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Wedingoth – Alone in the Crowd

Les Lyonnais de WEDINGOTH avaient disparu de nos radars depuis un sacré bout de de temps, depuis 2012 plus précisément et la sortie de leur précédent opus, The Other Side, chez M&O Music (chronique ici). Malgré quelques bons moments, notre camarade Clayman avait été franchement déçu trouvant l’album un peu mou, sans le mordant et la niaque espérée. Cinq ans plus tard, il ne que bien peu de rescapés de cette période, seul Steve Segarra guitariste et géniteur du groupe continue l’aventure et s’est entouré de nouveau camarades de jeu pour ce nouvel opus, Alone in the Crowd.

Après une courte introduction instrumentale, les choses sérieuses débutent avec « Alone In The Crowd Part I ». Et le son qui émerge alors déçoit un peu. Rien de rédhibitoire mais la production générale manque de polish et cela sonne un peu brut de décoffrage. C’est l’occasion de découvrir la nouvelle chanteuse, Maud Hernequet qui a intégré les rangs en 2014. Elle évolue la plupart du temps dans un registre rock à la Doro tout en pouvant s’aventurer si besoin du côté lyrique. Elle laisse une bonne première impression. Elle sait varier son chant et transmettre un large panorama d’émotions. Sur « When The World Collapses » plus sombre et gothique, elle s’efface parfois au profit de Steve Segarra qui apporte le pendant masculin hurlé, le syndrome de la Belle et la Bête. Dans cette atmosphère plus directe et agressive, WEDINGOTH montre un autre visage et sonne bien mieux. Dans les registres rock/hard-rock progressif, les lyonnais ont tendance à se perdre en circonvolutions stériles et l’ennui s’installe vite. WEDINGOTH a tendance a sonné comme un patchwork, des titres à rallonge, trop longs qui par user même les plus courageux. Le contraste entre les deux derniers titres de ce disque est d’ailleurs assez criant. Ils dépassent tous les deux les dix minutes mais autant le tranchant « Beyond Their Lies » parvient à nous tenir en haleine autant « Alone In The Crowd Part II » perd de son intensité et de son intérêt à chaque minute.

Par rapport à The Other Side reconnaissons que de nombreux progrès ont été accomplis. WEDINGOTH continue à vouloir naviguer entre deux eaux et cela n’aide pas à donner une cohérence à leur démarche musicale. Alone in the Crowd sonne décousu et Steve Segarra semble se faire plaisir et veut trop en faire. Il est talentueux sans aucun doute mais devrait mieux canaliser sa créativité. Attendons de les voir sur scène pour se faire une opinion plus définitive.

Oshyrya (06/10)

 

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Autoproduction – Dooweet / 2016

Tracklist (57:23 mn) 01. …—… 02. Alone In The Crowd Part I 03. When The World Collapses 04. The Painter 05. Evolat 06. Sing The Pain 07. Beyond Their Lies 08. Alone In The Crowd Part II

A chaque écoute de cet album des niçois d’UNTIL THE UPRISING une petite voix me susurrait dans l’oreille MESHUGGAH et parfois aussi ajoutait un PERIPHERY. Vous l’aurez compris, le trio évolue dans un style métal très technique, djent qui fait honneur aux deux groupes mentionnés ci-dessus.

Né en 2008 sur la Côte d’Azur, il ne faudra qu’un an aux niçois pour affiner leur style et leur identité musicale en publier un premier EP six titres titré The Awakening of the Damned. Ajoutez quatre années de travail supplémentaires et vous obtenez un premier album, Twisted Reality en 2014. La machine étant désormais lancé sur de bons rails, deux ans plus tard arrive déjà le second opus, Out of Time.

L’album s’ouvre sur une pièce instrumentale qui prouve d’entrée sur le trio en a sous la pédale et ne s’est pas lancé à la légère à l’abordage de ce style djent si casse-gueule par la maîtrise technique de haut-niveau qu’il impose. Ils ne sont que trois, Michel Beneventi au chant et à la guitare, Anthony Cresp à la guitare et Philip Sleiman à la batterie et pourtant il dégage une belle énergie. Ce « 2.5 Billion Seconds » s’inscrit dans une veine très métal progressif à l’image de ce que peut faire un DREAM THEATER qui reste également un de leur principale influence. Cette composition passe toute seule et glisse avec naturelle tout au long de ses quatre minutes. Les choses sérieuses débutent tout de suite après avec « Invisible Cages ». Le propos se fait nettement plus agressif avec un Michel Beneventi qui affiche un joli brin de voix, aussi bien en chant hurlé qu’en chant clair pour le refrain.

