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oshy_13112016_ud_dirkschneidAh chouette un nouvel album live de DIRKSCHENEIDER. Cela faisait longtemps et tout le monde vous dira qu’une année sans album ou live du chanteur à la voix nasillarde perd de son charme. Difficile de savoir si cela vient vraiment de la demande du public. Il y a de quoi douter tant cela ressemble à un bon moyen pour le chanteur (et son label) de générer des revenus réguliers. Il n’y a pas de mal à cela et ils doivent s'y retrouver pour qu’ils continuent ainsi.

Petite différence avec les lives habituels d’U.D.O., il s’agit du groupe sous la forme DIRKSCHNEIDER, un bon moyen pour lui de revisiter sa très longue discographie, en solo ou avec ACCEPT. Enfin il le faisait déjà largement même en solo mais passons. Cet album est la reproduction sonore du concert donné le 2 avril dernier au Kaminwerk de Memmingen. Le show était sold-out, tant mieux et faisait partie du Back To The Roots Tour. Le deal était clair, ce concert consiste à reprendre que des titres d’ACCEPT pour la toute dernière fois sur scène. Nous avons un doute sur la véracité de cette affirmation mais l’avenir nous donnera tort ou raison. Les fans seront sans doute heureux de retrouver tous les classiques des allemands chantés par le chanteur original mais il ne faut pas demander plus. Les hits sont là mais plus de surprises ou de vieilleries auraient été bienvenues. Certains albums n’apparaissent pas comme le tout premier, le disque éponyme du 1979. Sinon vous pourrez secouer la tête au son de « Metal Heart », « Balls to the Wall » ou encore « Fast As a Shark ». Pour terminer signalons la présence de Sven Dirkschneider derrière les fûts et la qualité de la prise de son.

Ce LIVE – Back To The Roots peut faire office de souvenir pour les fans qui auraient assisté à cette tournée ou de best-of contemporain pour découvrir les tubes d’ACCEPT. Je serai prêt à parier un petit billet que ce ne sera pas la dernière fois que Dirkschneider interprète certaines de ces chansons. Les concerts d’U.D.O. risqueraient de perdre sinon un partie de leur saveur.

Oshyrya (07/10)

 

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AFM Records / 2016

Tracklist (65:48 mn & 64:01 mn)

CD1: 01. Intro 02. Starlight 03. Living For Tonite 04. Flash Rockin‘ Man 05. London Leatherboys 06. Midnight Mover 07. Breaker 08. Head Over Heels 09. Neon Night 10. Princess Of The Dawn 11. Winterdreams 12. Restless And Wild 13. Son Of A Bitch

CD2: 14. Up To The Limit 15. Wrong Is Right 16. Midnight Highway 17. Screaming For A Love-Bite 18. Monsterman 19. T.V. War 20. Losers And Winners 21. Metal Heart 22. I’m A Rebel 23. Fast As A Shark 24. Balls To The Wall 25. Burning

Unfathomable Ruination – Finitude

Le beau gros pavé de Brutal Death Metal que voilà ! 2016 aura beau avoir été une année pourrie sur de trop nombreux plans, il faut reconnaître qu’il s’agit d’un grand cru en Death Metal. Là où le Thrash semble se cantonner à quelques seconds couteaux avides de prendre la place des boss du genre et où le Black se résume, à mes yeux, à une petite poignée d’albums intéressants surplombant une masse de galettes pas franchement indispensables, le Death me livre chaque mois son lot de surprises, à tel point qu’il est difficile de suivre le rythme. Finitude est sorti le 31/08, et ce n’est que maintenant que j’ai le temps de vous proposer quelques lignes sur un des albums de Death les plus recommandables de l’année.

Unfathomable Ruination joue dans la même ligue qu’Unmerciful. Celle des furieux. Celle du barrage de riffs. Celle de la section rythmique implacable. Celle de l’épuisement sonore. Cependant, cela ne signifie pas pour autant que Finitude est dépourvu de finesse, au contraire. Sous ses allures de bulldozer radical se dissimule un Death technique de haute volée, à tel point qu’il est presque dommage que ces finesses, ces détail soient dissimulés dans un assaut sonore implacable. Et c’est peut-être le reproche principal que je dois adresser à cet album : il ne s’arrête jamais. Finitude est un flux d’informations tendu, épuisant même. Vouloir écouter cet album et en saisir la moindre facette est presque une épreuve. Curieusement, je le trouve plus éprouvant à suivre que tous ces groupes de brutal guttural qui alignent deux riffs sur fond de rythme pataud. Avec ces derniers, une fois que le riff de base est retenu, on se laisse aller. Ici, l’écoute requiert une attention de tous les instants.

De tous les albums de Death Metal de l’année, Finitude est, à mes yeux, le plus exigeant (même si je dois reconnaître que je n’ai pas encore écouté le prochain album d’Ulcerate). Sa combinaison de brutalité et de technique en fait un monstre difficile à apprivoiser, le genre d’album qui ne vous lâchera pas si vous savez faire preuve de persévérance. Une des valeurs sûres de 2016.

