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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs CASTLEWAY ?

A la base, CastleWay était un projet monté par un groupe de 3-4 amis il y 6 ans et demi de cela, nous étions un batteur, un guitariste, un chanteur et un flûtiste. Après plusieurs sessions de jam on a commencé à structurer des titres et s'orienter dans un style parfois heavy, parfois folk, parfois plus brutal en complétant avec le temps le groupe d'une seconde guitare et d'une basse. La formation musicale à un peu évoluer mais le style est resté le même, le violon a remplacé la flûte. Actuellement on continue à jongler là au milieu avec des titres qui ne se ressemblent pas toujours entre eux. C'est là sans aucun doute l'influence des différents membres du groupe et de leurs gouts parfois très dissemblables.

 

02. Comment vous sentez-vous quelques mois après la sortie de Tales from the Old Times, quels sentiments dominent et quelle était votre démarche ?

Sur la fin, nous étions très stressés car nous avions pris du retard et craignions que la sortie de l'album soit repoussée (une fois encore).Nous avons donc tous mis les bouchées doubles voire triples! Une fois la galette entre les mains le soulagement était tel que nous nous sommes accordé un peu de repos et avons lâché pas mal de lest. A présent on se remet au travail plus sérieusement, on cherche des concerts, on postule aux divers tremplins des festivals européens et on compose pour le prochain album. Nous sommes tous très contents de cet album, l’esprit du groupe ressort bien, et l’album a été bien accueilli du public !

 

03. Pourquoi ce choix de thématiques liées aux vikings ?

C'est ce qui nous a réuni dès le départ, un attrait certain pour la culture qu'elle soit celtique, médiéval ou viking. Le thème viking est très présent surtout dans les paroles, plus orienté du côté mythes, légendes et saga que du côté historique, ça laisse plus de marge de manœuvre et de libres interprétations.

 

04. Les membres de CASTLEWAY semblent beaucoup s’amuser à travers le groupe. S’agit-il d’un projet sérieux ou d’un simple hobby entre amis ?

Dès le départ un des éléments sur lequel on était tous d'accord était de "ne jamais se prendre la tête!". Depuis on s'est inévitablement pris la tête quelque fois mais on a gardé entre nous notre esprit déconne et cela se ressent également lors des concerts, en lisant la biographie ou simplement la pochette de l’album. On ne se déguise pas en fier guerriers arborant une cotte maille grimé de maquillage de guerre mais plutôt en troupe de pouilleux va-nu-pieds crottés de boue. Mais le projet est très sérieux pour nous, et la sortie de l'album a cristallisé notre cohésion et nos intentions !

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05. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Tales from the Old Times ?

Haha! No comment! Heu… Comment le décrire? Ce fut long et fastidieux! Disons que nous avons eu la chance de faire ça à très moindre frais puisque notre ingé son avait à sa disposition énormément de très bon matériel, donc de ce côté-là, tout a été comme sur des roulettes. C'est quand il a fallu coordonner les différents agendas des différents membres, ça a commencé à bloquer : entre le départ à l'armée du chanteur pour 4 mois (l'armée étant obligatoire en Suisse), le départ du guitariste rythmique etc… les sessions d'enregistrement se sont étalées sur plusieurs mois, et lorsque on réécoutait ce qui avait été enregistré il y a 5-6 mois, forcements on s'est dit "on peut faire mieux, la voix ici n'est pas top, le violon là est à refaire, la guitare ici manque de punch etc…" du coup on a presque tout réenregistré… De plus notre ingé son, ayant un travail à côté, n'avait pas tout le temps nécessaire à disposition. Donc ça a trainé, à tous les niveaux. Mais maintenant l'album est là et on en est tous très fiers !

 

06. Quelles sont vos principales influences ?

Vaste question! Chacun à les siennes. Nous avons tous des centres d’intérêt musicaux différents, et cela se ressent lorsque tu écoutes les morceaux. Cependant, l’influence principale reste évidements le Folk et le pagan. C’est d’ailleurs ce qui nous a réuni en 2007 pour notre première jam. Pour les paroles l'Edda et autres saga viking sont de bonnes sources d’idées.

