
Un peu par surprise, le label allemand Limb Music nous présente le deuxième album du groupe CIVILIZATION ONE. Après un premier opus plutôt bien foutu, Revolution Rising, et quelques apparitions en festivals, ils avaient disparu de nos radars sans donner beaucoup de nouvelles. Et bizarrement rien dans les documents promo fournis ne parle du groupe à l’heure actuelle ou de ses projets. En cherchant sur le net, on découvre que le groupe s’est séparé en 2010 devant le manque d’intérêt du business sans avoir pu sortir son deuxième album. Donc hommage posthume de Limb Music ? Force est de constater en tout cas que deux figures connues de la scène européenne, Chitral "Chity" Somapala (RED CIRCUIT, FIREWIND, POWER QUEST, AVALON) et Emmanuel Pelisson (HEAVENLY) ont, ses jours-ci, une actualité assez relative…
Opportunisme ou pas, en tout cas il aurait été dommage de se priver de ce Calling the Gods qui tient plutôt bien la route. Bien sûr, CIVILIZATION ONE ne révolutionne pas la genre du power métal mélodique avec cet album mais il font preuve d’un vrai talent pour composer de bons titres, puissants et inspirés. Somapala a depuis longtemps fait la preuve de son talent et offre une très belle performance, juste, avec la hargne la variété nécessaire. On se demande pourquoi il ne parvient pas à se stabiliser avec un groupe. Ses camarades ne sont pas en reste et assurent tous avec professionnalisme. Quelques compositions comme « The Land in Flames » ressortent du lot par un côté très accrocheur et l’efficacité de leurs mélodies. Pas de remplissages, les dix compositions sont agréables et on passe un vrai bon moment. L’album contient également 3 titres bonus et un clip vidéos. Parmi les bonus, « Believing The Dream » a été écrite pour l’équipe nationale sri-lankaise de cricket et « Dreams Of Fire » pour l’équipe du Sri-Lanka se rendant au JO de Londres cette année. Elles sonnent donc un peu bizarrement et ne sont pas vraiment raccord avec le reste, homogène, de l’album.
Le statut du groupe n’étant pas très clair, je ne m’aventurerais pas à faire des plans sur la comète concernant l'avenir. CIVILIZATION ONE est/était un groupe solide et espérons que ce Calling the Gods ne soit pas leur chant du cygne. Mais l’absence d’actualité ne laisse rien augurer de bon.
Oshyrya (7,5/10)
MySpace Officiel
Limb Music / 2012
Tracklist (46:04 mn) 01. Aazis 02. Calling The Gods 03. The Land In Flames 04. Archangel 05. Evil Eye 06. Hell Awaiting 07. True Believer 08. Reunite 09. The Supernatural Virtue 10. New World 11. Spirit In The Wind 12. Believing The Dream 13. Dreams Of Fire
A l’occasion de cette chronique, je me rends compte que les américains de PAPA ROACH écument les scènes du monde entier depuis 20 ans maintenant. Ils sont dans le paysage depuis si longtemps et pourtant ils m’ont laissé désespérément froid toute ces années. Et ils ont vendu des palettes d’albums, surtout aux USA. Il faut dire que cette vague nu-métal ne m’a pas beaucoup intéressé à quelques exceptions près. Donc PAPA ROACH est un groupe californien formé en 1993 par Jacoby Shaddix, Dave Buckner, Will James et Ben Luther dans la petite ville nord-américaine de Vacaville en Californie. The Connection est le septième album studio et d’entrée sa pochette bling bling et psychédélique étonne.
Dès les premières notes de l’album et le single « Still Swinging’ » deux évidences d’imposent : les américains ont beaucoup d’expérience et savent comment pondre des hymnes qui vont déchainer les foules. Désormais plus métal alternatif que nu-métal, PAPA ROACH sait enchainer les compositions fortes, de vrais singles potentiels. Et c’est là la deuxième constatation, l’album est ultra calibré pour les radios américaines. Les titres durent autour des 3-4 minutes et se veulent être immédiatement accessibles pour imprégner le cerveau de l’auditeur. Les claviers sont plus présents avec des passages presque hip-hop. Et cela fonctionne admirablement bien. On voit toutes les ficelles, musicalement il n’y a rien de révolutionnaire mais cela fonctionne à 200 %. PAPA ROACH fait preuve d’un vrai savoir-faire. Ajoutez à cela une excellente production, puissante et claire à souhait et vous obtenez sans aucun doute un album qui va faire des merveilles dans les charts outre-Atlantique. The Connection a été produit par le chanteur de SIXX:A.M. James Michael déjà en charge du précédent opus Metamorphosis. Un titre qui n’apparait finalement pas sur l’album « Even If I Could » fait partie de la BO du film The Avengers. La grosse machine du music business made in USA quoi.
Tout cela ne doit faire oublier que l’album est très agréable à écouter et que PAPA ROACH a fait le boulot. Désormais très très mainstream, les américains s’adressent au plus grand nombre. Très professionnel.
Oshyrya (07/10)
Site Officiel
Facebook Officiel
Eleven Seven Music – Replica Promotion / 2012
Tracklist (44:35 mn) 01. Engage 02. Still Swingin' 03. Where Did the Angels Go ? 04. Silence is the Enemy 05. Before I Die 06. Wish You Never Met Me 07. Give Me Back My Life 08. Breathe You In 09. Leader of the Broken Hearts 10. Not That Beautiful 11. Walking Dead 12. Won't Let Up 13. As Far as I Remember

Dans l’ombre, sans faire beaucoup de bruit, nos compatriotes de NOÏD poursuivent leur chemin et enchainent régulièrement les sorties depuis leurs débuts en 2001. Si on fait le compte, ils quand même déjà sorti une démo 4 titres en 2002 puis un album quasiment tous les deux ans. Après The Ever Expanding en 2010, voici le nouvel opus des manchois, Clashing Daily. Et d’emblée, on peut facilement affirmer que nos amis ne sont pas manchots (NDLR : que c’est drôle…) et font preuve d’une belle maturité.
Le rock burné proposé par NOÏD s’écoute très facilement et on se surprend à taper du pied tout au long de l’écoute de Clashing Daily. Dans la veine d’un FOO FIGHTER ou d’un PEARL JAM, ils ne se fixent pas de barrières et injectent un maximum d’énergie dans leur musique. Chaque composition est très calibrée et va à l’essentiel en quatre minutes. Pas de fioritures inutiles ici, une ligne mélodique impulsée par le chant et un soutien de tous les instants d’une guitare lumineuse et d’une section rythmique intraitable. Le chant de David tient bien la route, assez varié avec un bon accent. L’album est un poil court avec ses 8 compositions et ses 35 minutes au compteur. Beau travail réalisé également sur la production, le son est clair et rend hommage aux chansons. Pour faire un panorama complet, il faut quand même préciser qu’une petite lassitude s’installe vers la fin et qu’il manque une ou deux composition incontournables et super catchy pour vraiment provoquer l’enthousiasme.
NOÏD confirme son talent et se positionne parmi les groupes de rock alternatif prometteurs. Avec déjà plus de 250 shows au compteur vous pouvez être sûr de les voir un jour se produire pas très loin de chez vous. Allez-y, vous passerez un bon moment.
Oshyrya (7,5/10)
Site Officiel
FaceBook Officiel
TFT label – H.I.M. Media / 2012
Tracklist (35:10 mn) 01. Fair And Free 02. Clashing Daily 03. Holding One 04. Through The Mirror 05. The Richest Day 06. Wise Guy 07. Drops In My Head 08.Story Of The Next Day