot à côté donc il s’agit d’assouvir une passion en faisant de notre mieux, pour que cela nous plaise avant tout et ensuite advienne que pourra. C’est de l’éclate pour nous et ce serait dommage de ne pas faire ce que tu veux. Il n’y a pas de stress du succès, nous faisons les choses bien mais si l’aventure un jour doit d’arrêter c’est que nous aurons atteint un palier. Nous faisons tout pour que cela dure encore et encore mais sans se prendre la tête. Nous restons les gros cons que nous sommes sans stress inutile.

 

04. Quelles sont vos principales influences ?

Déjà individuellement chacun d’entre nous est très éclectique dans ses goûts musicaux, nous sommes loin du cliché du métalleux avec des œillères qui n’écoute qu’un seul genre de musique. Moi-même j’écoute du classique, de la pop, de la variété italienne, de la dance old-school… Le batteur et le bassiste aiment l’électro à la JUSTICE que j’apprécie également. Donc tout cela ne se retrouve pas dans notre musique mais cela joue une petite part quand même. Cela forge quelque chose. J’ai commencé à apprendre la guitare avec AC/DC donc j’aime les grosses rythmiques. Côté influences il faut rechercher cela du côté du métal des années 80-92 avec JUDAS PROEST, IRON MAIDEN. Plus récemment tu trouveras des touches à la MEGADETH, nous voulions élargir notre spectre, on ne se fixe aucune barrière. Pourquoi se limiter alors que cela ne pourrait que gêner de la frustration. Nous laissons notre instinct et nos envies parler.

 

05. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Place Your Bets ?

Généralement, 75% du temps, j’amène les premières ébauches, les premiers riffs. Je propose un thème ou une couleur sur une nouvelle chanson. Et là soit ça parle ou ça parle pas aux autres. Si les autres ne sont pas réactifs on met de de côté et un beau jour cela ressortira avec une évolution, une maturité. Si tout le monde accroche, on travaille tous ensemble pour lui donner corps et la faire évoluer. Il y a beaucoup de discussions, d’échanges au sein d’HOLY CROSS. Pas forcément que sur le plan musical mais également sur le ressenti de chacun, voir si un passage doit être modifié ou accéléré pour coller encore plus à l’esprit du groupe… On parle beaucoup et tout le monde se comprend et la musique est évidente. J’aime beaucoup ce mot car quand la musique est évidente, elle coule de source est tout vient naturellement. Pour un groupe, c’est alors gagné.

Nous avons fait une autoproduction au DLM studio qui appartient à notre batteur. Il est ingénieur du son. Cela a duré environ deux ou trois mois maximum. Mixage au DLM également avant un mastering au Finnvox en Finlande. Comme sur Under the Flag en gros. C’est un gros avantage de bosser chez soi, moins de stress et le temps disponible pour faire les choses correctement. Nous sommes très concentrés en studio et cela fatigue énormément. Tes oreilles bouffent toute la journée du son, des décibels et cela fatigue.

 

06. Le chant en anglais a-t-il toujours été une évidence ?

Et comment vous partagez-vous le boulot pour l’écriture des paroles ? Le chant en anglais était une évidence. En français cela fait kitsch, un peu ringard sans vouloir être méchant. L’anglais est universel, le sonorité est meilleure, ça pète plus, musicalement c’est punchy. Le chant en allemand est horrible, ce n’est que mon avis, alors que l’anglais parle tout seul. Moi je suis à la base des thèmes mais c’est notre chanteur Mickey (NDLR : Mickaël CHAMPON) qui a fait un gros boulot sur les paroles avec l’aide précieuse de notre notre autre guitariste Loïc (NDLR : Loïc CHALINDAR). L’idée c’est que je suis arrivé avec mes compos en disant voilà, cela a telle énergie, telle couleur musicale. Cela t’inspire-t-il un sujet ? Et c’était oui à 99% et je leur laissais alors le bébé. Cela a super bien fonctionné comme ça !

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07. Quels sont les thèmes de Place Your Bets ?

