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Our Blond Covers – Die & Retry

Pour commencer une question sur la forme. A-t-on ici affaire à un EP ou à un album complet ? Avec sept titres et à peine trente minutes au compteur, nous sommes en droit de nous interroger. Vu que leur EP, The Lost Side of the World (chronique ici) sorti en 2015 affichait une durée de dix-neuf minutes, il semble qu’OUR BLOND COVER considère Die & Retry comme un album ce qui fait franchement chiche.

On ne change pas une recette gagnante et après avoir tourné outre-manche pour se frotter au public britannique, les voici de retour avec sept nouvelles chansons sous le bras. Ils aiment synthétiser leur philosophie du rock à travers cette phrase de Dave GROHL, «I don’t want to be perfect. I want to be badass». On retrouve d’ailleurs ce petit côté FOO FIGHTERS (à la « Learn to Fly ») dans un « Die & Retry » simple mais immédiatement accrocheur. Les chansons de ce disque ne cherchent pas mise à quatorze heure et vont à l’essentiel, calibrées autour du seuil fatidique des quatre minutes. La dimension beaucoup plus rock alternatif US / stoner du groupe apparait dès « Maniac » et prouve que nos compatriotes ont plus d’une corde à leur arc. Le refrain claque et le riff principal vous rentrera rapidement dans la tête. Les titres s’enchainent avec naturel et sans fausse note. Les rythmes et l’intensité varie régulièrement et évite de s’ennuyer. Maxime Guibert offre une belle prestation derrière son micro, il offre un large panorama de ses capacités vocales et parvient à transmettre une belle émotion. Die & Retry fait mouche et aucune composition ne semble plus faible que les autres. Cela laisse d’autant plus de regret face aux maigres sept nouvelles chansons proposées ici. Avec trois de plus pour atteindre un pénible quarante minutes n’aurait pas été de trop.

Les bonnes dispositions de l’EP publié en 2015 se voient confirmer ici. OUR BLOND COVERS possède un vrai talent pour distiller de solides pépites rock sur un large spectre, du presque pop au stoner plus enraciné. La campagne Indiegogo visant à financer cet album n’ayant pas été un franc succès, OUR BLOND COVER a peut-être dû faire contre mauvaise fortune bon cœur et se limiter à sept chansons. Espérons que la suite arrive rapidement.

Oshyrya (08/10)

 

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Autoproduction – Dooweet / 2016

Tracklist (30:32 mn) 01. Die & Retry 02. Maniac 03. Left Away Without A Trace 04. Deaf Tones 05. Artificial 06. Something Wrong 07. Voices

Rien qu’à voir la pochette de cet EP, avant même d’avoir pu écouter la moindre note, j’aurais parié sur un disque de rock progressif. Et bien perdu, il y est bien question de rock ici mais plutôt de rock / hard-rock alternatif à l’américaine, dans la veine des NICKELBACK ou PEARL JAM. Le groupe nait dans la capitale en 2014 et a profité de toutes les opportunités pour se produire en concert sur toutes les scènes qui voulaient bien les accueillir. Il était temps d’avoir une carte de visite discographique. C’est chose faite avec cet EP, When It’s Done.

Le premier contact avec le groupe se fait via un « Scream » au démarrage tonitruant, lourd, puissant, racé avant que l’orage se calme via la voix de Julien Boireau. LEAVING PASSENGER semble prendre un malin plaisir à ainsi varier les plaisirs en jouant, au sein d’un même morceau, sur divers niveau d’intensité. Dans l’ensemble assez courtes et calibrées entre trois et cinq minutes, les six compositions présentées ici tiennent franchement bien la route. L’écoute reste agréable tout au long des presque trente minutes que dure When It’s Done. Cependant, pour rivaliser avec leurs modèles il manque encore ce côté imparable et hyper accrocheur qui fait la marque de fabrique des nord-américain. Ici, pas de refrain qui claque et de mélodie qui vous rentre dans la tête au bout de deux écoutes. Il faut faire preuve de plus de patience et laisser le propos infuser dans son esprit. Au niveau technique rien à redire, la production s’avère limpide et insuffle l’énergie nécessaire pour mettre en valeur chacune des chansons.

