Il est dimanche après-midi, il fait beau dehors et cela fait plus d’une semaine que j’essaye de comprendre quelque chose à la musique des italien de RADIANCE. Le groupe est né en 2004 à Palerme sur l’impulsion de la guitariste Federica Viola. Après avoir écumés toute la scène underground de leur pays, ils se décident finalement à sauter le pas et enregistre un premier EP en 2008, …And The Night Comes Down. Forts de ce succès, ils continuent à travailler et mettent en boite de premier album début 2010 aux Criterion Studios et and Audia Manent Studios.
Et dès les premières notes, l’incompréhension m’assaille. L’ambiance générale est très sombre, pesante et il faut se faire violence pour s’immerger dans l’univers de RADIANCE. Le groupe encourage les gens à rester l’esprit ouvert et à casser les codes et bien le contact s’avère quand même rude. La musique est très technique, l’étiquette progressive est mentionnée dans la bio et il faut vraiment d’accrocher pour trouver un fil conducteur. Karin Baldanza est en charge du chant et sa première intervention typée opéra fait franchement grincer des dents. Les rythmiques sont un peu folles, le son de la basse est omniprésent et les harmonies de guitares me laissent perplexes. Mes italiens jouent sur les dissonances à travers des parties complexes et techniques mais il n’est vraiment pas aisé de rentrer dans le trip d’Undying Diabolyca. On trouve de vrais bons moments sur ce disque mais le schéma général m’échappe complétement. Difficile d’adhérer à la démarche du groupe si le sens des choses apparait aussi incertain et obscure. Les italiens mentionnent les influences de CRIMSON GLORY, CYNIC ou encore ARCTURUS. Si on enlève les instrumentaux qui ouvrent et clôture l’album, plus de la moitié des compositions dépassent les huit minutes. Et ces minutes sonnent parfois interminables…
Je ne sais finalement quoi penser de RADIANCE. Le talent et la maîtrise technique sont là mais je suis complètement passé à côté de la démarche des italiens sur Undying Diabolyca. Trop avant-gardiste pour moi peut-être. Je suis prêt à expérimenter mais j’ai besoin d’un fil conducteur et je n'en ai pas trouvé ici. Le mystère s’épaissit…
Oshyrya (05/10)
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My Kingdom Music / 2013
Tracklist (51:54 mn) 01. Towards Doom 02. Another Way 03. Behind the Light 04. Storm 05. Reasonance 06. Whirl's Criterion 07. Le Poison à la Mode 08. Undying Diabolyca 09. Pulse of Awakening
On ne va pas se mentir, j’ai vu arriver ce nouvel album des allemands de THE NEW BLACK avec un intérêt proche de zéro. La rédaction des chroniques des deux précédents opus, The New Black (2009) et II: Better In Black (2011), n’a ma laissé de souvenir impérissable et je n’attendais rien ce troisième opus. Saluons au moins la régularité du travail de ces messieurs : ils produisent un album tous les deux ans. Soulignons aussi que le line-up est resté stable ce qui n’est plus si courent de nous jours.
Au niveau des ingrédients, pas de révolution à l’horizon. THE NEW BLACK continue a développé son Heavy rock à coup de gros riffs bien gras, de rythmique rapide et d’un chant bien mâle de Fludid. Ils se présentent comme les chantres du Heavy traditionnel loin des bidouillages made in Pro-Tools. Et finalement l’écoute de cet album se révèle être une bonne surprise. Difficile de ne pas taper du pied et secouer la tête à l’écoute des premiers brûlots de III: Cut Loose. L’influence à MOTÖRHEAD est à peine voilée sur « Innocence & Time » et son intro à la « Ace of Spades ». Mais le groupe fait preuve de belles qualités avec ses titres les plus bourrins et rapides. Les refrains sont catchy à souhait et on passe un bon moment. Par contre le côté formaté et prévisible n’a pas disparu et il est difficile de ne pas s’essouffler après cinq ou six titres. Loin d’être des manchots, les cinq allemands s’en sortent avec les honneurs et n’ont pas à rougir de la prestation proposée. Le son est puissant et massif, Jacob Hansen a assuré cette fois le mixage et le mastering.
