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Dans le petit monde du métal mélodique ou symphonique italien quelques grands noms s’imposent immédiatement à l’esprit des fans : Luca Turilli, Alex Staropoli, Fabio Lione ou encore Olaf Thörsen. Un nouveau personnage tente désormais de faire son trou aux côtés de ses références : Dany All. Ce jeune claviériste/chanteur a beaucoup d’ambition et mène tambours battants ses projets depuis quelques années. Ses premières apparitions discographiques sont récentes, il apparait au grand jour en rejoignant les rangs de SYNTHPHONIA SUPREMA avec qui il réalise deux albums The Future Ice-Age (2010) et Synthphony 001 (2006). Mais ce projet ne lui suffit pas et il décide de se lancer en 2008, en parallèle, dans une nouvelle aventure FOGALORD. Une première démo trois titres nait puis le transalpin décide de franchir le Rubicon et de s’attaquer à l’enregistrement d’un premier album. Voici donc les débuts de FOGALORD avec A Legend To Believe In.

On prend les mêmes et on recommence car Dany All est à nouveau entouré ici de ses collègues de SYNTHPHONIA SUPREMA et de nombreux invités parmi lesquels : l’ex-RHAPSODY Alessandro Lotta, deux membres d’ANCIENT BARDS Claudio Pietronik ainsi que et Martino Garattoni (bass) et enfin Pier Gonella de LABYRINTH, NECRODEATH et MASTERCASTLE. Renforcé de cette fine équipe, le claviériste propose un concept-album basé sur l’histoire de la fondation de sa ville natale, Carpi dans la province de Modène, en Émilie-Romagne.

Comme le dit la biographie fournie par le label, il est désormais presque impossible de proposer quelque chose de nouveau et d’original dans ce style mais l’essentiel et d’offrir un travail sérieux et inspiré. FOGALORD évolue donc le style Power métal symphonique et épique et suit les traces des RHAPSODY, DRAGONLAND et autres FAIRYLAND. Amateurs de riffs tranchants, de nappes de claviers innombrables et d’orchestrations grandiloquentes vous allez être servis. Les autres risquent de ne pas apprécier l’orientation très musique de film choisie par les italiens, l’utilisation intensive des chœurs et le chant assez aigu. Notre pauvre Poney risque d’en faire une indigestion tant il abhorre tous ces gimmicks chers à mes groupes préférés !

Musicalement aucune surprise les canons du genre sont scrupuleusement respectés et FOGALORD offre une très bonne prestation d’ensemble. Cela va à deux cents à l’heure avec moult montées et descentes de manches et de claviers. Sans renverser la table, les compositions tiennent la route et permettent de secouer gentiment la tête. Dany All assure aussi le rôle de chanteur et il s’en sort avec les honneurs sans atteindre le niveau des ténors du genre. N’est pas Fabio Lione qui veut. Les chansons plus typées folk sont bien là (« The Scream Of The Thunder » ou « The March Of The Grey Army ») avec flutiaux et clavecins. Encore une fois la ressemblance avec un RHAPSODY des débuts est frappante, le coup de patte génial en moins quand même. Certains sons de claviers sonnent un peu datés et le son manque parfois d’énergie même si le niveau général est bon, loin des standards franchement pourris auxquels nous avaient habitués malheureusement les transalpins. Derrière les manettes d’ailleurs ont trouvé un autre grand nom de la scène transalpine : Frank Andiver (ex-LABYRINTH, WONDERLAND, SHADOWS OF STEEL). Le groupe s’en tire bien également dans l’exercice périlleux du morceau de bravoure final. « Of War And Resurrection » affiche plus de 15 minutes au compteur et pourtant on ne s’ennuie pas à son écoute. Belle performance.

Finalement la scène métal symphonique se porte mieux que jamais avec désormais deux entités RHAPSODY, un nouvel album de KERION et de nouveaux acteurs comme ANCIENT BARDS et maintenant FOGALORD. Les amateurs sont comblés ! Attention quand même à l’indigestion, cela ressemble fortement à Legendary Tales et Symphony of Enchanted Lands qui datent quand même de près de 15 ans. La nouvelle génération travaille dure mais ne parvient pas à complétement rivaliser avec ces deux joyaux.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Limb Music / 2012

Tracklist (54:29 mn) 01. Follow The Fog 02. At The Gates Of The Silent Storm 03. Black Era 04. The Fog Lord 05. The Scream Of The Thunder 06. A Legend To Believe In 07. The Dark Prophecy 08. A Day Of Fire 09. Our Last Nightfall 10. Strength Of The Hopeless 11. The March Of The Grey Army 12. Of War And Resurrection

Deceit – Nine

DECEIT est un groupe rock italien qui puise ses influences auprès de groupes comme FOO FIGHTERS, QOTSA ou encore ALICE IN CHAINS. Cette aventure a débuté en 2010 avec la sortie d’un EP auto-produit qui a généré des réactions positives pour le groupe et lui a permis de multiplier les concerts. Leur reprise en 2011 du « Teardrop » de MASSIVE ATTACK et la diffusion d’un clip vidéo a rencontré un fort écho sur le net et a augmenté d’autant la notoriété des italiens. Pour continuer à progresser, il fallait que DECEIT se lance dans le grand bain et propose un premier album. C’est désormais chose faite avec Nine.