 

07. La balance commerciale suisse se porte bien aux dernières nouvelles. Quelle est la contribution de la Saucibière ?

Peux-tu rappeler de quoi il s’agit ? Oui la Suisse se porte bien, à titre d'exemple le taux de chômage au sein du groupe est de 0%, de quoi faire pâlir d'envie n'importe quel pays de la zone Euro! On ne sait pas trop quel est l'influence de la Saucibière là-dedans mais probablement que ce breuvage mystérieux contribue à la bonne ambiance de nos concerts. Le public apprécie toujours lorsqu'on en vient à ouvrir une bouteille pour la partager avec tous les courageux (assoiffés?) qui en veulent! La recette est tenue secrète et sera notre héritage.

 

08. Un mot sur votre concert à du concert à Marseille (août 2012) ? Pourquoi ? Comment ?

C'est un autre groupe, ami à nous (FAKE MESSIAH) qui organisait ce concert et qui nous a proposé de les accompagner. C'était notre tout premier concert à l'étranger! L'expérience en soi était vraiment super et nous a énormément rapproché les uns des autres, une complicité nouvelle était née! Le concert en soit était une petite déception, dans le sens ou la salle était presque vide, probablement que en août les Marseillais préfèrent trainer sur une terrasse à boire du pastis plutôt que d'aller suer à grosse goutte dans une salle de concert surchauffée par l'abondance des projecteurs. Mais le peu de monde qu'il y avait était sur-motivé et ça fait toujours plus plaisir de voir 10 pelés surexcités que 250 larves qui te regardent les yeux vides.

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09.Comment vois-tu la scène métal helvétique ?

Il y a abondance de groupes, comme partout je pense, des bons, des moins bons, des sympas… Le courant passe généralement bien et entre groupes, nous nous aidons tous. Que ton groupes soit germanophone, italophone ou francophone n’as pas d’importance, on trouve toujours un moyen de se comprendre et de partager nos idées et projets. La scène métal helvétique est très soudée. Le public suisse est un public également très fier des produits du terroir ! Nous recevons beaucoup d’encouragements.

 

10. Quels sont vos espoirs et tes attentes pour CASTLEWAY à court/moyen terme ?

Nous allons tenter nos chances dans beaucoup de festivals européens pour 2014, nous espérons vraiment jouer un max de concerts, car c’est là que tout vibre et que la magie opère. C’est aussi en live que tu découvres le mieux CastleWay. Nous commençons également à composer pour notre prochain Album. On en a déjà terminé quelque unes que nous présentons d’ores et déjà à notre publique sur scène.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

C’est dur, nous sommes 6 (7 avec notre ingé son). Mais voici un morceau qui nous fais tous chanter à tue-tête : « Ghost rider in the Sky » de Johnny Cash.

 

02. Premier album acheté?

…Love, Peace & Happiness: The Original Yoshi's Story Soundtrack

 

03. Dernier album acheté ?

Le dernier Justin Bieber, dédicacé. J’adore cette femme.

 

04. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Le bruit du moteur de la carriole du bûcheron, au départ pour un concert !

 

05. Quel son ou bruit détestez-vous?

Les solos du Tavernier à coin lorsque nous essayons de causer projets et avenir.

 

Tradition oblige, on vous laisse le mot de la fin …

Burp

 

Site internet

Chronique de Tales from the Old Times

End of Green – The Painstream

oshy_18082013_En_o_GreEND OF GREEN, un groupe originaire de Stuttgart, sévit sur les scène métal européenne depuis 1992. Il aura fallu quatre ans pour qu’ils puissent proposer un premier album, Infinity. Impressionnant parcours puisque ce premier opus sort chez Nuclear Blast. Pas mal pour un jeune groupe. Les choses se compliquent par la suite et ils atterrissent chez Silverdust Records. Avec une belle régularité, ils poursuivent l’aventure et sortent régulièrement de nouveaux albums. Le public adhère puisqu’ils apparaissent régulièrement de mieux en mieux placés dans les charts allemands. High Hope In Low Places, le précédent disque avait ainsi atteint la 17ème position. Souhaitons le même destin à ce huitième album, The Painstream.