Sur Under the Flag nous étions plus jeune, moins mature plus fortement liés à nos influences. Donc il s’agissait d’un album vraiment pus identitaire, nous étions tout jeune sur le marché bien que je déteste ce mot. Pour ce deuxième nous voulions de trucs plus actuels, plus graves, les problèmes sociaux, les maux de notre société moderne. Le fil rouge de cet album est le choix foireux que nous pouvons faire individuellement pour essayer de nous en sortir. L’exemple c’est le mec qui vit difficilement, il a divorcé, il a des enfants et pour améliorer cela, comme un imbécile, il prend sa paye et va la jouer au casino en espérant résoudre ces problèmes. Et malheureusement cela arrive beaucoup de nos jours. On parle de la folie, la liberté, des sujets actuels, moins conventionnel, dragons, épées, nous sommes passés à autre chose. A cet instant de notre vie, nous avons eu envie de faire cela.

 

08. Vous avez signé avec Pure Steel Records, comment cela s’est-il passé ?

On fait une musique qui plait en Allemagne. Under the Flag proposait déjà une musique très germanique à la base et ils nous avaient contacté par l’intermédiaire de je ne sais plus qui pour la démo je crois au départ. Et quand notre premier disque est sorti, nous avons recherché un label, un distributeur. Nous les avons contacté et ils ont été intéressés et ils ont fait un super boulot. Pure Steel Records a été très enthousiaste alors que finalement peu de gens avait fait part d’un intérêt quelconque pour nous. Nous avions arrosé large. Donc on a signé, le boulot a été super, nous sommes passés au sein du mag Rock Hard en Allemagne via une chronique et sur le magazine Heavy également via une interview et une chronique. Vraiment des gros acteurs outre-Rhin.

La promo a été mondiale. Sur les mille Cds que nous avons pressés, une partie est allé au Japon, aux USA. L’album était dispo en France à la FNAC, chez Chapitre, saturne, Virgin, même chez Leclerc… Donc on a vite su que ce n’était pas des amateurs. Donc pour ce second opus, nous retravaillons avec eux avec d’autres acteurs comme aujourd’hui avec Replica Promotion. 

 

09. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment avez-vous travaillé avec une pointure comme Andreas Marschall (BLIND GUARDIAN, RAGE, RUNNING WILD) ?

Cela a été tout simple. Via son site internet, nous l’avons contacté via un mail courtois et c’est tout. C’est un mec simple, très sympa, très accessible, même financièrement. Et il est ultra professionnel. On lui a envoyé le premier album pour nous connaître et lui donner notre esprit. Ensuite nous lui avons transis un mail hyper détaillé sur ce que nous voulions pour notre futur projet. En fait plus tu lui donnes de billes mieux c’est pour lui pour bosser. Il doit comprendre ton idée. Nous lui avons décrit la scène que nous voulions voir, il nous a transmis en retour un croquis et c’était déjà ça. Et il nous a avoué, petite anecdote, qu’il n’avait pas été ainsi inspiré par un thème depuis plusieurs années. On voulait l’image d’un casino malsain, un peu cathédrale avec une ambition lourde. Vu la gueule du perso, il est mal barré. Nous sommes old-school au niveau musical donc Marshall était idéal pour nous, le visuel est important pour nous. Un Picture-disc-vinyle serait génial mais on négocie c’est compliqué et cher. La priorité c’est un clip.

 

10. La stabilité du line-up est compliquée à trouver pour un groupe. Bassiste et batteur ont changé, comment vivez-vous cela ?

C’est difficile en France car nous ne sommes pas professionnels donc il ne faut pas vouloir en vivre. Et puis il y a également la proximité géographique. Si les mecs habitent en Bretagne c’est compliqué de répéter. Notre batteur sur Under the Flag est passé intermittent du spectacle et donc il a besoin de bosser régulièrement et donc vivre de son activité. Financièrement on ne pouvait plus se comprendre, c’est normal. Niveau bassiste, Pélisson nous a dépanné mais Benoit (NDLR : Benoit VICARINI) est arrivé juste après l’enregistrement du premier. Il est lui aussi musicien pro et pendant un an il n’était plus avec nous pour suivre un cursus musical scolaire. Il est revenu juste après que le livret soit fait mais c’est lui sur l’album.