Nine contient dix chansons rock et ne s’embarrasse pas de superflu. DECEIT va directement à l’essentiel en 4 minutes, un riff de guitare tranchant, une mélodie efficace et un chant bien couillu. Les compositions s’enchainent pied au plancher et il faut attendre « First Father » pour que les transalpins se posent et ralentissent un peu le rythme. Le duo basse/batterie s’en donne à cœur joie et impulse un groove et une énergie communicative aux chansons. Difficle de résister et de ne pas taper du pied et secouer la tête à l’écoute d’un « Out of Project » ou encore de « The Fall ». Mais DECEIT sait aussi se la jouer subtil via un « Around the World » subtil et gorgé d’émotions. La production est très bonne, le son reste constamment clair et chaque instrument trouve naturellement sa place. Nine s’écoute très facilement, et on passe un bon moment. Finalement on ne peut reprocher aux italiens qu’un manque d’originalité, ces chansons sont bonnes mais l’impression d’un déjà-entendu reste tenace. L’accent italien est aussi un peu trop présent au niveau du chant.

DECEIT propose un solide premier album et Nine ne pourra qu’élargir encore leur audience en Italie et en Europe. Un clip a été tourné pour « First Father » et est disponible sur toutes les bonnes plateforme de partage. Si vous cherchez une groupe de rock solide, DECEIT pourrait vous combler.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Scarlet Records / 2012

Tracklist (37:09 mn) 01. Wolfman 02. Out of Project 03. First Father 04. Unreal 05. Around the World 06. Too Fighters 07 Bietto (Jimi Hendrix Never Dies) 08. The Fall 09. My Stupid Revenge 10. Last Song

Malgré tous leurs efforts, les roumains de MAGICA ont toujours évolué dans la deuxième division des groupes de métal symphonique à chanteuse. Sans avoir démérités, ils n’ont jamais su élever leur niveau de jeu au niveau des meilleurs et il manque systématiquement une étincelle pour passer un cap et rentrer en compétition avec les ténors du genre. Mais le groupe mené par la chanteuse Ana Mladinovici et le guitariste Bogdan « Bat » Costea s’entête contre vents et marées et revient avec un sixième album, Center Of The Great Unknown.

Autant le line-up a été à nouveau profondément renouvelé autant musicalement la recette n’a pas bougé depuis les début de MAGICA en 2002. Le métal mélodique proposé ici est très classique avec des mélodies très accessibles, des refrains accrocheurs, quelques soli de guitares ici et là et le chant de Mladinovici. On peut reconnaître aux Roumains un certain savoir-faire pour composer des titres sympathiques à même de plaire au plus grand nombre. Cependant, il manque des chansons fortes et ambitieuses qui pourrait créer l’enthousiasme. L’auditeur retient surtout le refrain, le reste étant souvent interchangeable entre les compositions. Les titres s’enchainent sans créer beaucoup d’émotion, le groupe suit inlassablement la même structure et l’ennui finit par s’installer. Les 4 premières compositions font preuve d’une certaine fraicheur puis MAGICA passe en mode automatique pour n’offrir que le minimum syndical. Mladinovivi propose une prestation honnête mais ses montées dans les aigus pourraient en énerver certains et son chant manque d’expressivité. La production du disque est franchement moyenne et manque d’impact et d’énergie.

Bref je ne vais rédiger des pages et des pages sur ce Center Of The Great Unknown pour vous convaincre que cet album est franchement moyen. On s’amuse pendant 15 minutes avant que le soufflé ne retombe. On saluera la persévérance des Roumains mais il serait vraiment temps qu’ils franchissent un cap et nous proposent un disque léché et efficace.

Oshyrya (06/10)

 

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AFM Records / 2012

Tracklist (48:03 mn) : 01. Center Of The Great Unknown 02. Masterspell 03. King Of The World 04. Open 05. The Earth Is Young?? 06. Step Into The Night 07. No Horizon 08. One Angry Gaia 09. Mark Of Cain 10. Under The Auroras 11. Daca 2012 (bonus track)