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Whyzdom – Blind ?

Dans le concert de louanges qui avait accompagné, dans le landerneau français, la sortie du premier album, From the Brink of Infinity (chronique ici) de nos compatriotes de WHYZDOM, Métal Chroniques s’était encore une fois distingué. J’ai été, en effet assez sévère avec un groupe au gros potentiel mais qui se révélait être trop brouillon, ne parvenant pas à se hisser au niveau de ses ambitions artistiques. De l’eau a coulé sous les ponts depuis 2009, exit Telya Melane, exit Clémentine Delauney et le groupe prend un nouveau départ avec Elvyne Lorient derrière le micro.

Annonçons d’entrée la couleur, nous sommes presque soulagés à l’écoute de « The Lighthouse » qui ouvre l’album. Le titre est direct, très efficace et le refrain fait mouche. La nouvelle arrivée impose immédiatement son talent et à part un léger accent, elle offre une très belle prestation. Je continue de trouver étranges certaines orchestrations que l’on peut entendre à l’arrière-plan. Très agréables sur le refrain, cela part parfois dans des grandes envolées un peu inutiles. Mais le propos général est plus clair, plus posé et l’auditeur peut suivre une ligne mélodique cohérente. Cette bonne impression se confirme avec les chansons suivantes qui tiennent toutes bien la route. Saluons le gros travail réalisé au niveau des chœurs et des orchestrations. Blind ? est un album très riche, touffu mais tout est savamment organisé. Les lignes de chant ont également été finement ciselées pour gagner en intensité et on se laisse porter avec plaisir par les flots mélodiques engendrés par WHYZDOM.

Le groupe ne se moque pas de ces fans et propose encore une fois un sacré pavé avec 77 minutes de musique. L’auditeur sort de ce voyage épuisé, les yeux écarquillés devant la myriade de couleurs et d’univers traversés. Les français sont allé encore plus loin dans le développement du côté visuel de leur musique. La dimension musique de film de composition comme « On The Road to Babylon » est assez remarquable. La démesure de la musique de WHYZDOM est toujours présente mais elle est cette fois-ci canalisée et elle sert la musique au lieu de la desservir. L’abandon du chant extrême (2 mots dans « The Foreseer », ça ne compte pas) est aussi une sage décision, cela sonnait artificiel et opportuniste.

Avec Blind ? je n’ai pas l’impression d’écouter le même groupe qui a sorti From the Brink of Infinity en 2009. A croire que ce premier n’était qu’un brouillon et que WHYZDOM fait ici la preuve de son véritable talent. C’est vraiment le jour et la nuit et Elvyne Lorient fait partie de ce petit miracle. Un grand bravo à tous pour la très belle performance d’ensemble, A la manière d’un DIABULUS IN MUSICA, les français viennent de se repositionner comme de très sérieux challengers face aux EPICA, NIGHTWISH et autres WITHIN TEMPTATION.

Oshyrya (8,5/10)

 

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Scarlet Records / 2012

Tracklist (77:15 mn) 01. The Lighthouse 02. Dancing With Lucifer 03. Cassandra's Mirror 04. On The Road to Babylon 05. Paper Princess 06. The Spider 07. The Wolves 08. Venom And Frustration 09. Lonely Roads 10. The Foreseer 11. Cathedral Of The Damned

Ma première impression concernant The Serpentine Ritual, le premier album d’un nouveau groupe américain est assez étrange. Rien qu’à la lecture de la biographie accompagnant le disque j’ai cru faire face à un empilement de noms et de références. Créé en 2010, KILL RITUAL est formé du guitariste Steven Rice et du batteur Wayne DeVecchi, tous deux ex-IMAGIKA, de Roberto Proietti (guitares, ex-ELDRITCH), Danyael Williams (basse, ex-DARK ANGEL) et de Josh Gibson au chant. Tout ce petit se retrouve en Californie, dans la Bay Area, et décident de collaborer. Cet opus a été mixé par Andy La Rocque (KING DIAMOND) qui assure aussi un solo et la pochette est l’œuvre de Jobert Mello, un artiste brésilien ayant déjà travaillé avec SABATON et BAD COMPANY. Voilà voilà avec tout cela nous ne sommes pas plus avancés mais toutes ces étiquettes doivent rassurer les labels je suppose.