Techniquement les trois compères ne sont pas en reste et déploie toute la panoplie djent sous nos yeux, rythmiques étranges, morceaux de bravoure technique en veux-tu en voilà, changement d’atmosphères et d’intensités… le panorama se dessine sous nos yeux, un métal progressif hyper technique se mélange à des touches old-school complété d’une grosse louche d’extrême. Mais malin, UNTIL THE UPRISING n’est pas tombé dans le panneau djent et a su combattre les écueils habituels du genre : des titres à rallonge qui tombent dans la démonstration technique et tombent inlassablement dans l’ennui profond. Contrairement à un PERIPHERY qui n’arrête pas de pêcher de ce côté-là, les niçois ont pris la sage décision de faire court et concis. Chaque titre tourne autour des quatre minutes et évite ainsi de diluer plus que de mesure son propos. Cette démarche permet au trio de gagner en efficacité et en impact.

Avec Out of Time, UNTIL THE UPRISING frappe fort et bien. Tout un chacun ne pourra qu’être impressionné par la qualité de travail fourni et l’énergie déployée par les niçois. Les concerts donnés aux côtés de pointures métal comme DAGOBA, WE BUTTER THE BREAD WITH BUTTER, ou encore ATLANTIS CHRONICLES les ont fait progresser dans la maitrise subtile de leur art. Ils ne sont que trois mais ils ont les armes pour en découdre avec le haut du panier.

Oshyrya (08/10)

 

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Klonosphere / 2016

Tracklist (39:41 mn) 01. 2.5 Billion Seconds 02. Invisible Cages 03. Embrace The Uncertainty 04. Our Target 05. Another Dimension 06. Nothingness 07. Seize Your Life 08. Out of Time Part 1 09. Out of Time Part 2

Our Blond Covers – Die & Retry

Pour commencer une question sur la forme. A-t-on ici affaire à un EP ou à un album complet ? Avec sept titres et à peine trente minutes au compteur, nous sommes en droit de nous interroger. Vu que leur EP, The Lost Side of the World (chronique ici) sorti en 2015 affichait une durée de dix-neuf minutes, il semble qu’OUR BLOND COVER considère Die & Retry comme un album ce qui fait franchement chiche.

On ne change pas une recette gagnante et après avoir tourné outre-manche pour se frotter au public britannique, les voici de retour avec sept nouvelles chansons sous le bras. Ils aiment synthétiser leur philosophie du rock à travers cette phrase de Dave GROHL, «I don’t want to be perfect. I want to be badass». On retrouve d’ailleurs ce petit côté FOO FIGHTERS (à la « Learn to Fly ») dans un « Die & Retry » simple mais immédiatement accrocheur. Les chansons de ce disque ne cherchent pas mise à quatorze heure et vont à l’essentiel, calibrées autour du seuil fatidique des quatre minutes. La dimension beaucoup plus rock alternatif US / stoner du groupe apparait dès « Maniac » et prouve que nos compatriotes ont plus d’une corde à leur arc. Le refrain claque et le riff principal vous rentrera rapidement dans la tête. Les titres s’enchainent avec naturel et sans fausse note. Les rythmes et l’intensité varie régulièrement et évite de s’ennuyer. Maxime Guibert offre une belle prestation derrière son micro, il offre un large panorama de ses capacités vocales et parvient à transmettre une belle émotion. Die & Retry fait mouche et aucune composition ne semble plus faible que les autres. Cela laisse d’autant plus de regret face aux maigres sept nouvelles chansons proposées ici. Avec trois de plus pour atteindre un pénible quarante minutes n’aurait pas été de trop.

Les bonnes dispositions de l’EP publié en 2015 se voient confirmer ici. OUR BLOND COVERS possède un vrai talent pour distiller de solides pépites rock sur un large spectre, du presque pop au stoner plus enraciné. La campagne Indiegogo visant à financer cet album n’ayant pas été un franc succès, OUR BLOND COVER a peut-être dû faire contre mauvaise fortune bon cœur et se limiter à sept chansons. Espérons que la suite arrive rapidement.

Oshyrya (08/10)

 

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Autoproduction – Dooweet / 2016

Tracklist (30:32 mn) 01. Die & Retry 02. Maniac 03. Left Away Without A Trace 04. Deaf Tones 05. Artificial 06. Something Wrong 07. Voices