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The Moor – Year of the Hunger

Après une entrée sur la pointe des pieds via un premier EP édité uniquement au format digital, les italiens de THE MOOR font finalement leur grande entrée sur scène via un premier album titré Year Of The Hunger. Les fans de la première heure, déjà possesseurs de l’EP, risquent d’être un peu déçus car on retrouve les 5 compositions déjà disponibles au sein de cet amuse-bouche. Espérons pour eux que Lion Music propose un rabais pour leur fidélité.

Comme le précisais déjà notre ami Méliadus (chronique ici), la musique de THE MOOR est assez complexe tant elle mélange les styles et les atmosphères. C’est une bonne chose que les italiens ne se soient fixés aucune limite stylistique mais l’album en perd d’autant en cohérence. Une fois cet élément pris en compte, il faut bien avouer que le cocktail proposer est assez agréable. Dans une veine assez moderne, très à la mode en ce moment, les transalpins explorent de nombreux univers et les fans habituels du label Lion Music risquent d’être surpris par les nombreuses touches extrêmes dispersées ici et là. C’est assez logique puisque, rappelons-le, nous retrouvons les guitaristes (Enrico Longhin, Davide Carraro), le chanteur (toujours Enrico Longhin), et le bassiste (Massimo Cocchetto) de l'ancien groupe de death metal symphonique BLEED IN VAIN. Le propos est assez lourd et bourré d’énergie avec l’utilisation parcimonieuse de growls. La musique de THE MOOR se veut aussi très technique et emprunte bien souvent des chemins assez tortueux. Seul les auditeurs les plus courageux et persévérants iront jusqu’au bout de la démarche. Le mélange des styles, tantôt rock puis métal prog, tantôt death dans certains riffs complique encore plus la tâche. Les compositions ne sont pas immédiatement accessibles et ne se dévoilent que progressivement.

Au final, les italiens de THE MOOR font le preuve d’un gros potentiel mais le propos reste encore un peu trop décousu et manque un chouia de cohérence. L’impression de patchwork nuit à l'ensemble et l’immersion complète dans le musique du groupe est éprouvante. Il manque des compositions fortes à même de remporter tous les suffrages. Attendons la suite.

Oshyrya (07/10)

 

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Lion Music / 2012

Tracklist (54:43 mn) 01. Hyperuranium 02. The Others 03. The Road 04. Covered 05. Year Of The Hunger 06. Clouds and Shales 07. Before Abigail 08. Liquid Memories 09. Antikythera 10. Venice 11. The Arising of Volition 12. Venice (instrumental)

9MM – Volle Kraft Voraus

Je vois arriver ce nouvel album de 9MM avec un franche méfiance. Malheureusement pour moi, les allemands et le label Napalm Records ont décidé de poursuivre leur collaboration et voici un deuxième album après un Dem Teufel ein Gebet (chronique ici) déjà pas folichon. Donc on reprend les mêmes et on recommence. La recette elle n’ont plus n’a pas changé, les teutons proposent toujours un métal archi-classique et déjà entendu 250 fois qui évoque des groupes cultes comme MOTÖRHEAD ou encore ROSE TATOO. Il ne s’agit cependant que d’une évocation tant ces ritournelles basiques et sans imagination disparait de la mémoire aussi vite qu’un verre de bière à l’Oktoberfest. On ne peut pas forcément beaucoup le reprocher à 9MM, ils ont fait le choix d’un positionnement musique de bar / bande sonore de beuverie, pourquoi pas…

La bonne surprise vient du son, la production est claire et puissante. Dommage que cela ne soit mis au service que de ces chansons éculées et sans saveur. Bon allez, pour être honnêtes, quelques refrains restent sympathiques et le degré d’alcoolémie augmentant, on a vient à être moins sévère avec Volle Kraft Voraus. Par contre, je persiste et signe par rapport à ma précédente chronique, à jeun, le cocktail a franchement du mal à passer. Peut-être conscients de leurs limites, les teutons proposent des compositions très courtes, calibrées et l’album ne dépassent pas les 39 minutes. Le chanteur a autant de talent et de subtilité qu’un bulldozer et les paroles ne volent pas bien hautes. Dommage car techniquement, 9MM ne semblent pas composés de manchots derrière leurs instruments.

