Les israéliens de RED ROSE reviennent en ce début 2013 avec un nouvel album sous le bras, On The Cusp Of Change. Ils semblent avoir pris du galon car c’est désormais la maison mère Scarlet Records qui prend le groupe sous son aile et non plus sa filiale dédiée au jeunes pousses Bakerteam. Le premier opus, Live the Life You’ve Imagined, avait dévoilé un beau potentiel mais aussi de vrais questions quant à la capacité de RED ROSE à gagner en maturité et en qualité. On va vite savoir si ces espoirs se sont concrétisés.
Continuité d’abord puisque, comme pour le premier album, RED ROSE a fait appel au producteur danois Tommy Hansen et ses Jailhouse studios pour enregistrer On The Cusp Of Change. Un batteur de session les accompagne cette fois-ci tant il semble compliqué à RED ROSE de trouver un musicien sérieux et motivé. Ce n’est pas un inconnu puisque Matan Shmuely, d’ORPHANED LAND, prête son talent à ses compatriotes.
Continuité toujours au niveau musical, les israéliens proposent un mélange entre hard rock et heavy metal classique, enrichi de beaucoup de claviers et d’un chant assez haut perché. L’influence des groupes très mélodiques des années 80 n’est jamais très loin. A mon grand bonheur, et au désespoir de beaucoup, les claviers sont mis très en avant et mènent souvent les débats pour un rendu presque progressif. Les compositions se veulent catchy et immédiatement accessibles. La recette fonctionne presque à chaque fois à l’exception de « King of the Local Crowd » sorte de délire rock assez ridicule. Pas de quoi se relever la nuit mais RED ROSE a travaillé sérieusement et n’a pas à rougir de ces chansons. Je suis par contre plus sévère face à la prestation derrière le micro de Leve Laiter. Dans un registre très aigu, le chanteur ne semble pas maîtriser complétement son chant et il flirte à plusieurs reprises avec le précipice. Ses montées dans les aigus sont hésitants et les lignes de chant sonnent assez brouillonnes.
RED ROSE s’en sort avec les honneurs avec On The Cusp Of Change. Mais les israéliens restent encore très naïfs dans leur musique et cela manque d’épaisseur. Ils n’atteignent que difficilement les standards moyens de la scène métal mélodique européennes. Il leur reste du pain sur la planche.
Oshyrya (06/10)
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Scarlet Records / 2013
Tracklist (43:45 mn) 01. When Roses Faded 02. Chasing Freedom 03. King of the Local Crowd 04. Original Sin 05. Alone in the Night 06. This Bitter World 07. Don't Believe These Tales 08. Seize the Day
Les russes d’ARKONA se rappellent à notre bon souvenir via la publication chez Napalm Records d’un double album live. Ils fêtent ainsi un bel événement, leur 10 ans de carrière ! Pour cette occasion, ils ont donné un concert qui se voulait mémorable au P!PLE Concert Hall de Moscou. Et les russes ont vu les choses en grand avec la présence de nombreux invités comme une chorale de 9 personnes, un quatuor à cordes et deux choristes. Vu la complexité et le nombre grandissant d’orchestrations sur les derniers albums, il fallait bien cela pour correctement retranscrire la musique du groupe.
Avec presque 3 heures de musique, ARKONA ne s’est pas moqué de son public et de ses fans. Toutes les époques sont couvertes avec des chansons extraites de chacun des albums du groupe : de Vozrozhdeniye (2004) à Slovo (2011) ils sont bien tous là. Et tout commence en trombe via l’introduction et la première chanson du dernier né, Slovo. D’emblée l’auditeur est pris dans le tourbillon musical créé par les russes. Le son est très bon et la complexité des compositions est extrêmement bien rendue. ARKONA a toujours su marier à merveille métal et folk et cette performance sur scène confirme tout le bien que l’on pense des compatriotes de Gérard Depardieu. Le public est très présent et Masha Scream ne s’économie pas pour les faire participer à la fête. Cette dernière impressionne à nouveau par une énergie communicative et une grande maîtrise quelque soit le registre vocal emprunté.
