Voici SAWTHIS, la énième sensation du thrash metal moderne (dixit le label hein…). Les italiens n’en sont pas à leur coup d’essai puisque Youniverse est leur troisième album après Fusion et Egod. D’abord chez Scarlet Records pour leur précédent opus, les voici dans la filiale de la précédente et écurie de division inférieure Bakerteam Records. Preuve peut-être que tout n’est pas rose quoiqu’en dise le dossier promo. Pourtant les transalpins possède une belle carte de viusite scénique en ayant écumé les scènes avec DESTRUCTION, LACUNA COIL, ENTOMBED, VADER ou plus récemment avec SEPULTURA lors du Kairos Tour européen.
A l’écoute de ce nouvel album, on se dit que SAWTHIS a beaucoup appris au contact des brésiliens. Ils ont mis les petits plats dans les grands pour proposer onze chansons rentre-dedans et sans concession. Les italiens attaquent pied au plancher à coup de riffs tranchants et saccadés, la batterie bombarde sévère et Alessandro Falà ne s’économise pas derrière son micro. Les harmonies sont nombreuses et les refrains parfois en chant clair évoquent souvent la scène death mélodique suédoise. La dimension thrash n’est pas non plus oubliée avec des guitares véritablement maitresses des débats, une musique rapide et violente et une double grosse caisses omniprésente. Ici pas de fioritures ou de claviers, SAWTHIS veut frapper les esprits au sens propre et au sens figuré. La débauche de violence et d’agressivité sont palpables. Malheureusement les italiens donnent l’impression de tourner en rond et le filon finit par s’épuiser assez rapidement. Le concept développé par le groupe autour des multiples désordres de la personnalité est intéressant mais il tombe un peu à plat à mesure que progresse cet album. La contribution de Rob Cavestany (DEATH ANGEL) sur le titre « The Disturbed » est un vrai plus mais cela ne suffit pas à compenser la lassitude qui s’installe progressivement à l’écoute de Youniverse.
Je n’aurais pas la prétention de porter un jugement définitif sur le travail de SAWTHIS. Malgré une belle énergie affichée et un vrai savoir-faire, cet album peine à convaincre une fois la première salve passée. Il devient éprouvant d’à nouveau tendre la joue après trois ou quatre chansons. Je ne suis pas à ce point maso.
Oshyrya (06/10)
Site Officiel
FaceBook Officiel
Bakerteam Records / 2013
Tracklist (39:53 mn) 01. The Logical Colors 02. The Waking Up 03. The Voice Falls On Me 04. The Disturbed 05. The Crowded Room 06. The Indeleble 07. The Impure Soul 08. The Spotlight 09. The Mad 10. The Switch 11. The Walking
Je me suis très récemment trouvé devant le guitariste de PAPERBACK FREUD pour une interview et il ne m’a pas semblé extrêmement enthousiaste. Il ne s’agit là peut-être que d’une vue de mon esprit, il pouvait être également fatigué après une longue journée de promo (et douze bières) ou enfin mes questions lui ont-elles semblées franchement pourries. Mais ce dimanche après-midi je le comprend car moi non plus cet album de ne m’a pas beaucoup emballé.
PAPERBACK FREUD est né en 2002 en Suède et a depuis donné un nombre incalculable de concerts dans tous les clubs de son pays natal ainsi qu’en Europe et en Russie. Ils semblent que les scandinaves fonctionnent pas cycle de trois ans. Avant ce nouvel opus, ils comptaient déjà deux albums à leur actif avec Roller en 2006 puis All in a Day’s Work en 2009. Ce disque a été composé dans le propre studio du groupe dans le centre de Stockholm sous la houlette de leur partenaire de toujours Jo E.