Comme le titre peut le laisser deviner, le propos des allemands est clairement sombre et vous ne ressortirez pas de cette écoute le cœur gonflé de joie. END OF GREEN semble voir la vie en gris, le verre à moitié vide. On alterne ici entre dark rock et métal alternatif. La scène gothique ou même dark wave des années 80 n’est pas très loin non plus. Au jeu des comparaisons, citons PARADISE LOST période One Second ou SENTENCED. La majorité des chansons sont mid-tempo avec un chant masculin lent et mélancolique. On trouve quelques exceptions comme « De(ad)generation », plus rapide tout en restant assez glauque au niveau des paroles. Les thèmes abordés restent la solitude, la dépression, la douleur et la mort. Les chansons sont calibrées pour durer 4-5 minutes avec une ligne directrice claire et un refrain qui se veut attrayant (mais pas fun pour autant). Le pari n’est que partiellement rempli car les chansons finissent pas beaucoup se ressembler et il est difficile d’extraire l’une ou l’autre du lot. Mentionnons « Holidays In Hell » pour sa touche TYPE O NEGATIVE qui surprend un chouia.

Après des débuts en fanfare, END OF GREEN continue son bonhomme de chemin et s’acoquine désormais avec Napalm Records. Dans son style rock pour dépressif, les allemands offre une prestation honorable à défaut d’être géniale. Les radios de l’autre côté du Rhin pourrait apprécier et je ne serai pas étonner de voir le groupe côtoyer à nouveau le haut des charts teutons.

Oshyrya (06/10)

 

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Napalm Records / 2013

Tracklist (50:28 mn) 01. Hangman's Joke 02. Holidays In Hell 03. Standalone 04. Final Resistance 05. De(ad)generation 06. Home on Fire 07. Death of the Weakender 08. Don't Stop Killing Me 09. Chasing Ghosts 10. Miss Misery 11. The Painstreet

oshy_16082013_Salta_MortLe groupe allemand de rock folk/médiéval SALTATIO MORTIS ne risque pas de s’ennuyer. Avec pas moins de huit membres, ils ont de quoi faire un tournoi de belote ou de pétanque. Après un amuse-bouche prometteur sous la forme d’un premier EP, voici enfin les choses sérieuses avec le septième album des allemands, Das schwarze Einmaleins. Signalons la pochette assez sympathique, œuvre de Matt Dixon (Blizzard Entertainment /WoW).

Cet album aura au moins l’’avantage de faire passer l’auditeur par toute les émotions. La déception d’abord avec une chanson s’ouverture dans grand releief et franchement ennuyeuse. « Früher war alles besser » est absolument sans intérêt à part le son toujours sympathique de la cornemuse. Un vrai faux départ. Heureusement, « Wachstum über alles » qui suit remet les pendules à l’heure avec son refrain très accrocheur et une vrai profondeur. Heureusement la suite s’avère être de la même veine et continue dans cette voie inspirée. Les refrains font mouche et les teutons semblent enfin se rapprocher des standards de leurs compatriotes d’IN EXTREMO. Alea der Bescheidene, le chanteur, est loin d’être mon chanteur préféré mais sa performance tient vraiment la route.

SALTATIO MORTIS excelle avec des rapides et entrainants comme « Der Kuss », « My Bonnie Mary » ou « Idol ». Grosses guitares et instruments traditionnels se marient alors à merveille. En trois à quatre minutes, ils font le boulot et provoquent immanquablement le headbanging. Les mid-tempo ne sont pas oubliés et restent très agréables à l’image d’un « Krieg kennt keine Sieger ». Le chant en allemand apporte un charme et un goût d’authenticité supplémentaires. Au niveau des thèmes, les allemands font preuve d’un peu de naïveté en dénonçant la soif pour le gain et les profits ou encore en nous précisant que la guerre c’est pas bien et que jamais personne ne sort vraiment vainqueur d’un conflit. Merci pour ces éblouissantes vérités.

Je me moque mais je suis pour la première fois vraiment convaincu par SALTATIO MORTIS en studio. Sur scène leur musique prend une autre dimension, festive, mais sur disque, ils m’avaient toujours semblé en dessous des ténors du genre. Les allemands relèvent la tête et offrent un Das schwarze Einmaleins convaincant. Après treize ans de carrière, il était temps.

Oshyrya (08/10)

 

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Napalm Records / 2013

Tracklist (51:36 mn) 01. Früher war alles besser 02. Wachstum über alles 03. Krieg kennt keine Sieger 04. Der Kuss 05. My Bonnie Mary 06. Sandmann 07. Satans Fall 08. Idol 09. IX 10. Galgenballade 11. Abrakadabra 12. Nur ein Traum 13. Randnotiz