 

11. Vous sillonner en ce moment les routes de l’hexagone pour défendre et faire connaitre Place Your Bets. Comment cela se passe-t-il et que retirez-vous de ces expériences ?

Concert au Klub hier soir, génial. Et nous avons tourné très récemment avec BATTALION, un groupe génial thrash old-school suisse. Des mecs supers nous nous très bien entendus et le métal est un langage universel. Que du bonheur… Certaines dates sont plus difficiles au niveau des conditions de jeu ou du public mais cela forge aussi le caractère et un groupe comme nous apprend beaucoup de ces expériences. Cela nous fait relativiser et évoluer. Cela fait du bien. Les dix dates d’octobre sont bonnes, parfois difficiles mais l’éclate totale, des instants fabuleux.

 

12. Vu de Saint Etienne, comment voyez-vous la scène métal française ?

Sur car nous habitons un pays latin et la musique rock n’est pas à la mode. Mauvaise image et il est difficile de jouer. Même dans certaines villes comme Saint-Etienne où une belle petite scène existe, on rame, tous. Il manque des strcutures et pourtant les mairies aident parfois. Le métal n’est pas ancré dans les mœurs, il existe un public pourtant mais cela intéresse peu les décideurs.

 

13. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour HOLY CROSS ?

Surtout rester cons et débiles comme maintenant. Ne pas changer d’état d’esprit et s’amuser un maximum. Il faut garder la santé, malgré nos rêves de pseudo-gloire le plus important est l’aventure humaine. Il faut se marrer le plus longtemps possible. La chapitre Place Your Bets va durer encore longtemps et aller sur la route un maximum.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Ecstasy of Gold » d’Ennio Morricone

 

2. Premier album acheté ?

Stiff Upper Lip d’AC/DC. Sinon Back in Black d’AC/DC en vinyle et Defenders of the Faith de JUDAS PRIEST en vinyle aussi. C’était des cadeaux.

 

3. Dernier album acheté ?

Le BATTALION Set the Phantom Afire acheté sur la tourné Sinon le Super Collider de MEGADETH que j’ai beaucoup apprécié.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs Slave Machine ?

Kevin : Donc moi c’est Kevin et je suis le batteur du groupe. Avec moi dans le combo j’ai David, le guitariste, Nico le chanteur et Guile le bassiste. Pour l’historique du groupe, David est moi avons créé SLAVE MACHINE et nous avons commencé à composer en instrumental et nous avons mis presque un an à trouver Nico après la fondation du groupe. Il nous a rejoint il a écrit des parties vocales et enfin Guile qui nous a lui aussi rejoint assez tardivement pour l’enregistrement studio et la suite qui s’écrit en ce moment même comme la promotion…

 

02. Vous avez chacun de l’expérience, que peux-tu nous dire de votre parcours respectif ?

Nous avons tous chacun de notre côté roulé notre bosse et donc accumuler de l’expérience depuis 10-15 ans. Personnellement je suis dans le métal depuis l’âge de 19 ans donc cela va onze ans que je baigne dedans. David même chose, lui et moi avons un peu le même parcours. Nous avons joué dans des petits groupes franciliens sans ambition qui faisaient parfois un peu de scène mais rien d’extraordinaire. Et nous avons tous les deux eus envie d’un truc un peu plus gros, un peu plus pro aussi, mieux organisé avec la liberté de faire ce que nous voulions. Nous avions l’ambition d’aller beaucoup plus loin que de simples live avec nos compositions. Nico et Guile de leur côté ont joué tous les deux au sein de KANDJAR, une formation qui a pas mal tourné et a eu son heure de gloire. Et ensuite pareil, de multiples groupes mais sans l’ambition que nous avons aujourd’hui avec SLAVE MACHINE. Donc quand nous avons contacté Nico il était emballé de ce projet et il a donc appelé son pote Guile pour compléter le line-up. C’est un très petit monde finalement.

