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oshy_04032013_Stev_WilsoIl me semble bien inutile de rappeler la biographie de Steven Wilson tant ce touche à tout a infusé son talent dans bien des albums et participé à bien des projets. Le guitariste, chanteur et compositeur britannique reste marqué par son groupe PORCUPINE TREE mais ses activités de producteur et d’ingénieur du son ont également nourri son aura et fait de lui un incontournable dans le petit monde du rock/métal progressif contemporain. Infatigable travailleur, Wilson propose à un rythme effréné des albums solos sur son propre label, Headphone Dust: Insurgentes en 2009 puis le massif Grace For Drowning, double album sorti en 2011 et enfin The Raven That Refused To Sing (and other stories) en ce début 2013.

La marque de fabrique de Steven Wilson en solo a toujours été son éclectisme dans les différents genres musicaux abordés dans sa musique. Insurgentes mêlait ainsi gaiement rock, métal, punk, disco ou hip-hop. Avec Grace for Drowning et surtout ce nouvel album, il revient vers des rivages progressifs plus traditionnels avec des influences très contemporaines mais aussi des touches ici et là empruntées aux grand anciens comme GENESIS, PINK FLOYD voir JETHRO TULL par exemple. Cet album a été enregistré en quelques jours l’année dernière dans un studio à Los Angeles avec, au mixage, une figure mythique en la personne d’Alan Parsons, connu entre autres pour avoir fait le mixage de The Dark Side of the Moon. Wilson était entouré pour l'écriture et l’enregistrement de The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) en majorité de ses musiciens de tournée complétés du talentueux guitariste britannique Guthrie Govan (ex-ASIA).

Franchement rock et assez sombre dans l’ensemble, ce troisième album se rapproche assez au niveau des atmosphères de Storm Corrosion, projet commun avec Mikael Åkerfeldt (OPETH) publié l’année dernière. Une composition comme « The Holy Drinker » aurait parfaitement s’intégrer dans cet opus réalisé à quatre mains. Les titres sont en majorité assez longs et permettent à Wilson de développer son univers, de déplier petit à petit un paysage sonore subtil et mélancolique. C’est beau, c’est vraiment très beau et l’auditeur s’immerge avec douceur dans ce monde si particulier. Le voyage ne sera pas de tout repos mais tout de richesse et d’intelligence dans le musique laisse pantois. La musique de Wilson a toujours eu ce côté assez intellectuel, il s’agit d’une vraie démarche artistique qui risque d’en laisser insensibles plus d’un. Le chant est lui-aussi tout en douceur mais Wilson parvient, de sa voix douce, à exprimer beaucoup d’émotions.

Difficile d’accès à priori, The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) est une œuvre magistrale qui se doit d’être patiemment dégustée. Chaque bouchée révèle de nouvelles surprises, de nouvelles saveurs et l’ensemble est un ravissement. Encore une fois un grand bravo Monsieur Wilson, tant de talent ne peut qu’inspirer respect et admiration.

Oshyrya (8,5/10)

 

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Kscope – Replica Promotion / 2013

Tracklist (54:43) : 01. Luminol 02. Drive Home 03. The Holy Drinker 04. The Pin Drop 05. The Watchmaker 06. The Raven that Refused to Sing

oshy_04032013_Rave_LoOn peut dire que Csaba Zvekan (KILLING GROUND) a mis tous les atouts de son côté pour mener à bien son nouveau projet RAVEN LORD. Jugez plutôt l’équipe de choc qu’il a su constituer autour de lui : Joe Stump (HOLYHELL…) et George Karafotis (VERMILLION DAYS) à la guitare, Jamie Mallender (TONY MARTIN BAND) à la basse, Alessandro Duo (VOODOO HIGHWAY) aux claviers et Rich Smith (POWER QUEST ) à la batterie. Ajoutez à cela le mixage de l’l’album assure par Fredrik Nordström et le mastering confié à Maor Appelbaum et vous obtenez une sacrée accumulation de références du petit monde métal. L’avenir semble être radieux pour ce nouveau groupe qui présente un premier album Descent to the Underworld. On va tout de suite vérifier cela.

