Les Avignonnais d’Archenterum déboulent avec une troisième démo composée de six titres bien chiadés et de très bonne facture à la façon d’un Vital Remains ou d’un Divine Heresy. Le seul point noir de ce disque étant la batterie programmée qui vient saper l’excellent travail sur le travail des grattes et des mélodies de basse endiablée.
Du côté des compos ont navigue entre un death technique rapide et maitrisé et des ambiances blacks plus lourdes.
Les grattes se font mélodiques « The Unlife » complexes « Inferno » mélangeant des graves/aigus du plus bel effet au sein desquels se déroulent des déferlantes de basse. Côté chant on oscille entre growls et chant aigus plus black. L’ensemble est cohérent et déroule des ambiances sombres et violentes et c’est d’ailleurs avec « Mad Song » que l’on assiste à ce mélange entre lourdeur d’un black plus traditionnel et violence d’un black death, avec notamment le travail autour de lignes de chant complémentaires qui donnent de l’épaisseur au travail complexe du morceau le plus long de cette démo avec un côté prog’ à la Symbiosis. D’ailleurs le groupe se situe selon moi à mi-chemin entre Carcariass et Symbiosis ce qui est plutôt bon signe si l’on en juge par les excellentes livraisons de ces deux groupes, français, eux-aussi.
Souhaitons à Archenterum un batteur capable d’agréger ses talents aux compos du trio et une prod plus pro pour un album.
Aske (8/10)
Myspace : http://www.myspace.com/archenterum
Site officiel : http://www.archenterum.com/
Creative commons / 2012
Tracklist : ( 23 minutes) : 01 – We Are The Plague 02 – The Unlife 03 – Mad Song 04 – […] 05 – Inferno 06 – Satan Denied

Pour cette chronique, je m’écarterai volontiers un instant de mes contrées habituelles. Marre du Grind, le Death me sort par tous les orifices, le Black me casse un peu les burnes, à force, et puis il fait beau, les filles sont en mini-jupe, le soleil brille, j’ai envie d’un disque frais, simple, sympa, qui me foute la patate le matin tout en me collant un sourire sur la face. Un temps idéal pour Noswad, en somme !
Après leur éviction par Glen Benton, les frères Hoffman – qui officiaient jusqu’alors au sein de Deicide – ont décidé de reprendre le nom initial de leur formation, Amon, et de composer un album en mesure de renvoyer Deicide aux oubliettes, histoire de prouver que Deicide, c’était surtout eux. Revanchards, les frangins Hoffman, et comme la vengeance est un plan qui se mange froid, ils ont pris leur temps. Et pas qu’un peu. Résultat, on avait presque oublié qu’ils étaient encore en vie, ces deux gaillards. Même les labels semblaient les avoir perdus de vue. Résultat, c’est sur une base indépendante que sort désormais Liar In Wait, premier méfait d’Amon depuis des lustres.