S’il y a bien une chose que l’on ne peut pas retirer aux Death métalleux italiens d’INFERNAL POETRY c’est un véritable talent pour mettre mal à l’aise. Cela commence par la pochette, lumineuse et presque sexy au premier abord pour devenir glauque et malsaine plus vous en découvrez les détails. Le titre et le sujet de l’album peuvent eux-mêmes provoquer le dégoût puisque nos poètes transalpins abordent le thème de la paraphilie, soit, selon mon encyclopédie en ligne préférée : « l’ensemble des attirances ou pratiques sexuelles qui diffèrent des actes traditionnellement considérés comme «normaux» les pratiques elles-mêmes sont souvent classées comme des délits ou des crimes sexuels dans différents pays ». Vous pouvez donc y mettre toutes les saloperies dont l’être humain est capable pour prendre son pied.
Pour revenir à nos amis, rappelons que le groupe est né en 1996 à Ancona, en Italie, sous le nom de NECRONOMICON. Ils changent de nom pour INFERNAL POETRY l'année suivante, après avoir sorti la démo Under the Gothic Cathedral. Les albums s’enchaînent et ils se construisent petit à petit une belle expérience à travers, par exemple, une tournée européenne en première partie de DISMEMBER en 2006. Paraphiliac est la quatrième exaction du groupe après un Nervous System Failure remarqué en 2009.
Donc pour résumer, nous avons affaire du bon Death Métal bien malsain, c’est extrêmement bourrin pour mes chastes oreilles avec moult hurlements de Paolo Ojetti derrière le micro, les riffs acérés et les rythmiques supersoniques de rigueur sont bien là. Les transalpins surprenent en prenant constamment des chemins de traverses, ils ne sont jamais là où on les attend. Par des titres assez courts (3-4 minutes en moyenne) ils martyrisent joyeusement nos pauvres oreilles de façon appliquée mais sans grand génie non plus. Les breaks qui parsèment les compositions apportent une variété bienvenue et pas si fréquente mais INFERNAL POETRY peine à tenir le rythme et à convaincre sur la longueur.
J’ai une certaine dose de perversité en moi mais le sadomasochisme n’en fait pas partie. Je laisse donc derrière moi sans regret ce Paraphiliac malsain et bien trop bourrin à mes yeux. Je m’en vais retrouver mes rivages progressifs avec joie. Tout est restant honnête cet album d’INFERNAL POETRY ne devrait pas provoquer l’enthousiasme des foules…
Oshyrya (06/10)
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Bakerteam Records / 2013
Tracklist (37:28 mn) 01. Preliminaries 02. Stumps 03. In Glorious Orgy 04. Hypertrophic Jellyfish 05. Everything Means “I” 06. Barf Together 07. Cartilages 08. The Copy/Paste Syndrome 09. The Miss-Treated 10. Paraphilias
Pour l’instant le seul fait d’armes de GIANT X tient de le nom de ses géniteurs. Le label en fait des tonnes pour expliquer que la sortie de ce premier album s’annonce sous les meilleurs auspices puisque derrière ce projet se cache Peter J. Jordan et Rock´n`Rolf Kasparek. Ce dernier est surtout connus des fans de heavy/speed metal teuton pour sa longue carrière avec RUNNING WILD. Son compère aussi évolue dans ce même groupe depuis 2004. Pas sûr que tout cela soit rassurant à l’écoute de Shadowmaker (cliquer sur lien). Bref, malgré la relance récente et peu judicieuse de RUNNING WILD, nos deux compères se lancent ensemble dans une nouvelle aventure beaucoup plus orientée hard-rock des dernières décennies, à la manière des KISS, QUEEN ou encore VAN HALEN. On va vérifier cela tout de suite.
