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oshy_07042013_Saltati_MortSALTATIO MORTIS (latin pour : Danse de la mort) est un groupe de Médiéval rock et de Folk rock allemand fondé en 2000. Et dire que nos amis nos jamais vraiment convaincu la rédaction de Métal Chroniques est un bel euphémisme. Malgré la bonne volonté des teutons et un rythme de parution d’album effréné, ils ont toujours souffert de l’image, à notre avis justifié, de sous-IN EXTREMO. Finalement, SALTATIO MORTIS doit peut-être être vu en concert pour pouvoir apprécier toutes les subtilités de leur musique. La devise du groupe n’est-elle finalement pas « Qui danse, ne meurt pas ! » ?

Les voici donc avec un album live, Manufactum III – Live auf dem Mittelaltermarkt, enregistré à Hambourg. Le groupe présente, comme il en a pris maintenant l’habitude, deux facettes de sa musique : des titres acoustiques, unplugged mettant en valeur les instruments traditionnels comme la cornemuse ou le bouzouki et une partie électrique avec de nouvelles interprétations de certains de leurs compositions phares comme « Der letzte Spielmann », « Salome » ou encore « Eulenspiegel ». Et effectivement, SALTATIO MORTIS prend une nouvelle dimension sur le planches et on trouve sur cet album de quoi se réjouir et danser. Le présence du public apporte une ambiance, un supplément d’âme aux ces chansons. Le timbre de voix râpeux du leader de SALTATIO MORTIS, Alea der Bescheidene, continue à m’écorcher les oreilles mais dans ces conditions cela passe quand même bien mieux.

Sans me faire fondamentalement changer d’avis sur le groupe, Manufactum III me réconcilie un peu avec SALTATIO MORTIS. J’adore le son de la cornemuse et sur scène, le résultat reste magique. Donc pour résumer, SALTATIO MORTIS oui mais en live seulement…

Oshyrya (07/10)

 

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Napalm Records / 2013

Tracklist (66:09 mn) 01. Intro MMXII 02. Veitstanz 03. Der letzte Spielmann (Akustik-Version) 04. La Ride 05. Salome (Akustik-Version) 06. Charybdis 07. Pirates Life 08. Scylla 09. Russe 10. Nach Jahr und Tag (Akustik-Version) 11. Fiat Lux (Akustik-Version) 12. Eulenspiegel (Akustik-Version) 13. Saltatio Mortis MMXII 14. Saltarello 15. Wieder unterwegs (Akustik-Version)

Russkaja – Energia!

oshy_07042013_RusskaNouvelle sortie du label Napalm Records, RUSSKAJA propose du Russian Turbo Polka Metal. Sous cette expression énigmatique se cache un joyeux mélange entre MADNESS et KORPIKLAANI en version slave. Le groupe rassemble des russes, des ukrainiens et des autrichiens et se produit depuis 2005 à Vienne. Energia! est le troisième méfait de nos amis après Kasatchok Superstar (2008) et Russian Voodoo (2010). Ils ne ménagent pas non plus leurs efforts sur scène avec pas moins de 300 concerts donnés depuis 2006 et en particulier quatre apparitions au Wacken Open Air.

Dès les premières secondes de la première composition, les russes donnent le ton: rythme endiablé, très dansant et vraiment amusant. Difficile de résister à ce groove, cette bonne humeur et de ne pas immédiatement taper du pied. Georgij A. Makazaria ne ménage pas ses efforts derrière le micro et alterne le chant en russe ou en anglais. La musique de RUSSKAJA reste souvent très accessible avec des guitares discrètes et l’utilisation de cuivre pour rendre le tout plus festif. Les mélodies sont très soignées et font quasiment systématiquement mouches. Les russes vont à l’essentiel via des compositions courtes et ramassées concentrées en trois minutes. Assez éloignés de l’orthodoxie métal, Energia! distille des vertus positives bien agréables en ces temps moroses.