RAVEN LORD propose un cocktail assez corsé, mélange de power métal traditionnel et d’influences néo-classiques. Chaque composition est très calibrée, elle dure trois à quatre minutes et vise avant tout l’efficacité tant au niveau de la mélodie que du refrain. Le groupe se distingue de ses confrères Power métal teutons par exemple par des touches typiquement néo-classiques qui sont la marque de fabrique de Joe Stump. Déjà très impressionnant sur ses albums solo, le guitariste américain fait encore une fois la preuve de son talent sur cet album avec des envolées et des accélérations que ne renieraient pas Malmsteen. Il sait surtout ne pas trop en faire et poser ses parties de façon intelligente sans tomber dans la démonstration technique ou provoquer l’écœurement. L’autre élément caractéristique du groupe vient de la performance de Csaba Zvekan derrière le micro. Il faut aimer les montés répétées dans les aigus à la Rob Halford / Tim "Ripper" Owens. Il dégage beaucoup de puissance mais sa performance pourrait également en exaspérer plus d’un.

Sur le reste, vu l’expérience accumulée au sein de RAVEN LORD, vous pouvez deviner que les chansons tiennent la route mais cela manque du petit quelque chose qui permettrait de s’enthousiasmer. Sans démériter nos amis proposent un album convenu et assez prévisible. Pas de grosses fautes de goût mais rien de transcendant non plus. Descent to the Underworld fait la démonstration du potentiel de RAVEN LORD mais on attend beaucoup plus du groupe.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Mausoleum Records – Rock N Growl Management / 2013

Tracklist (47:07 mn) 01. The Rebel 02. Attila the Hun 03. Let the show go on 04. Seal of the cross 05. Settle the score 06. Promised Land 07. Black Friar 08. World out of steel 09. Revelation 10. Metal Knights 11. Sun God

Psychopunch – Smakk Valley

oshy_24022013_PsychopunPSYCHOPUNCH est un groupe de rock suédois, formé à Västerås en 1998. Le groupe lui-même décrit son style comme du Punk'n'Roll et connait un petit succès en Europe et surtout en Allemagne où ses participations aux grands festivals métal l’ont fait remarquer. Quatorze chansons composent ce Smakk Valley, le neuvième album de nos amis scandinaves. En 14 ans de carrière cela démontre une activité frénétique sur scène et en studio.

Comme tout bon groupe punk, PSYCHOPUNCH applique à la lettre les préceptes du genre : des titres calibrés, assez courts, avec un accent particulier mis sur l’efficacité des riffs et des refrains et un débordement constant d’énergie. Là-dessus, il n’y a pas tromperie sur la marchandise et les suédois attaquent bille en tête dès les premières notes de « Back in my Car ». Les influences sont assez évidentes et doivent se chercher du côté des cultes RAMONES avec des touches héritées de THE HELLACOPTERS. L’ensemble est assez sympathiques et on sent bien que nos amis ont accumulé assez de bouteille et d’expérience pour proposer des compositions qui tiennent la route. JM derrière le micro assure le show de sa voix un peu râpeuse, pas très maitrisé et brut de décoffrage. Pas de fioritures et de subtilités ici, le groupe envoie la sauce et ne s’occupe pas du reste. C’est un peu basique à mon goût mais il y a de quoi s’amuser pendant quelques minutes.

PSYCHOPUNCH livre ce que l’on attend de lui via un punk rock attendu et prévisible. Sur disque, le résultat est un peu plat et sonne sans grand relief. Par contre le groupe doit prendre toute sa mesure sur scène et cette énergie dépensée peut alors prendre toute sa mesure. A voir aux prochains éditions du Wacken ou Summer Breeze.

Oshyrya (06/10)

 

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Steamhammer – SPV / 2013

Tracklist (45:15 mn) 01. Back Of My Car 02. So Jaded 03. Last Night 04. Kick In The Head 05. Sitting By The Railroad 06. My Empty Head 07. All I Wanna Say 08. I Will Never Ever 09. Dead By Dawn 10. Smack Valley Train 11. Emelie 12. Down On My Dreams 13. Everybody Wants An Answer 14. You´re Totally Mistaken