Et effectivement, il n’y a pas tromperie sur la marchandise et, pour une fois, l’étiquette correspond à la réalité. GIANT X propose un hard-rock très classique qui se veut inspiré et attrayant. Le dique est très orienté autour des riffs, avec un maximum de groove, et se montre franchement bluesy parfois. Kasparek et Jordan sont allés d’emblée à l’essentiel soignant particulièrement les mélodies vocales et les enrobant de ce qu’il faut de soli, chœurs et autres fioritures. La référence aux années 80 est assez évidente et selon les compositions GIANT X flirte avec les groupes de Glam, les groupes de Blues ou de Hard FM. Pourtant très loin des hymnes guerriers de RUNNING WILD, le timbre de voix de Kasparek s’adapte parfaitement à ces chansons et apporte une touche de caractère supplémentaire.
I est un bon album, sans grandes prétention mais solide et agréable à écouter. Il serait franchement malvenu de reprocher à Kasparek et Jordan de sortir de leur zone de sécurité : on sent bien qu’ils se sont fait plaisir avec GIANT X. C’est peut-être à ce type d’aventure que pensait Kasparek en annonçant la fin de RUNNING WILD en 2009. Une curiosité…
Oshyrya (6,5/10)
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Steamhammer – SPV / 2013
Tracklist (46:28 mn) 01. The Rise Of The Giant X (Intro) 02. On A Blind Flight 03. Don´t Quit Till Tomorrow 04. Badland Blues 05. Now Or Never 06. Nameless Heroes 07. Gi 4 It 08. The Count 09. Rough Ride 10. Friendly Fire 11. Let´s Dance 12. Soulsurvivos 13. R.O.C.K.
« La mort n'est que le commencement » franchement félicitations pour le brainstorming sur le nom du groupe, ça claque ! MORS PRINCIPIUM EST est né en 1999 à Pori, Finlande, sous l’impulsion de Jori Haukio (chant/guitare), Jarkko Kokko (guitare) et Toni Nummelin (claviers). Découvert et signé par le label français Listenable Records, ils proposent trois albums : Inhumanity, The Unborn puis Liberation = Termination, sort en 2007. Après plusieurs années d’absence, les revoici qui déboulent avec un nouveau label, AFM Records et un nouvel album sous le bras, …And Death Said Live. Depuis ses ébuts MPE ne dévient pas de son chemin et propose un death mélodique très très inspiré des ténors du genre comme DARK TRANQUILITY et IN FLAMES. MPE injecte ici et là de nouveaux ingrédients dans sa recette comme des voix féminines sur The Unborn mais le cœur de la musique en varie pas.
Le chant de Ville Viljanen est un vrai plus pour le groupe. Son timbre très agressif et très brut donne un impact très fort aux différentes compositions. Il tient à lui tout seul la baraque. MPE n’est pas revenu pour faire dans la dentelle et matraque d’entrée l’auditeur via des chansons très tranchantes, les tempi sont particulièrement véloces et les riffs sanglants à souhait. Ajoutez à cela des touches de claviers ici et là et vous aurez une bonne idée du cocktail 2012. Les chansons s’enchainent sans temps mort et on a un peu l’impression de rentrer dans un tunnel pour 45 minutes de violence. Difficile de reprendre son souffle dans ces conditions et il faudra attendre « …And Death Said Live » pour sortir un peu la tête de l’eau. Cette homogénéité est à la fois une qualité et un défaut. Une qualité car l’immersion est très aisée mais cela prouve aussi que les chansons manquent parfois de caractère et qu’elles finissent pas se ressembler. Mais on sent la maitrise technique de MPE, la barre est quand même franchement élevée et on ne peut qu’apprécier des brûlots comme « Departure » ou encore « Birth of the Starchild ».
...And Death Said Live constitue un retour de qualité pour MORS PRINCIPIUM EST, les finlandais n’ont rien perdu de leur fureur et de leur maestria. Dommage que le sentiment qui persiste à la fin de l’écoute reste la confusion. Il va falloir se remettre encore et encore à l’ouvrage sur cet album pour en tirer la quintessence.
Oshyrya (07/10)
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AFM Records / 2012
Tracklist (46:23 mn) 01. The Awakening 02. Departure 03. I Will Return 04. Birth Of The Starchild 05. Bringer Of Light 06. Ascension 07. …And Death Said Live 08. Destroyer Of All 09. What The Future Holds ? 10. The Meadows Of Asphodel 11. Dead Winds Of Hope