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oshy_08122013_silen_forcSept années d’absence ou l’équivalent d’une éternité dans le petit monde du heavy métal ou plus de dix milles albums sortent chaque années dans notre genre favori seulement. Alors vous pensez bien que depuis le temps, tout le monde avait oublié SILENT FORCE, le groupe d’ Alex Beyrodt et DC Cooper. Surtout que le premier n’a pas chômé avec les projets que ce soit VOODOO CIRCLE ou encore PIRMAL FEAR et que le second a rejoint à nouveau les rangs de ROYAL HUNT. C’est donc presque une surprise de voir arriver ce nouvel opus, le quatrième, au titre symbolique, Rising From Ashes. Par contre exit le chanteur américain qui était à priori un peu trop gourmand au niveau financier pour ses anciens camarades. Pas grave, voici donc Michael Bormann (ex-HIGH VOLTAGE, ex-JADED HEART) devant le micro. Et ce n’est pas le seul petit nouveau puisque Mat Sinner à la basse et Alessandro Del Vecchio (EDGE OF FOREVER, ex-EDEN’S CURSE) aux claviers ont également intégré les rangs.

Mais je vous rassure, pas grand-chose n’a changé, Beyrodt & co continuent de proposer un métal très mélodique et facilement accessible. Il s’amuse entre ses différents projets. Si cela sonne puissant et rapide c’est pour SILENT FORCE, si cela sonne plus hard rock classique c’est pour VOODOO CIRCLE. Avec son intégration dans PRIMAL FEAR choix va devenir cornélien… Le guitariste allemand est sans aucun doute doué pour pondre de sacrés riffs, avec une grosse technique et un bon feeling. Les mélodies et les refrains se veulent accrocheuses même si pas très originales. Moins doué que COOPER, Bormann s’en sort quand même très bien dans un registre qu’il connait par cœur. Cela joue plutôt vite et les touches néo-classiques ici et là apportent un plus indéniable. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter « Circle of Trust », le premier single et clip vidéo extrait de Rising From Ashes. Ajoutez à cela les claviers de Del Vecchio et vous obtenez un petit goût proche de ce que faisait le groupe MAJESTIC à l’époque de la période de gloire de ce métal néo-classique technique et mélodique. Le son est bon grâce au travail de mixage et de mastering assuré par Achim Köhler (PRIMAL FEAR, AVANTASIA, BRAINSTORM).

A force de faire des chroniques, j’en arrive à ne plus savoir si c’est bien ou mal pour un groupe de nous ressortir encore et encore le même album avec uniquement des variations sur le même schéma. C’est bien le cas ici et de dizaines d’autres albums sortis cette année. Pour l’instant ma philosophie reste de regarder si le travail a été bien fait, avec un certaine talent et avec son lot de compositions attractives et plaisantes. Rising From Ashes répond à ce critère et apporte son lot de titres agréables comme « Caught In Their Wicked Game » ou « Born To Be A Fighter ». C’est déjà ça…

Oshyrya (07/10)

 

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AFM Records / 2013

Tracklist (44:49 mn) 01. Caught In Their Wicked Game 02. There Ain’t No Justice 03. Circle pf Trust 04. Living To Die 05. Before You Run 06. You Gotta Kick It 07. Turn Me Loose 08. Born To Be A Fighter 09. Anytime Anywhere 10. Kiss Of Death

Crystal Viper – Possession

oshy_08122013_cryst_vipeLes polonais de CRYSTAL VIPER continue de mener tambour battant leur carrière et les revoici déjà armés d’un nouvel album à peine un et demi après Crimen Excepta (chronique ici). Je ne vais pas vous mentir, je n’ai jamais été un grand fan de la musique du groupe. Ils ont bien des qualités mais tournent joyeusement en rond depuis un certain temps dans une veine déjà labourées par des myriades d’autres groupes. Dans ces conditions difficile de se singulariser et un disque de CRYSTAL VIPER ressemble comme deux gouttes d’eau à un à un autre disque de CRYSTAL VIPER. Une fois ces lapalissades posées voyons ce que nous réserve le cru 2013.

Nouvel album et donc nouveau concept après le « plan » occulte et sombre de Crimen Excepta. Cette fois-ci les polonais nous narrent l’histoire de Julia avec moults retournements et rebondissements. La chanteuse, fondatrice, compositrice et guitariste Marta Gabriel continue de présider les débats et à déchainer sa fougue sur l’auditeur. La biographie accompagnant Possession affirme que CRYSTAL VIPER a décidé de travers les frontières du heavy métal traditionnel pour mettre l’accent à la fois sur les titres rapides mélodiques et sur les chansons sombres et épiques. Oui pourquoi pas même si les évolutions avec les quatre précédents albums ne m’a pas sauté aux oreilles. Ils continuent à évoluer dans une veine archi connue, celle des IRON MAIDEN, JUDAS PRIEST avec peut-être depuis l’essai occulte de 2012 une pointe de CANDLEMASS et de BATHORY. En tout cas dans une version plus propre et gentille que les originaux.

