AWAKEN est né en 2009 sous l'impulsion de son chanteur et principal compositeur Glenn DaGrossa. Les britanniques ont travaillé dur pour définir leur son et se voient récompensés l'année dernière par une signature avec le label Mausoleum Records pour l'édition d'un premier album éponyme. Bien sûr le magazine britannique Kerrang! trouve cela génial (comme d'habitude dès qu'il s'agit d'une formation de la perfide Albion) mais je préfère vérifier cela par moi-même. AWAKEN évolue dans le registre déjà archi-surchargé du Power métal aux influences progressives. Il faut soit être courageux et sûr de son coup soit totalement inconscient. A l'écoute de cet album on va dire que la réponse doit se situer entre les deux.
Après une introduction sombre et plutôt bien foutue, les britanniques attaquent bille en tête via « As the Dark so the Light » rapide et inspiré. Le chant de DaGrossa rappelle un peu Biff Byford (SAXON) et passe bien l'épreuve du feu. Quasiment tous les refrains sont chantés en chœur ce qui donne un petit côté US, west coast. Autour de lui ses camarades ne sont pas en reste avec un duo de guitaristes Joe Todaro et Scott Bennett pas manchots techniquement et une section rythmique solide (Greg Belmonte et Mike Marrone). Je comprends bien l'étiquette Power métal tant les riffs sont incisifs et tranchants mais je cherche encore le côté progressif de la musique d'AWAKEN, pas ou peu de claviers et surtout de grosses guitares qui tachent.
Les britanniques ont fait du bon boulot, la production de l'album est très bonne mais ils risquent de ne pas pouvoir s'extraire de la masse et de l'anonymat de la multitude des groupes évoluant dans les mêmes sphères. Ils ne déméritent pas mais ils manquent de caractère et d'un petit plus pour faire la différence. A eux de persévérer.
Oshyrya (06/10)
Reverbnation Officiel
Mausoleum Records – Rock n’Growl / 2013
Tracklist (56:15 mn) 01. March of Aachen 02. As The Dark So The Light 03. Bones To Dust 04. Beneath The Surface 05. Mourning Heroes 06. My Silent Breath 07. Awaken 08. The Inquisitor 09. Death Of Me 10. In This Circle
Assez bizarrement je trouve, le label autrichien Napalm Records continue à indirectement lier ses deux groups de métal symphonique, SERENITY et VISIONS OF ATLANTIS, en sortant à chaque fois leurs nouveau albums respectifs en même temps. Vous allez me dire qu’ils partagent en ce moment même une tournée commune en Europe alors pourquoi pas… Petite événement dans la galaxie VISIONS OF ATLANTIS, ils n’ont pas changé de chanteuse cette fois-ci, Maxi Nil, artiste grecque ayant déjà travaillée avec MOONSPELL et ELYSION, partage toujours le micro avec Mario Plank.
Loin du côté pompeux et grandiloquent de leurs compatriotes, VISIONS OF ATLANTIS se veut nettement plus rock et direct, limite rentre-dedans. Les claviers sont bien présents mais ils s’effacent souvent devant des rythmiques de guitares tranchantes. L'alternance entre chant féminin et masculin passe encore une fois très bien et évite une lassitude trop rapide. Les ballades restent cependant le point faible du groupe, on tombe parfois dans un mielleux assommant. Il faut par exemple attendre longtemps qu’un titre comme « Vicious Circle » daigne décoller. Les autrichiens tombent un peu vite dans la facilité et un tiers des titres proposés peinent à convaincre, trop faciles, trop calibrés.
Après un Delta solide et convaincant, VISIONS OF ATLANTIS déçoit un peu avec son nouvel opus. Les promesses entraperçues en 2011 ne se sont pas vraiment concrétisées et les autrichiens donnent l’impression de stagner. Ethera reste un album tout à fait honorable mais il ne rentrera pas dans les annales.
Oshyrya (6,5/10)
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Napalm Records / 2013
Tracklist (48:39 mn) 01. The Ark 02. Machinage 03. Avatara 04. Vicious Circle 05. Hypnotized 06. Tlaloc´s Grace 07. Burden Of Divinity 08. Cave Behind The Waterfall 09. A.E.O.N. 19th 10. Bestiality vs. Integrity 11. Clerics Emotion
Je vais d’emblée être méchant avec SERENITY. Voici le retour d’un groupe honnête mais qui n’a su que jouer les seconds couteaux sur la scène power métal symphonique européenne. KAMELOT semble être encore et toujours le modèle des autrichiens mais ils n’ont jusqu’à présent jamais réussi à atteindre le talent des américains. Voyons si ce nouvel album rebat les cartes et changent la donne. Premier changement depuis Death & Legacy (2011), une chanteuse a été recrutée pour seconder Georg Neuhauser derrière le micro. Après Lisa Middelhauve, ex-chanteuse du groupe XANDRIA, qui a participé à la dernière tournée, SERENITY compte désormais dans ses rangs Clémentine Delauney, connu dans nos contrées pour avoir été frontwoman de WHYZDOM.
Soulignons en préambule le très beau travail graphique réalisé pour cet album. La pochette elle-même est assez spectaculaire et donne vraiment envie de se plonger dans ce disque. Et les choses commencent bien via le premier single « Wings Of Madness » et les compositions suivantes. Le plus gros défaut de SERENITY était son incapacité à proposer des titres forts, catchy à même de rencontrer l’adhésion du plus grand nombre. Parfois les orchestrations et les chœurs avaient tendance à masquer la fragilité des mélodies. Sur ce plan-là, War of Ages est assez rassurant et présente un groupe sous un jour bien plus positif. Les refrains touchent souvent la cible et j’ai pris du plaisir à écouter ce nouvel opus. Soulignons également la contribution importante de Clémentine Delauney. Sa plastique avantageuse est très mise en avant sur les visuels et le clip, c’est de bonne guerre et nous n’allons pas nous en plaindre mais il aurait été triste si cela en était resté là. Elle partage le micro avec Neuhauser et apporte plus d’emphase à la musique des autrichiens. Son partenaire masculin continue à se tailler la part du lion mais l’équilibre entre les deux voix est satisfaisant. Musicalement, SERENITY atteint enfin le nouveau espéré et s’extrait indiscutablement de la deuxième division pour viser les sommets. Le niveau d’un Silverthorn de KAMELOT n’est plus si loin. Rien de révolutionnaire mais les musiciens sont à leur meilleur et ont su soigner chaque détail pour progresser.
Pour être honnête, je n’attendais pas grand-chose de ce War of Ages et il faut bien avouer que les autrichiens m’impressionnent. On ne peut plus leur reprocher grand-chose et avec cet album je parie que SERENITY va conquérir de nouveaux fans. A eux d’enfoncer maintenant le clou sur les routes en compagnie de VISIONS OF ATLANTIS.
Oshyrya (8,5/10)
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Napalm Records / 2013
Tracklist (54:17 mn) 01. Wings Of Madness 02. The Art Of War 03. Shining Oasis 04. For Freedom´s Sake 05. Age Of Glory 06. The Matricide 07. Symphony For The Quiet 08. Tannenberg 09. Legacy Of Tudors 10. Royal Pain