L’EP se termine joliment par le titre éponyme, plus long, qui fait office de synthèse du style et du savoir-faire de LEAVING PASSENGER. Ainsi armé, le quartet possède de solides arguments à faire valoir. Souhaitons-leur de continuer leur parcours sur scène pour encore affiner leur démarche musicale et nous proposer un premier album renversant.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction – Dooweet / 2016

Tracklist (29:37 mn) 01. Scream, 02. Running Back To Me, 03. I Don’t Care, 04. Better Place, 05. Lies on the floor, 06. When it’s Done

GLOWIN SHADOW est un groupe de rock alternatif français, de Paris, fondé en 2013. C’est ne pas nous qui le disons mais c’est le quintet lui-même. Désormais, cette étiquette de « rock alternatif » ne peut qu’aiguiser la curiosité ou au contraire effrayer le chaland tant elle ne veut plus vraiment rien dire. Tout le monde utilise se terme « alternatif » à toutes les sauf, sinon c’est souvent « progressif ». Comprenne qui voudra.

Après avoir publié très rapidement deux EP, il était grand temps pour GLOWIN CLOWN de sortir un LP. Nous aurions aimé avoir de nouvelles chansons inédites mais les parisiens ont fait le choix de regrouper sur un album le fruit de leur deux sorties précédentes agrémenté de quelques bonus dont l’intérêt reste assez limité. Ils ont raison d’être fiers du travail précédemment accompli et de vouloir donner une nouvelle chance à ces compositions mais cela fait un peu chiche. Donc pour résumer, ce disque reprend le contenu de Ghosts, Fools & Fakes – EP volume 1 et 2 de 2014 et 2015. Cependant un travail de remasterisation a été réalisé sur certains titres pour les remettre au goût du jour je suppose.

Les parisiens proposent une musique directe qui se veut immédiatement mémorisable et accrocheuse. Ils favorisent les formats courts avec des chansons calibrées autour des quatre minutes. Leur univers musical semble assez déjanté, ils n’hésitent pas à mélanger les ambiances et les rythmes. Bourrées d’énergie et très colorées leur rock, la majorité des chansons possède un côté fédérateur franchement sympathique et un son très américain. Au début on s’inquiète un peu de la voix assez haut perchée de Michaël derrière le micro mais il parvient à son rassurer en faisant preuve d’une belle conviction tout au long du disque. Rien de très original sous le soleil avec l’ombre des LINKIN PARK, AVENGED SEVENFOLD ou DEAD BY APRIL qui plane lourdement sur ces chansons. Tous les gimmicks associés sont là comme les petites touches extrêmes au niveau du chant sur « Schizophrenia ». Mais ne soyons pas rabat-joie, GLOWIN SHADOW propose une musique fouillée et touffue qui surprendra l’auditeur et certains titres ont le potentiel de squatter un long moment votre platine CD.

Il est temps pour GLOWIN SHADOW de clore le premier chapitre de leur carrière en synthétisant en un disque leur production discographique. Fort de cette carte de visite, le quintet peut déjà programmer l’avenir et les différentes étapes à franchir pour se faire connaître d’un plus large public. Espérons que le deuxième album, inédit celui-ci, ne tarde pas trop à apparaître afin d’inscrire durablement le groupe sur la carte rock parisienne.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction – Dooweet / 2016

Tracklist (47:06 mn) 01 : We Need To Talk… – 02 : Schizophrenia (feat. Max Rodriguez-Medallo from MERGE) – 03 : Fleeting Delight Act 1 – 04 : Requiem – 05 : What’s Going On ? – 06 : Fleeting Delight Act 2 – 07 : Halloween Party – 08 : Glowing In The Shadow – 09 : Fleeting Delight Act 3 – 10 : Liars Die – 11 : Unleash Your Shadow – 12 : We Need To Talk… (acoustic version) – 13 : What’s Going On ? (piano version) – 14 : Schizophrenia (original version)