Pas sûr que ce III: Cut Loose permette à THE NEW BLACK de sortir du relatif anonymat dans lequel il évolue sur la scène métal européenne mais l’album tient la route et démontre le sérieux du travail du groupe. Sur scène ces compositions pourraient s’avérer plus que convaincantes.
Oshyrya (6,5/10)
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AFM Records / 2013
Tracklist (43:40 mn): 01. Innocence & Time 02. Count Me In 03. Muzzle & Blinkers 04. Superhuman Mission 05. Cut Loose 06. Any Colour You Like (As Long As It’s Black) 07. Burning D 08. Not Quite That Simple 09. Sharkpool 10. The Unexpected Truth 11. One Thing I Know 12. Antidote
Très très populaire dans le monde germanique en général, AXEL RUDI PELL peine à faire déplacer les foules dans notre pays. De nombreux esprits chagrins ont tendance à trouver sa musique très clichée, standardisée et il est vrai que le chevelu guitariste a tendance à nous resservir le même album tous les deux ou trois ans. Le voici qui souhaite clore une nouvelle page de sa carrière et du Circle of Oath Tour à travers un album/DVD live titré Live on Fire. Les fans pouvaient avoir faim puisque la dernière immortalisation sur scène du groupe datait quand même de plus de dix ans avec Knights Live en 2002.
Le show présenté ici a été capté le 18 octobre 2012 à l’Essigfabrik de Cologne lors d’un concert à guichets fermés de la formation américano-allemande. L’ambiance est très bonne et le public se fait très régulièrement entendre. Le groupe jure qu’il n’y a pas d’overdubs et qu’il s’agit d’une retranscription fidèle du concert. La setlist fait la part belle aux derniers albums du maestro et cela se comprend aisément pour ne pas faire doublon avec le live précédent. Mais la discographie du guitariste est si fournie qu’il est presque obligé de multiplier les medleys pour satisfaire le plus grand nombre. Cet exercice est assez sympathique et permet de varier les plaisirs. AXEL RUDI PELL n’oublie pas pour autant ses propres classiques comme « Fool Fool », « Nasty Reputation » et « Rock The Nation » et les hymnes rock qui ont fait naitre sa passion pour la guitare. Il propose des reprises survitaminées de « Whole Lotta Love » de LED ZEPPELIN ou « Mistreated » de DEEP PURPLE. Le son est plutôt bon bien que parfois un chouia brouillon. La guitare est bien sûr mise très en avant et le chant passe parfois au deuxième plan. L’équipe qui entoure le guitariste est resté étonnamment stable ses dernières années et chacun assure avec classe. Rien à redire sur les fidèles Ferdy Doernberg, Volker Krawczak et Mike Terrana. On regrettera simplement que Johnny Gioeli, un chanteur assez fantastique, en fasse souvent des tonnes et parvient à en exaspérer plus d’un. On se serait aussi bien passé de plus de huit minutes de solo de batterie.
N’ayant pas eu entre le main le DVD de ce concert, nous ne porterons pas de jugement sur la partie visuelle de Live on Fire. Ce disque est de bonne qualité et permet aux fans de se remémorer ou de découvrir le groupe sur scène. Via une setlist intelligente, il donne du grain à moudre à tout le monde. Nous n’en demandons pas plus à ce type d’exercice.
Oshyrya (7,5/10)
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SPV – Steamhammer / 2013
Tracklist (56:53 & 51:01 mn)
CD1
01. The Guillotine Suite (Intro) 02. Ghost In The Black 03. Strong As A Rock 04. Before I Die 05. The Masquerade Ball / Casbah / Dreaming Dead / Whole Lotta Love / Dreaming Dead 06. Drum Solo 07. Mystica / Mistreated / Mystica
CD2
01. Oceans Of Time 02. Circle Of The Oath 03. Fool Fool 04. Keyboard Solo / Carousel / Jam /Carousel 05. Tear Down The Walls 06. Rock The Nation