 

03. De quand date la composition des premières notes ?

Cela date de juillet 2011. Nous nous étions rencontrés avec David lors d’un de nos précédents groupes et c’est là que nous avons vraiment commencé à composer avec l’ambition de ce qu’allait devenir SLAVE MACHINE. Finalement des divergences d’opinion avec les autres ont précipité notre départ de ce groupe pour monter notre propre projet. Cela a nous a permis de trouver les bonnes personnes pour nous accompagner en faisant une sélection très stricte. Nous voulions également cadré, bordé mieux le projet dès le départ pour partir sur des bases solides.

David et moi nous avions simplement posé sur nos démos la guitare et la batterie. David arrive avec des ébauches de compositions à la guitare avec des parties de batterie de base. Ensuite moi j ‘arrive derrière avec mon expérience côté batterie et nous remanions alors l’ensemble des compositions. On mélange le travail, c’est un processus très participatif chacun pour agir sur le domaine de l’autre. Et là nous n’avions alors aucune idée sur le chant, hurlé, clair, un mix des deux, rien n’était figé. Cela allait également dépendre du chanteur que nous allions trouver, nous cherchions une voix mais sans idée préconçue. Cela allait se passer au feeling, si la personne nous plait humainement, si sa voix nous plait, on y va.

Donc nous sommes tombés sur Nico qui en plus d’être super doué avait la capacité de composer des lignes de chants et des paroles à même de s’adapter à nos trames instrumentales. Là-dessus nous lui avons laissé carte blanche sans trop nous en occuper. Nous lui avons transmis nos maquettes, il les a écoutées jusqu’à ce que quelquechose en sorte et ensuite il a posé sa partie chant dessus. Nous avons un peu remanié certaines structures pour que cela colle mieux à ses lignes d chant et voilà !

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04. N’ayant pas pendant longtemps de chanteur, avez-vous envisager un projet instrumental ?

Non, nous n’avons jamais envisagé un projet instrumental, nous voulions une voix dessus. C’est vrai un peu de frustration pendant un an avec la musique prête mais pas de chanteur. Donc nous avons posé des annonces. Tous les gens qui répondent ne collent alors par forcément au profil recherché. Sans chercher quelquechose de précis, nous recherchions quand même la perle rare, nous avions une vraie idée et nous voulions quelqu’un à même de nous suivre professionnellement sur le projet. Financièrement aussi car cela coûte cher de sortir un album. Il fallait un chanteur qui colle à tous les critères. Donc nous avons fait un peu la fine bouche. Donc frustration oui mais aussi nous avons pu avancer en prenant notre temps sans être trop sous pression. L’idée était d’arrivée à quelquechose de qualité.

 

05. Pourquoi ce nom SLAVE MACHINE ?

Cela part d’une idée d’un thème général. Dans notre société moderne les gens se renferment trop sur eux-mêmes. Il faut y voir un côté cyber, avec les technologies d’aujourd’hui qui coupent un peu les gens de la réalité. Le nom du groupe et cet album traite de cette thématique. Disconnected fait justement référence aux personnes déconnectées de la réalité, un peu trop à fond dans leur vie cybernétique.

 

06. Plus d’un mois après la sortie de ce premier album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Nous sommes très excités à l’idée de montrer ce que nous sommes capables de faire à tout le monde, vois si cela peut plaire au public et savoir si nous avons fait les choses comme il faut afin de rendre cela accessible au plus grand nombre. C’est également un libération car c’est beaucoup de travail, de pression et de stress pour que cela sorte à temps. Donc désormais nous sommes satisfaits heureux du résultat et heureux de n’avoir pas bosser si fort pour rien. Toute cette énergie a abouti à du concret.

Nous avons déjà des bons retours, les personnes qui l’ont écouté nous disent que cela envoie du lourd. Nous avons composé pour le live surtout et donc les premières dates arrivant il existait aussi une interrogation quant au résultat sur scène. Nous avons fait une date la semaine dernière et le public a bien répondu et nous étions contents, le public est resté jusqu’à la fin, les amateurs ont headbangué tout du long… Nous avons aussi reçu des retours de professionnels de la musique qui sont positifs donc tout cela reste très gratifiant.