PAPERBACK FREUD continue avec acharnement à proposer régulièrement de nouvelles compositions dans une veine hard-rock classique avec moult riffs et refrains attrayants. Disons qu’il s’agit de l’objectif sur le papier car à l’écoute de Hard Rock City, nous restons dans l’ensemble sur notre faim. Les suédois ont été sérieux et appliqués, faisant attention de bien ajouter tous les ingrédients constitutif du style précité mais la mayonnaise ne prend pas. La guitare impose son rythme, la basse groove à souhait et Jake au chant fait de son mieux mais les compositions manquent d’attrait et d’accroche pour vraiment convaincre. Il y a de quoi prendre quelques minutes de bon temps à l’écoute d’un « Hard Rock City » ou encore d’un « The Boy Is Bleeding Out » bien enlevés mais c’est l’arbre qui cache l’absence de forêt. Dans le genre, STICKY BOYS ou THE ANSWER pour parler de sorties récentes imposent bien plus le respect. Et puis le gros défaut de Hard Rock City réside dans son manque de relief. Les titres s’enchainent sans laisser beaucoup de traces dans l’esprit de l’auditeur et l’ennui vient rapidement poindre le bout du nez. Dans un bar enfumé avec une bière à la main en musique de fond, PAPERBACK FREUD ferait des merveilles mais pas plus.
Il faut reconnaître le travail accompli et la maîtrise des suédois. Le genre dans lequel il évolue possède tellement de grands groupes, de formations mythiques qu’il est extrêmement ardu de s’y faire une place et de s’imposer. Tous les échos que j’ai pu avoir confirment la qualité des prestations sur scène de PAPERBACK FREUD. Dans ce contexte-là, Hard Rock City prendra peut-être toute son ampleur. A confirmer donc.
Oshyrya (5,5/10)
Site Officiel
FaceBook Officiel
Longfellow Deeds Records – Replica Promotion / 2012
Tracklist (48:12 mn) 01. Hard Rock City 02. Shakin’ 03. Soul Eaters 04. The Boy Is Bleeding Out 05. Writings On The Wall 06. This Ain’t No Discotheque 07. Too Drunk (To Tell) 08. The Street 09. The Wild Ones 10. Bully Killer 11. Rock And Roll Star
KING’S CALL est un groupe de hard rock/métal mélodique base en Allemagne mais don’t le line-up s’avère être très international. Le capitaine du navire est sans contexte Alex Garoufaldis mais il a su s’entourer d’une belle équipe pour mener à bien son projet. Nous citerons en particulier Mike Freeland derrière le micro. Ce dernier est connu dans le milieu pour avoir évolué au sein des cultes PRAYING MANTIS. Ajoutons à cela un producteur de renom en la personne de Chris Tsangarides (JUDAS PRIEST, ANVIL…). Après un premier album, Destiny, sorti en octobre 2011, les voici de retour avec un nouvel opus, Lion´s Den.
Nous n’allons faire longtemps durer le suspense, malgré de bonnes intentions la musique proposée ici est d’un classicisme absolu et nos amis ne sont pas vraiment foulés pour apporter une peu de nouveauté et de fraicheur avec ces douze nouvelles compositions. Bien sûr le travail est bien fait, vous trouverez assez d’expérience cumulée pour offrir des chansons soignées mais il s’avère difficile de ne pas s’ennuyer au bout d’une dizaine de minutes. Les riffs et les mélodies ne sont pas assez accrocheurs pour susciter l’enthousiasme et l’envie d’y revenir fait cruellement défaut. Pour ne pas dresser un tableau trop noir, nous citerons « Dig It », « Avalon Rising » ou un « Holy Ground » assez couillu qui relève un peu le niveau. Mike Freeland assure une bonne prestation mais le manque d’intérêt des compositions lui coupent un peu les ailes.
Vous aurez compris notre déception face à ce Lion’s Den. Le manque d’intérêt de cet album est flagrant et ne pourra contenter qu’un noyau très réduit de fans de hard-rock traditionnel en attendant le prochaine album d’un SAXON par exemple. Bof…
Oshyrya (05/10)
Site Officiel
Mausoleum Records – Rock n’Growl / 2013
Tracklist (51:12 mn) 01. Mother Nature 02. Riding The Storm 03. Dig It 04. Shy Love 05. Is This The Life 06. Avalon 07. Red Lights 08. Get Up 09. Holy Ground 10. Avalon Bonus Tracks 11. Waiting For You 12. Love Will Find A way