Dans la désormais imposante discographie d’Hammerfall « Built to Last » vient s’ajouter à « (r)Evolution » (2014) qui avait fait l’effet d’un pétard mouillé, car même si le retour au source tant attendu était perceptible, le manque d’inspiration était flagrant. Outre la déception, la conséquence directe a été que le groupe a été débarqué de l’écurie Nuclear Blast dont il était pourtant l’un des fers de lance depuis une vingtaine d’années.
Quid de ce dixième album studio des Suédois, le premier donc chez Napalm Records ?
Comme il y a deux ans avec « Bushido », le premier single choisi pour promouvoir « Built to Last », en l’occurrence «The Sacred Vow », est loin d’être le meilleur titre de l’album. Même si son riff d’intro fait immédiatement penser à « Keep The Flame Burning » du classique « Renegade » (2000), le refrain mièvre saborde le morceau et fait penser qu’on aura pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Ce choix le cul entre deux chaises et dommageable, car comme en fait c’est souvent le cas, le premier titre de l’album « Bring It ! » est bien meilleur, contenant tout ce qui avait contribué au succès du groupe.
En terme de production, le changement de label n’a pas nui à la qualité sonore qui reste d’un niveau très élevé. Le chant est particulièrement soigné, et met parfaitement en valeur Joacim Cans qui n’était pas apparu autant à son avantage depuis près de dix ans avec « Threshold » (2006).
Comme déjà relevé avec « (r)Evolution », le vrai problème du groupe aujourd’hui semble être son manque d’inspiration. En effet, le bon (« The Star of Home » et ses excellentes lignes de chant) côtoie avec « Built to Last » ou encore « Hammer High » (au final est affreux) le moyen sauvé par des excellents solo, et le médiocre avec « Second to None » et la traditionnelle insipide ballade « Twilight Princess ». Régulièrement on se prend à se demander sur quel titre on a déjà entendu tel riff ou telle mélodie. Une nouvelle fois c’est l'impérial Pontus Norgren qui tire son épingle du jeu avec des solo de toute beauté (écoutez « Dethrone and Defy » pour vous en convaincre) qui tirent l’ensemble vers le haut.
Plus énergique, et surtout bien meilleur, que ces deux prédécesseurs, « Built to Last » contient quelques pépites qui viendront ravir les fans de la première heure. Néanmoins il laisse sentiment d’inquiétude quant aux capacités du groupe de pouvoir de nouveau pouvoir proposer un album convaincant de bout en bout.
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Murder-One (06/10)
Napalm Records / 2016
Tracklist (47:20) : 01.Bring It! 02.Hammer High 03.The Sacred Vow 04.Dethrone and Defy 05.Twilight Princess 06.Stormbreaker 07.Built to Last 08.The Star of Home 09.New Breed 10.Second to None
Curieux destins croisés des pionniers suédois du Death Métal mélodique, In Flames et Dark Tranquility. Deux des fers de lance du metal de Gothenburg sortent leurs albums au même moment. Au delà de ça les groupes ne sont jamais autant éloignés l'un de l'autre, alors qu'à leurs débuts ils partageaient une passion commune pour le Death mélodique et leurs line up s'entrecroisaient. D'ailleurs c'est du côté du line up que les liens sont encore présents, avec l'arrivée dans le groupe du bassiste Anders Iwers, frère ainé du bassiste d'In Flames. Mais musicalement Dark Tranquility à fait un choix totalement opposé au groupe In Flames.
L’ambition c’est bien et notre ami Daniele Liverani n’en manque pas. Après avoir travaillé sur de très nombreux projets comme TWINSPIRITS, COSMICS, KHYMERA ou encore GENIUS, il décide de s’attaque à la composition d’un Concerto. Rien que ça… Yngwie Malmsteen avait déjà joué à ce jeu-là dans la passé en mêlant orchestre et guitare électrique. Ici, Liverani reste dans les eaux connues et n’intègre pas d’instrument électrique dans son concerto. Les instruments classiques de l’orchestre sont mis en œuvre. Pour l’italien c’est un retour aux sources puisque sa formation initiale concerne le piano et l’étude des grands compositeurs classiques. La guitare n’est venue que plus tard, à l’âge de dix-sept ans.