Avec RUSSKAJA, le folklore russe prend d’un coup un coup de jeune et ces sonorités pas si communes pour nos oreilles occidentales sont un petit vent de fraicheur. Une belle surprise.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Napalm Records / 2013

Tracklist (40:04 mn) 01. Energia 02. Barada 3. Radost Moja (feat. Wladimir Kaminer + Yuriy Gurzhy) 04. Autodrom 05. Istanbul feat. Ozden Öksüz 06. Violina Mia 07. Kartuli Vino 08. Surrealnaja 09. Dikije Deti 10. Ajajaj feat. Mizgebonez 11. Tanzi Tanzi 12. Sorry

oshy_07042013_GloryhamLe premier contact avec GLORYHAMMER peut prêter à sourire. Une pochette un peu cheap, un nom de groupe très cliché, une histoire d’héroïque fantasy dont le méchant s’appelle Zargothrax… Aoutez à cela un clip un peu ridicule à la RHAPSODY et il n’en faut pas plus pour commencer à aiguiser ses couteaux. Et puis on appuie sur la touche play et les moqueries cessent, l’auditeur fini par se laisser emporter dans l’univers des britanniques.

Rappelons qu’il s’agit d’un groupe de power métal aux influences médiévales originaire du Royaume-Uni. Formé comme projet parallèle du claviériste/chanteur Christopher Bowes du groupe de pirate métal ALESTORM, le groupe se fait vite remarquer par Napalm Records (également label d'ALESTORM) qui les signe dans le courant de l'année 2012. Ils se définissent eux-mêmes sur leur site officiel comme un groupe de Heroic Fantasy Power Metal. Leur premier album Tales from the Kingdom of Fife sort ces jours-ci. Christopher Bowes s’est entouré d’une solide équipe pour mener à bien son projet. Il a recruté en particulier Thomas Winkler le chanteur d’EMERALD. L’album se place dans une Ecosse fantastique et raconte la légende d’Angus McFife un héros qui lutte contre le sorcier maléfique Zargothrax pour libérer le people de Dundee.

Après l’introduction de rigueur, les choses sérieuses commencent avec un « The Unicorn Invasion of Dundee » rapide et enlevé. Les power métal des britanniques est très classique mais sacrément efficace. La basse est ronflante, les guitares lumineuses et les claviers omniprésents. Mais surtout, GLORYHAMMER se distingue de ses concurrents par des chansons extrêmement attrayantes qui marque au fer rouge l’auditeur presque immédiatement. Il est franchement aventureux de vouloir échapper aux hymnes métal proposés tout au long du disque. Les compositions sont millimétrées et super catchy à l’image d’un « Angus McFife ». Rien de bien sorcier là-dedans si ce n’est des mélodies inspirées et une belle interprétation. Mention spéciale pour Thomas Winkler qui assure avec talent derrière le micro. Je découvre un chanteur bourré de talent et de feeling. Ils ne se dispensent d’aucune épreuve et offre ainsi un morceau fleuve de plus de dix minutes qui clôt l’album. Exercice délicat mais exercice réussi avec une chanson variée et solide. Il s’agit là d’une preuve supplémentaire du talent de ce groupe.

Face à la concurrence venue surtout d’Italie, difficile de ne pas régulièrement sentir l’ombre de RHAPSODY, GLORYHAMMER repositionne en force la Grande-Bretagne sur la carte du power-métal mélodique européen. Sans réinventer le poudre mais en proposant des chansons soignées, les britanniques réussissent un coup de maître pour un premier album. Ils ne se sont pas facilité la tâche (cf les écueils mentionnés plus haut) mais le fan aventureux qui saura passer outre sera récompensé.

Oshyrya (08/10)

 

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Napalm Records / 2013

Tracklist (49:38 mn) 01. Anstruther´s Dark Prophecy 02. The Unicorn Invasion of Dundee 03. Angus McFife 04. Quest for the Hammer of Glory 05. Magic Dragon 06. Silent Tears of Frozen Princess 07. Amulet of Justice 08. Hail to Crail 09. Beneath Cowdenbeath 10. The Epic Rage of Furious Thunder