Bref la recette ne varie pas : les polonais veulent des hymnes guerriers à coup de gros riffs, de rythmiques rapides et de voix râpeuses et même hargneuse made in Marta Gabriel. Signalons pour la première fois deux invités: Harry Conklin (JAG PANZER) qui donne un coup de main derrière le micro sur « Fight Evil with Evil » et de même chose pour Sataniac,(DESASTER) sur « Julia is Possessed ». Des seconds couteaux quand même, avec tout le respect que nous leur devons.

Je serais presque tenté de dire : un coup pour rien pour CRYSTAL VIPER avec ce Possession. Les polonais livrent la marchandise attendue, ni plus ni moins. Ils peinent quand même franchement à se renouveler et même si certaines chansons passent bien, avec quelques refrains efficaces, un désagréable sentiment de déjà entendu persiste malgré tout.

Oshyrya (06/10)

 

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AFM Records / 2013

Tracklist (45:09 mn) 01. Zeta Reticuli 02. Voices In My Head 03. Julia Is Possessed 04. Fight Evil With Evil 05. Mark Of The Horned One 06. Why Can't You Listen ? 07. You Will Die You Will Burn 08. We Are Many 09. Prophet Of The End 10. Thundersteel (RIOT cover)

oshy_08122013_DragonhamAlors voyons cette nouvelle énigme… Si j’avais su que je devais me taper Fort Boyard et les histoires du Père Fourasse en intégrant la rédaction de Métal Chroniques, j’aurais réfléchis à deux fois. Patate est encore en train de fouiller parmi les araignées et autre serpents pour trouver la clé et il aime ça. Hamster quant à lui vomit tripes et boyaux avant de faire son saut à l’élastique dans le vide dans le Fort. Bref revenons à nos indices: dragon, hammer, Italie et donc… facile ! La réponse est métal sauce power, speed et progressif. C’est bon ouf, je suis Passe-partout vers la salle d’écoute pour vérifier la véracité de ma réponse. Je dois avouer une certaine curiosité, neuf ans depuis le dernier album, Time for Expiation, bien de l’eau a coulé sous les ponts.

Et la confirmation ne se fait pas attendre. The X Experiment commence par une petite intro pour nous mettre dans l’ambiance. Les transalpins ont développé un album concept présentant un futur pas très glorieux, post-apocalyptique où le chaos règne dans le monde entier. Ici point de dragons, sorciers, princesses retenues prisonnières et valeureux chevaliers mais côté musique c’est tout comme. Dans la bonne tradition italienne, DRAGONHAMMER évolue dans une veine speed/symphonique très traditionnelle avec tous les gimmicks attendus. L’ombre des VISION DIVINE, SKYLARK et LABYRINTH n’est pas loin. De nombreux invités sont d’ailleurs venus donner un coup de main à Gae Amodio et Max Aguzzi les deux capitaines de ce navire. Citons le guitar-hero Francesco Fareri (JEFF LOOMIS, VIRTUAL MIND), Roberto Tiranti (LABYRINTH, A.P.D.), Titta Tani (ASHENT, ex-DGM) et David Folchitto (STORMLORD). Ce dernier a enregistré toutes les parties de batterie de l’album. Gavée de riffs de guitares et de claviers, la musique de DRAGONHAMMER est très classique et fera plaisir aux amateurs de douceurs italiennes, comme votre serviteur. Pas originales pour un sou c’est vrai mais The X Experiment est un album efficace et bien foutu dans l’ensemble. La production de l’album est dans la moyenne mais sans grand relief. Certaines maladresses comme des chœurs dispensables (« Seek in the Ice ») auraient pu être évité de la part d’un groupe qui existe depuis 1999 même s’ils n’ont sorti que trois albums en quatorze ans.

J’ai aimé et je continue d’apprécier tous ces groupes italiens des labels Elevate Records, et Underground Symphony entre autres. Je les aime malgré les productions souvent médiocres. Avec nostalgie DRAGONHAMMER me rappelle cette belle époque avec en plus de gros progrès au niveau du son. The X Experiment fera plaisir aux aficionados du speed métal épique et symphonique de la botte et rires les autres. Oui comme le Fort Boyard de ces dernières années…

Oshyrya (6,5/10)

 

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My Kingdom Music / 2013

Tracklist (44:37 mn) 01. It’s Beginning 02. The End Of The World 03. Seek In The Ice 04. The X Experiment 05. Escape 06. My Destiny 07. The Others 08. Follow Your Star 09. Last Solution