En trois albums, ALMAH a réussi à se positionner comme une valeur sûre de la scène métal power/mélodique brésilienne. Alors qu’ANGRA, son ancien groupe, continue à louvoyer sans que l’on en sache trop de quoi sera fait son avenir, Edu Falaschi continue son petit bout de chemin avec son propre groupe. Depuis mai 2012 et l’annonce de son départ, le talentueux chanteur se concentre quasi-exclusivement à ce projet avec un line-up très renouvelé. Almah, Fragile Equality (2008) et Motion (2011) avait montré une belle progression et les brésiliens sont attendus au tournant avec ce quatrième album, Unfold publié chez Scarlet Records en Europe.
On pourrait croire, ne serait-ce qu’à travers la voix de Falaschi, que l’ombre d’ANGRA pèse lourdement sur la musique d’ALMAH. Et pourtant ce n’est pas vraiment le cas tant ALMAH a choisi une autre voie. Unfold présente des chansons plus simples et plus directes. Les musiciens présents ici sont tout sauf des manchots mais on ne trouve pas la maestria et la patte mélodique si spécifique d’ANGRA. La musique d’ALMAH est loin d’être désagréable, plus foncièrement accessible et à même de plaire à un large public. Une petite touche progressive se fait jour ici et là et cela apporte une belle fraicheur à ces chansons.
Comme toujours l’écrasante responsabilité de donner un souffle et une âme à ces chansons repose sur Falaschi. Et le chanteur est très en voix depuis que le fardeau ANGRA a quitté ses épaules. Parfois assez proche d’un Jorn Lande, le brésilien fait ici étalage de toute sa classe. Il varie les registres avec bonheur, d’un classique « In My Sleep », il passe vers un « The Hostage » plus lourd et moderne ou encore un « Warm Wind » tout en douceur et subtilité. Unfold a été enregistré à São Paulo au Brésil et le mixage & mastering ont été realisés par Damien Rainaud au Darth Mader Music de Los Angeles en Californie.
Joyeux pot-pourri power/mélodique métal, chacun pourra trouver de quoi se faire plaisir avec ce nouvel album d’ALMAH. Pas révolutionnaire, juste bien fait avec intelligence et feeling. Falaschi et ses amis font preuve de sagesse et s’appuient sur de solides acquis pour avancer.
Oshyrya (07/10)
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Scarlet Records / 2013
Tracklist (64:35 mn) : 01. In My Sleep 02. Beware The Stroke 03. The Hostage 04. Warm Wind 05. Raise The Sun 06. Cannibals In Suits 07. Wings of Revolution 08. Believer 09. I Do 10. You Gotta Stand 11. Treasure of The Gods 12. Farewell
Mesdames et Messieurs, venez, venez, approchez-vous pour découvrir cette offre exceptionnelle, du jamais vu jusqu’à présent ! Nous avons ici un superbe Motion Control signé Edward Box et ce n’est pas UN, mais DEUX albums pour le prix d’UN SEUL ! Le tout dans un superbe format digital, profitez-en dès maintenant, il n’y en aura pas pour tout le monde et la durée de cette offre est extrêmement limitée !
Pour ceux dont votre serviteur qui ne saurait pas qui est Edward Box, rappelons que ce monsieur est un guitariste britannique, (un peu connu) pour exercer au sein des du groupe de métal sace classique VENDETTA. Trois albums à son actif avec ses camarades (Tyranny Of Minority, Heretic Nation et World Under Fire) mais également une carrier solo forte de deux disques: Plectrumhead en 2002 et Moonfudge en 2005. En cette fin d’année 2013, le label Lion Music nous invite à redécouvrir ce travail solo à travers ce Motion Control regroupant ces deux disques. Que les fans se rassurent, il ne s’agit pas que d’un vulgaire recompilation car Edward Box a mis la main à la pâte. Il retravaillé sur les masters d’origines de ses albums et apporté des améliorations là où cela lui a semblé nécessaire. Le son en général est bien meilleur, les guitares rythmiques ont été retravaillées ainsi que quelques breaks. Pas de révolution mais une évolution vers l‘excellence. Edward Box ne manque pas de talent et on fait à nouveau la preuve ici. Autant VENDETTA est franchement moyen, autant ce Motion Control passe assez naturellement. Très varié, technique bien sûr, ce disque offre de vrais bon moments. Honnêtement il faut aimer les instrumentaux mais la majorité des compositions se suffisent à elle-même entre rock burné à et ballades mélodiques. Dans son jeu, le britannique affirme être influencé par Michael Schenker, George Lynch, Eddie Van Halen, Joe Satriani. On le croit sur parole, la barre est placé assez haut vu le CV de ces messieurs.