Mister Patate (9/10)

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Sevared Records / 2016
Tracklist (46:22) 1. Pestilential Affinity 2. Abdication of Servitude 3. Thy Venomous Coils 4. The Ephemeral Equation 5. Nihilistic Theorem 6. Neutralizer 7. Inhuman Reclamation 8. Pervasive Despoilment 9. Forge of Finitude

Saxon persévère dans son alternance cyclique, à savoir un album studio tous les deux ans entrecoupé d’un enregistrement public (si l’on exclue de ce décompte les divers concerts publiés en tant que bonus d’albums), et 2016 étant bien une année paire, le groupe revient avec son traditionnel témoignage live, en l’occurrence deux CD accompagnés d’un DVD (ou au choix Blue-ray).

Les supports ont un contenu identique, à savoir la totalité du concert donné à Munich en novembre 2015 alors que le groupe ouvrait en compagnie de Girschool pour Motörhead, et ce quelques jours après l’annulation du concert prévu à Paris pour les tristes raisons que l’on connait, trois morceaux enregistrés à Brighton le 23 janvier 2016 et enfin la quasi-intégralité du concert (seul « Battering Ram » a été amputé) de St Charles aux Etats Unis le 20 septembre 2015. Ce dernier est mentionné dans le livret comme ayant été capté à Chicago, mais bien que ces villes se trouvent toutes les deux dans l’Illinois, elles sont quand même séparées de cinq cent kilomètres.

Pour l’ensemble des enregistrements (qui par ailleurs sonnent très homogène), comme tout ce qui est proposé par UDR depuis sa création, la qualité est juste parfaite, permettant de pleinement jouir de l’énergie et de la maitrise déployées par le groupe. Les vieux routards sont loin d’être fatigués, à l’image d’un Biff Byford dont la puissance et le feeling sont bluffants. Alors il est vrai qu’il n’a plus le même timbre de voix, et compense souvent par un surcroît de puissance, mais quand on pense que le bonhomme est âgé de soixante-cinq ans, on est en droit de se demander quel chanteur n’aimerait pas avoir de telles capacités.

Le petit reproche viendra du tracklist proprement dit, puisque sept morceaux apparaissent sur les deux CD. Alors certes le concert de Munich visait plus à soutenir les derniers albums du groupe avec pas moins de cinq compositions tirées de Battering Ram (2015), le titre éponyme de Sacrifice (2013) et « Battalions of Steel » de Into the Labyrinth (2009), tandis que le deuxième CD se veut plus une sorte de best-of, mais le groupe possède tant des classiques et d’hymnes qu’il aurait aisé et judicieux d’apporter plus de variété.

Un petit mot sur le DVD : Pour ce qui est du concert de Munich, là aussi nous avons droit à du haut niveau. Les images sont d’une qualité irréprochable, et le mix en 5.1 en impose. Le groupe est parfaitement détendu et sûr de sa force (les uns après les autres les musiciens enfilent des vestes à patchs lancés par des fans), jouant avec le public, même si ce dernier n’est pas le meilleur qu’il m’ait été donné de voir. Les deux autres enregistrements apparaissent en bonus, le peu de caméras et la qualité moindre des images en est la raison principale. Il n’empêche qu’avec des bonus d’une durée de deux heures on a vraiment l’impression d’en avoir pour son argent.

Alors oui, un live tous les deux ans ça peut paraitre beaucoup, mais tant que le groupe sera ainsi au top de sa forme et continuera de proposer des produits d’une telle qualité je serai client, et ce Let Me Feel Your Power n’y échappera pas !

Nota : Saxon sera en concert en France le 14 novembre 2016 au Trianon de Paris, le 16 novembre 2016 à la Laiterie de Strasbourg, le 20 décembre 2016 au Transbordeur de Lyon et enfin le 21 décembre 2016 au Splendid de Lille

Site officiel : www.saxon747.com

Facebook officiel : www.facebook.com/saxon

Murder-One (08/10)


UDR Music / 2016 

Tracklist
CD 1 (70:55) : 01.Battering Ram 02.Motorcycle Man 03.Sacrifice 04.Destroyer 05.Power and the Glory 06.20.000 FT 07.Devil's Footprint 08.Heavy Metal Thunder 09.Queen of Hearts 10.Princess of the Night 11.Wheels of Steel 12.Denim and Leather 13.Crusader 14.Eye of the Storm 15.Battalions of Steel 16.Requiem
CD 2 (73:52) : 1.Motorcycle Man 2.Battering Ram 3.This Town Rocks 4.Sacrifice 5.Power and the Glory 6.Solid Ball of Rock 7.Dallas 1 PM 8.Heavy Metal Thunder 9.Rock the Nations 10.The Eagle Has Landed 11.Wheels of Steel 12.Backs to the Wall 13.Just Let Me Rock 14.Strong Arm of the Law 15.747 (Strangers in the Night) 16.Princess of the Night 17.Crusader 18.Denim and Leather