 

07. Quelles sont vos principales influences ?

Les influences du chanteur Nico sont déjà très présentes à travers sa performance. Il est fan de Corey Taylor (SLIPKNOT) dans les compos et sa façon de chanter. Pour moi et David, on peut citer STRAPPING YOUNG LAD, FEAR FACTORY, DEVIN TOWNSEND et donc ces influences, ces ambiances nous ont nourri pour composer. Pour le côté martial, on trouve une touche de RAMMSTEIN… Bref notre musique est un mélange de tout cela. Le bassiste est plus fan de groupes de neo mais il n’a pas eu vraiment l’occasion de participer au processus de composition étant arrivé assez tard, nous rentrions juste en studio. Mais il participera à la composition du deuxième album et enrichira encore plus notre son avec de nouvelles influences.

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08. Quelle était votre démarche en composant ?

Nous sommes des musiciens mais nous ne voulions pas proposer de la musique justement destinée qu’aux musiciens. Nous voulions pouvoir toucher un large public. Donc nous n’avons pas souhaité accentuer le côté technique avec des rythmiques complexes, des changement de tempo que les profanes ne comprennent pas. Il ne faut pas que le public soit figé pendant nos concerts mais que la musique leur parle directement et les rende dingue. On veut voir des gens headbanguer. Nous avons donc voulu garder une efficacité dans le son, super incisif, efficace et épuré à mort. Il faut que cela sonne bien et que les gens en redemande quand le morceau est fini. Nous pensons avoir réussi à atteindre cet objectif. Nous adorons MESHUGGAH mais c’est beaucoup plus complexe à suivre qu’un bon FEAR FACTORY.

 

09. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Disconnected ?

Nous nous sommes beaucoup préparé, gros travail pour apprendre les morceaux et savoir les jouer de façon nickel en studio, c’est un minimum. Nous n’étions pas ultra stressés, nous y sommes allés détendus, un peu à la cool. Nous faisons du métal, c’est rock n’roll et nous sommes là pour nous amuser aussi. Le courant passait bien au Dome studio avec les frères Potvin à Angers.

L’ambiance était cool. Nous avons commencé par les parties de batterie avant d’enchaîner. Nous nous sommes laissés des plages de liberté pour remanier certains titres. Cela pouvait ne pas bien sonner après l’enregistrement, un truc pouvait gêner donc des choses ont été remodeler. Nos maquettes étaient déjà très abouties à la base et donc seulement des détails ont été modifiés et revus en studio. En tout, l’enregistrement a dû durer vingt-trois jours je crois.

Beaucoup d’essais ont été fait avant le studio. David a essayé plusieurs têtes d’ampli pour voir lequel convenait le mieux à notre son, de mon côté j’avais renouvelé mes peaux… Grâce aux conseils de David Potvin en studio, nous avons pu obtenir un meilleur son, un impact plus fort de nos chansons une fois gravées sur disque. Nous avons reçu beaucoup de conseils pour aller dans la bonne direction, nous savions où nous voulions aller et nous avons su communiquer notre idée à David Potvin.

 

10. Vous vendez votre album au prix modique de sept euros, il est entièrement écoutable Spotify en écoute libre. Pourquoi et est-ce cela l’avenir du musique business ?

A la base nous sommes un groupe qui sort de nulle part, totalement inconnu. Même si nous avons mis en place un plan promo sur la table, l’idée c’est d’avoir de la visibilité, de nous faire connaître. Pour avoir du concret il faut que les gens puissent facilement écouter notre musique et espérer qu’ils aiment. Donc c’est normal de mettre l’album sur Google Play et Spotify, beaucoup de groupes y sont maintenant. Donc ils découvrent l’album et peuvent l’acheter pas cher. Notre démarche c’est de proposer un album de qualité encore une fois très accessible même à l’achat. Donc nous allons petit à petit nous faire connaitre et à sept euros, les gens peuvent se faire plaisir et même l’offrir autour d’eux. Le prix a été réfléchi pour que cela ne soit pas trop bas pour dévaloriser le disque. A trois euros tu peux te dire que le son est forcément merdique… Et donc pas trop cher pour conserver cette attractivité. C’est un choix commercial et de promotion.

