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Cet album a absolument tout pour me plaire. Tous mes ingrédients favoris semblent être rassemblés, de façon presque cliché, pour faire s’envoler mon niveau de dopamine. Si je résume : un groupe de power symphonique italien, une jolie pochette, un sujet fantasy, une jolie intro instrumentale et des tonnes de claviers. Oukaidi oukaida, 9/10, chro bouclée, une bonne chose de faire… Malheureusement après ces quelques minutes d’extase la réalité est un peu plus complexe.

WIND ROSE est donc un groupe de Power métal symphonique né en 2007 d’abord comme cover band pour DREAM THEATER, SYMPHONY X et BLIND GUARDIAN. Le line-up est enfin complet en 2009 et les transalpins commencent alors à composer du matériel original. Un premier EP, éponyme et autoproduit sort en 2010 sous la férule de Cristiano Bertocchi (aussi connu sous le nom de Chris Breeze, ex-VISION DIVINE, ex-LABYRINTH). Le succès de ce premier opus pousse le groupe à persévérer et ils font donc leur entrée sur la scène métal européenne via un premier album, Shadows over Lothadruin, édité par Bakerteam Records.

Tout commence donc pour la mieux avec un joli introduction instrumentale, épique à souhait. Après les choses se corsent un peu et relativisent mon beau rêve. La production est correcte mais le son reste un peu « brut » mais surtout les compositions manquent de caractère et de maestria. C’est du typique speed métal symphonique italien avec de nombreuses bonnes idées mais il manque quand même l’ingrédient magique qui transforme le plomb en or. Les chansons se tiennent mais elles restent dans l’ensemble brouillonnes et Francesco Cavalieri derrière le micro manque de constance et de maitrise. Shadows Over Lothadruin est loin de manquer d’attrait mais WIND ROSE est un groupe assez jeune, peu expérimenté et cela s’entend. Malgré toute la bonne volonté et le talent des cinq italiens, ils sont encore bien loin des ténors du genre. Sans parler des parrains de RHAPSODY, KERION, DRAGONLAND ou même plus récemment FOGALORD font mieux. Les accents sont assez marqués, aussi bien au niveau du chant principal que des interludes. C’est un peu dommage…

Sans démériter, WIND ROSE fait encore son apprentissage et ce premier album est encourageant malgré ses défauts. La concurrence est très rude et les italiens n’ont pas choisi le créneau le plus simple. Encourageons-les à travailler encore plus fort et nous serons prêts à nous enthousiasmer pour le prochain album.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Bakerteam Records / 2012

Tracklist (67:22 mn) 01. (Awakening) 02. The Endless Prophecy 03. (The Tournament) 04. Siderion 05. (The Grand March) 06. Son Of A Thousand Nights 07. The Fourth Vanguard 08. (Dark Horizons) 09. Majesty 10. (The Havoc) 11. Oath To Betray 12. Led By Light 13. (Sacred Fount) 14. Moontear Sanctuary 15. (Vererath) 16. Close To The End

Volksmetal

Difficile de savoir par quel angle prendre cet album qui ressemble joyeusement à une vaste blague Disons que cet album, typiquement teuton, surfe sur la vague de la musique métal festive (à la KONTRUST) en mélangeant métal et accordéon pour ce qui sonne comme la bande-son idéale de l’Oktoberfest. C’est très amusant à écouter une ou deux fois, surtout avec 4 grammes d’alcool dans le sang, pour le délire et ensuite basta. On se lasse quand même assez vite.

Le pire c’est que cet album a été fait assez sérieusement. Il n’y a rien d’absolument innommable ou de vraiment inécoutable. On sent bien que les musiciens se sont fait plaisir à essayer d’être bien ridicule et introduisant un maximum d’élément de la musique folklorique d’outre-rhin. Et je pense qu’en tant qu’alsacien, je suis assez habitué et vacciné contre ce type de musique. Les français de l’intérieur risquent quant à eux de moins goûter la blague. Cela n’a pas le goût sérieux, soigné, du travail d’un KONTRUST ou KORPIKLAANI.

Cela n’a l’air de rien mais à lire le site internet, VOLKSMETAL multiplie les concerts et ils doivent faire un malheur sur les scènes germaniques. A l’image d’un JBO, ils mettent l’ambiance et assurent la bonne humeur en festival ! Sur disque l’intérêt est proche du néant, ou alors juste pour lancer la conversation lors d’une soirée entre amis… Amateurs de tuba, d’accordéon et de métal vous trouverez ici votre bonheur. Les autres, passer votre chemin jusqu’au prochain Wacken et Summer Breeze.

Oshyrya (05/10)

 

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Premium Records (Soulfood Music) / 2012

Tracklist (37:14 mn) 01. Da Deifel is a Oachkatzerl 02. Da Mäddelbänger 03. Fürstenfeld 04. Geh lass ma mei Ruah 05. Bayer 06. Brutaler Modelwahn 07. Mausig schaut mei Alte aus 08. Säuferjodler 09. Küss die Hand Herr Kerkermeister 10. Die oide Goass 11. O'Zapft is 12. Volksmetal Thema

WildeStarr – A Tell Tale Heart

WILDESTARR est un groupe originaire la baie de San Francisco qui n’évolue pas dans le registre thrash comme ses prestigieux camarades d’EXODUS, TESTAMENT ou METALLICA. Et pourtant comme eux, ils mettent leurs gonades sur la table et ne font pas de quartier pour le plus grand plaisir (ou pas) de l’auditeur. Le groupe est subtilement constitué de Dave STARR (guitares et basse) qui a connu son heure de gloire au sein de VICIOUS RUMORS et London WILDE, chanteuse et claviériste bien connue de la scène métal américaine. Ces deux-là joignent leur forces en 2003, recrute un batteur et sortent en autoproduction en 2009 un premier opus titré Arrival dans un style proche de JUDAS PRIEST, SAVATAGE ou encore CRIMSON GLORY. Ils remettent le couvert cette année, en étant signé cette fois-ci chez Scarlet Records, avec A Tell Tale Heart.

DORO fait des émules et WILDESTARR utilise les mêmes ficelles que la belle allemande. La musique est très classique, un métal puissant tout en restant mélodique avec la voix grave et chaude de la blonde London WILDE. Rien de bien compliqué au menu avec des rythmiques lourdes, des riffs rapides et acérés et des refrains catchy. La chanteuse en fait beaucoup mais cela fait partie des charmes de cet exercice. On trouve ici et là des chœurs qui dégouline de testostérone et les paroles sont inspirées du travail d’Edgar Allen Poe. Que dire de plus ? Et bien pas grand-chose tant l’album est classique, le travail a été accompli avec honnêteté, on nous trouve pas ici de foutage de gueule. Nos amis ont assez roulé leurs bosses pour savoir comment proposer un album solide mais sans grande prétention.

Pas sûr que WILDESTARR puisse rencontrer beaucoup d’écho et surtout un public en Europe. Le groupe manque caractère pour pouvoir faire son trou et tourner hors de sa Californie natale. Certains diront que c’est déjà pas mal. A défaut d’avoir des idées originales, ils ont le soleil…

Oshyrya (06/10)

 

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Scarlet Records / 2012

Tracklist (48:20 mn) 01. Immortal 02. Transformis Ligeia 03. A Perfect Storm 04. Valkyrie Cry 05. Last Holy King 06. In Staccata 07. Not Sane 08. Seven Shades of Winter 09. The Pit or The Pendulum 10. Usher in The Twilight