Et la musique, me direz-vous ? The Serpentine Ritual s’avère être un vaste melting-pot où se côtoie thrash, classique, prog et Power métal selon les compositions. C’est en tout cas pas très subtil et plutôt bourrin. On trouve ici et là quelques traces de finesse à travers de subtiles harmonies à deux guitares mais c’est à peu près tout. C’est le chant qui m’a le plus marqué sur cet album et ce n’est pas un compliment. Josh Gibson développe un style un peu criard qui a vite fait de me saouler. Les titres rapides s’enchainent sans temps morts et font l’effet d’un rouleau-compresseur sur ma tête. Une douleur sourde monte progressivement et me pousse à rapidement conclure cette chronique. Les compositions sont beaucoup trop basiques, sans parler d’originalité, elles manquent de caractère et d’impact tout simplement. Dommage techniquement ce ne sont pas des manchots à la manœuvre mais aucune magie n’émerge de ces compositions et je me suis bien vite ennuyé.

Quand je sors de l’écoute d’un album sans pouvoir me souvenir de la moindre mélodie que je rêve d’avoir un cachet d’aspirine sous le main, cela ne sent pas le chef d’œuvre. Trop bêtement bourrin, trop décousu, l’empreinte laissée par The Serpentine Ritual est loin d’être positive. KILL RITUAL a beau être composé de musiciens expérimentés et sans doute même doués, la mayonnaise ne prend pas.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Scarlet Records / Rock n'Growl Promotion – 2012

Tracklist (59:24 mn) 01. The Serpentine Ritual 02. Torn Down 03. Time To Kill 04. Ambush 05. Old School Thrasher 06. Coat Of Blood 07. Cold Hard Floor 08. Law Of The Land 09. Prisoner Of The Flesh 10. My Neighborhood (bonus track)

Khaøs – Khaøs Rising EP

KHAOS est né en juin 2012 avec l’idée de proposer une musique honnête et sans compromis. Les quatre artistes à la base de ce projet ont l’ambition de remettre la musique au centre de tout, de laisser la créativité et l’énergie de chacun s’épanouir hors de tout carcan stylistique. Beau projet sur le papier et on va pouvoir vite juger de la véracité de ces déclarations. Petite particularité, KHAOS est né sur Internet car nos amis n’ont jamais joué ensemble dans la même pièce. De ce drôle de processus 5 compositions sont nées de l’esprit de Chandler Mogel (chant, OUTLOUD), Mark Rossi (guitares, TRIBAL), N I c Angileri (basse, JORN) et Trevor Franklin (batterie, ELIS) sous la supervision du producteur Rolf Munkes. Beaucoup d’expérience rassemblée mais cela ne garantit en rien la qualité du produit final.

Finalement, à l’écoute de cet EP, on peut d’emblée préciser que KHAOS propose un rock typé alternatif bien burné et plutôt inspiré. Les compositions sont très directes et vont au plus simple. La mélodie est privilégiée et se veut attrayante. De grosses responsabilités pèsent sur les épaules de Mogel qui doit faire vivre et insuffler une âme à ces compositions. Le groupe alterne intelligemment les ambiances et les rythmes pour éviter de lasser. Les titres s’enchainent sans fausse note mais l’enthousiasme se dissipe petit à petit. Sans démériter, KHAOS manque de caractère et on oublie assez rapidement ces chansons.

Cet EP était un ballon d’essai et permettait de vérifier si le groupe pouvait accoucher de compositions intéressantes. Le pari est réussi mais il faudra encore travailler pour rendre l’album en préparation plus attractif. KHAOS fait la preuve d’un beau potentiel mais la concurrence est rude. On attendra donc 2013 pour se faire une opinion définitive.

Oshyrya (6,5/10)

 

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MarkRossi Records / GerMusica Promotion – 2012

Tracklist (33:59 mn) 01. Distress Signal 02. Hated 03. Reason to die 04. Mind violence 05. Perfect future 06. Reason to die (radio edit) 07. Perfect future (radio edit)