Edward Box donne des cours de guitares aux « wannabe-guitar hero » et Motion Control s’avère être une belle carte de visite de son savoir-faire. Je préfèrerais qu’il excelle avec son groupe VENDETTA, mais on ne peut pas tout avoir.
Oshyrya (6,5/10)
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Lion Music / 2013
Tracklist (79:19 mn) 01. Plectrumhead 02. Closer 03. Blue Skies Above 04. Stratosphere 05. 130R 06. Frequencies 07. Reflections 08. Five Knuckle Shuffle 09. Assegai 10. So Glad 11. Requiem 12. Bone Cutter 13. Jack In The Box 14. Welcome To The Grindhouse 15. Axis Of Evil 16. Hour Glass 17. Trailblazer 18. Downstream 19. Pasadena 20. Reverse The Polarity 21. Big Screen Love Theme
A lire la biographie fournie par le label qui accompagne cet album, une fée s’est penchée sur le berceau des italiens de CRY EXCESS. Né en 2011, ce groupe semble brûler les étapes à vitesse grand V. Cette image est peut-être biaisée mais il semble que les turinois, sans avoir d’album sous le bras ni de véritable répertoire, aient déjà réussis à multiplié les tournées, en Grande-Bretagne et en Europe centrale en première partie d’artistes reconnus comme Tarja Turunen. Tant mieux pour eux mais maintenant il faut faire ses preuves sur disque.
Première remarque, l’album est court, moins de quarante minutes de nos jours, cela surprend toujours et pas vraiment en bien. Enfin si la musique est bonne… Et de ce côté-là il y a également beaucoup à redire. Le rock/métal proposé semble être bien brouillon. Avec des chansons calibrées autour des trois minutes l’auditeur pourrait s’attendre à des chansons très homogènes, léchées et compactes. Hors CRY EXCESS va dans tous les sens et surtout applique des recettes déjà bien trop utilisées. Les transalpins labourent des champs déjà retournés dans tous les sens. A la croisée des chemins, entre Deathcore, Métal et Cross-over, CRY EXCESS lance l’offensive dès les premières secondes et l’agression ne connaitra pas de temps mort à l’exception de deux titres plus mid-tempo, « . Autumn Ain’t Gonna Last Forever » et « We Are All Broken, Baby ». Les influences de cadors comme AVENGED SEVENFOLD, DOPE ou encore PAPA ROACH sont assez marquées sans être vraiment canalisées. Les frères Jaxon surtout et Andrew Vex, parfois, s’égosillent avec ferveur dans le micro, alternant entre hurlements, beaucoup, et chant clair, un peu. Certaines montées dans les aigus sonnent vraiment de façon ridicules (« The Middle Children Of History ») et démontre le manque d’expérience et la maladresse des italiens.
The Deceit marque les premiers pas discographique du jeune groupe italien CRY EXCESS. Encore très tendres et peu expérimentés, les transalpins peinent à trouver un style propre et ils s’essoufflent rapidement. Pas très enthousiasmant tout cela.
Oshyrya (05/10)
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This is Core Records / 2013
Tracklist (36:16 mn) 01. Welcome To This Hell Hole 02. The Middle Children Of History 03. Lion vs Hyenas 04. The Worst Of Intentions 05. Call Me When Your Words Will Become Facts 06. Autumn Ain’t Gonna Last Forever 07. Turn Your Brain On Before Opening Your Mouth 08. Bloodbath 09. What Lies Beneath Your Feet 10. We Are All Broken, Baby