Finalement à l’écoute de ce très bon album live, on ne peut avoir qu’un seul regret. La sortie de ce même concert en DVD/Blu-ray aurait été un vrai plus tant l’image devait être sympathique. On imagine aisément le public danser devant la scène à l’écoute de cette musique souvent joyeuse et entrainante. Les fans seront aux anges et cette sortie est aussi un excellent résumé de la carrière des russes pour ceux qui voudraient succomber aux charmes slaves d’ARKONA.
Oshyrya (7,5/10)
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Napalm Records / 2013
Tracklist (162:13 mn) 01. Az’ 02. Arkaim 03. Ot Serdca k Nebu 04. Goi, Rode, Goi! 05. Leshiy 06. Zakliatie 07. Marena 08. Liki Bessmertnykh Bogov 09. Nevidal 10. Kolo Navi 11. Slavsia, Rus’! 12. Kupala i Kostroma 13. OdnaDownload 14. Sva 15. Kupalets 16. Katitsia Kolo 17. Kolyada 18. Skvoz' Tuman Vekov 19. Maslenitsa 20. V Tsepiakh Drevney Tainy 21. Slovo 22. Bol’no mne 23. Pamiat 24. Arkona 25. Po Syroi Zemle 26. Oh, Pechal’-Toska 27. Yarilo 28. Stenka na Stenku 29. Vyjdu Ja Na Voljushku 30. 30-Rus’ 31. Zov Predkov
Grand fan des groupes italiens de power-métal symphonique qui ont pullulé au début des années 2000, je constate avec satisfaction un revival de la scène métal transalpine. Ces groupes faisaient souvent la preuve de belles qualités avec des chansons soignées mais une production faiblarde et une distribution catastrophique ne leur permettaient pas de toucher le plus grand nombre. Beaucoup ont disparu après quelques albums sans laisser de trace. Plus matures et avec l’aide des technologies modernes d’enregistrement, ces groupes retrouvent une nouvelle jeunesse et refont parler d’eux. Après HOLY KNIGHTS ou encore THY MAJESTIE voici le nouvel opus d’HEIMDALL après neuf ans de silence.
Ce disque propose un concept construit autour de l’Énéide, une épopée de Virgile qui fait le récit des épreuves du Troyen Énée, ancêtre mythique du peuple romain, fils d’Anchise et de la déesse Vénus, depuis la prise de Troie, jusqu’à son installation dans le Latium en Hespérie. Musicalement, les italiens reprennent les choses là où ils les ont laissées avec Hard as Iron en 2004. Le groupe propose un mélange entre heavy métal classique avec des touches Power, Speed et symphoniques. Ajoutez-y orchestrations et chœurs et vous obtenez un album très varié. L’accent a été mis sur la mélodie, chaque chanson est ciselée pour être la plus attrayante possible et le résultat est vraiment bon. HEIMDALL n’a pas hésité à varier les ambiances pour illustrer le récit. Cela reste parfois assez naïf et maladroit mais apporte une belle fraîcheur à l’ensemble. Et on s’ennuie pas à l’écoute d’Aeneid et les titres s’enchainent naturellement. Moins Power Métal bourrin que par le passé, HEIMDALL a pris de la bouteille pendant ces années d’inactivité et cela fait plaisir à attendre.
HEIMDALL fait un beau retour sur la scène métal italienne via cet album très très sympathique. J’ai retrouvé la patte des italiens avec un son à la hauteur, la production n’est désormais plus un frein à la leur carrière. Un groupe à suivre à nouveau de près.
Oshyrya (07/10)
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Scarlet Records / 2013
Tracklist (48:47 mn) 01. Prologue 02. Forced By Fate 03. Save You 04. Waiting For The Dawn 05. Ballad Of The Queen 06. Funeral Song (Instrumental) 07. Underworld 08. Gates Of War 09. Hero 10. Night On The World 11. All Of Us 12. Away 13. The Last Act