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11. L’artwork est simple mais le livret est beau, super chiadé. Comment avez-vous bosser avec l’artiste ?

Le personnage qui apparait sur le disque lui-même illustre le concept du groupe et de l’album. Le fait que le pochette soit simple, blanche était une volonté de notre part de proposer quelquechose de très pur, aseptisé sans fioritures. C’est futuriste et représente pas notre musique. L’idée était d’avoir un beau produit jusqu’au bout pour rendre hommage aussi au boulot réalisé sur les compositions et la production sonore de l’album. Pour cela nous sommes allés voir Dose Production qui a réalisé l’artwork. En particulier Sam Hayles, l’artiste en question.

Nous avons beaucoup cherché et nous avons aimé son travail pour les autres groupes. Beau background. Il a collé au projet. On lui a laissé carte blanche et les premiers jets étaient assez éloigné de nos attentes donc nous avons recadrer et préciser ce que nous voulions après un brainstorming dans le groupe. Au départ le perso du cd devait être sur la pochette mais cela devenait chargé à notre goût. Donc au lieu de le perdre nous l’avons mis sur le cd lui-même. Quand on ouvre l’album notre univers apparait et c’est cool !

 

12. Vous avez partagez la scène du Warmup Fest de Vernouillet avec des groupes divers de NAPALM DEATH à ZUUL FX. Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences ?

On a pas joué le même jour que NAPALM DEATH et BENIGHTED donc dommage pour nous car nous aurions bien aimé les rencontrer. Mais ce festival est très sympa, une belle organisation, nous avons été super bien accueillis. La salle est belle, la scène est grande. Maintenant ce qui pèche c’est la communication, la promotion autour de cet événement même localement. Donc il y avait finalement peu de monde et c’est dommage vu l’affiche. Ils se donnent beaucoup de mal. En tant que groupe bonne expérience mais il manquait du public. Déjà que les gens ont du mal à se bouger…

 

13. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour Slave Machine ?

On se projette déjà plus loin, des bribes de morceaux existent et on travaille dessus. On va avoir une vraie identité sonore sur le second LP, nous voulons un son plus personnel moins influencé. Avec également plus de compositions, une dizaine, le tout pour début 2015. Un cycle de deux ans c’est bien et avec l’expérience de premier disque, nous irons plus vite, nous serons quoi faire et ne pas refaire les mêmes erreurs. Et puis le line-up est complet avant le début. Niveau concerts, des négociations existent en France et ailleurs, nous sommes ouverts à toute proposition.

 

14.Vu des Yvelines, comment voyez-vous la scène métal française ?

Aujourd’hui il existe beaucoup, énormément de groupes. Et grâce aux réseaux sociaux, tous peuvent plus ou moins se faire connaître. Maintenant en s’en donnant les moyens, on peut émerger et ne pas être noyé dans la masse. Ce que nous faisons en promotion, il faut savoir contacter les bonnes personnes. Le plus important c’est la qualité de la musique, savoir ce que tu peux offrir aux gens. On rame autant en Ile de France que dans le reste du pays. Oui il existe beaucoup plus de salles potentiellement mais le nombre de groupes est lui aussi beaucoup plus élevé. Chacun tente de creuser son trou. Difficile d’émerger en tant que nouveau groupe.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Deliverance » d’OPETH

 

2. Premier album acheté ?

Oceanborn de NIGHTWISH, c’était ma période mélodique ah ah

 

3. Dernier album acheté ?

Le dernier FLESHGOD APOCALYPSE (Labyrinth), il tue !

 

4. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Quand mon chat ronronne ou l’orgasme de ma femme…

 

5. Quel son ou bruit détestez-vous ?

L’alarme de mon boulot quand j’arrive super tôt. Cela me vrille les oreilles.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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Chronique de l'album ici

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