Les Bandidos ou autres Hells Angels qui nous lisent pourraient apprécier ce German Rock, j’ai quelques doutes pour les autres. Je me suis beaucoup ennuyé à l’écoute de cet album et ma cave à vin est malheureusement vide aujourd’hui. Il me manque l’élément indispensable pour pouvoir trouver un quelqueconque intérêt à la musique de 9MM.

Oshyrya (05/10)

 

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Napalm Records / 2012

Tracklist (38:56 mn) 01. Geh mir aus den Augen 02. Jetzt feiern wir 03. Volle Kraft Voraus 04. Libertad o Muerte 05. Nacht der Werwölfe 06. Mainstream 07. Dem Freund die Hand – Dem Feind die Stirn 08. Im Namen des Herrn? 09. Meine Kinder 10. Popstars 20/15 11. Ich will hier raus 12. Prosit

Solisia – UniverSeasons

On ne va pas se voiler la face, très peu d’entre vous ont déjà entendu parler du groupe italien SOLISIA et de son premier album Ordinary Fate. Nous devons être 3 ou 4 à suivre consciencieusement l’actualité du métal mélodique/symphonique italien proposé par de petits labels comme Underground Symphony. Il faut dire que plus d’une décennie d’albums intéressants mais dotés d’une production indigne ont pu refroidir les plus courageux. La technologie aidant et se démocratisant, ce cliché devient de moins en moins vrai et désormais les productions originaires de l’autre côté des Alpes sont dans la moyenne. C’est bien le cas ici, il faut dire que SOLISIA n’est pas constitué de perdreaux de l’année, le groupe existe depuis 2006. Ils reviennent avec un deuxième album, UniverSeasons, cette fois chez Scarlet Records.

Les plus chagrins d’entre vous me diront qu’il s’agit d’un groupe de plus dans la catégorie déjà surchargée du métal mélodique à chanteuse. C’est pas faux mais si qualité et quantité peuvent parfois faire bon ménage. A l’écoute de cet album, on pense assez naturellement à l’école néerlandaises et en particulier à DELAIN. Il faut dire que le chant n’est pas lyrique et que la voix d’Elie Syrelia présente quelques similitudes avec celle de Charlotte Wessels. Et musicalement également les groupes sont assez proches bien sur SOLISIA préfère mettre l’accent sur les guitares par rapport aux claviers à l’inverse de DELAIN. Les différentes compositions sont bien calibrées autour des 4-5 minutes et tiennent bien la route. Les mélodies sont agréables, catchy, simples et directes. Quelques nappes ici et là épaississent le propos et donne un peu plus de consistance aux atmosphères. Andrea Arcangeli (DGM) à la basse imprime aussi le rythme avec la précision d’une métronome. SOLISIA a voulu relevé le défi de proposer un album concept où tous les titres sont reliés entre eux autour du thème de la condition humaine. Tout un programme. Le son est très bon, la production reste constante, puissance et claire tout au long de l‘abum. Beau travail réalisé par Simone Mularoni (DGM) aux Domination Studios. Toujours sur la forme saluons la belle pochette de l’album, œuvre de l’artiste française Alexandra V Bach (KAMELOT, ADAGIO, OPERATIKA – site internet ici).

Pour son deuxième album, SOLISIA signe un très bon album, solide et inspiré. Il faudra maintenant vérifier qu’ils sont aussi convaincants sur scène. Vous pouvez déjà noté sur vos tablettes le PPM Fest 2013 du 12 au 14 avril prochain en Belgique pour en avoir le cœur net.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Scarlet Records / 2012

Tracklist (49:33 mn) 01. UniverSeason 02. The Gun Fall Silent 03. Kiss the Sky 04. Mind Killer 05. All I want 06. Betrayed By Faith 07. Dirty Feeling 08. From Dusk Till Dawn 09. Symbiosis 10. The Queen’s crown 11. I loose Myself