Depuis la reprise des activités (quand comme Rock’n Rolf on est seul à bord il parait difficile de parler de reformation), Running Wild a proposé avec « Shadowmaker » (2012) et « Resilient » (2013) deux albums très moyens, qui même si ils n’avaient rien du naufrage prévisible, n’étaient que des pâles ombres du passé, ou seuls subsistaient le chant, le style et les sonorités parfaitement identifiables.
Il faut dire qu’en terme de composition, le père Kasparek ne nous a rien proposé de bien folichon depuis « The Rivalry » (1998), qui l’air de rien remonte déjà au millénaire dernier.
Alors la vraie question est qu’attendre de Running Wild en 2016 ?
Plusieurs cas de figure : le fan intégriste qui adorera dans tous les cas, le fan lucide qui après une écoute (plusieurs si il est obstiné) saisira sur son étagère n’importe quel album antérieur à « Victory » (2000) pour retrouver le sourire, et enfin le Métalleux lambda qui s’en fout et ne lira donc pas cette chronique…
Dans mon cas, et bien que fan de la première heure, je dois bien confesser qu’avec le temps la résignation a largement pris le pas sur l’excitation… mais mes souvenirs d’adolescent me poussent à donner une énième chance à ce groupe phare qui a tant apporté.
Déjà un signe positif : la pochette renoue avec l’imagerie liée à la piraterie, et c’est plutôt bon signe, tant les deux dernières réalisations étaient particulièrement hideuses.
Les premiers titres du disques partent sur un bon rythme, avec du Running Wild pas extraordinaire mais qui navigue à vue dans un océan bien connu. La production est loin d’être éblouissante, la batterie ayant une fois de plus un son synthétique médiocre (y-a-t-il vraiment un batteur dans cette histoire ?), le reste se contentant des standards du groupe.
Le chant et les soli sont de bonne facture, mais les compos se révèlent passe-partout, et seules « Black Bart » et « Black Skies, Red Flag », ou encore l’ambitieuses « Last of the Mohicans » qui affiche plus de onze minutes au compteur sortent du lot. A contrario « By the Blood in Your Heart » semble interminable et l’instrumental « The Depth of the Sea (Nautilus) » est totalement dispensable.
Même si il s’avère supérieur à ses deux prédécesseurs, « Rapid Foray » ne parvient pas à faire passer outre la nostalgie et n’est donc rien de plus qu’un disque de plus dans la très riche discographie du groupe.
Site officiel : www.running-wild.net/
Facebook officiel : www.facebook.com/runningwildmusic
Murder-One (05/10)
SPV Steamhammer / 2016
Traclist (58:01) : 01.Black Skies, Red Flag 02.Warmongers 03.Stick to Your Guns 04.Rapid Foray 05.By the Blood in Your Heart 06.The Depth of the Sea (Nautilus) 07.Black Bart 08.Hellectrified 09.Blood Moon Rising 10.Into the West 11.Last of the Mohicans
Heaven Shall Burn est plus que probablement mon groupe de Metalcore favori, tous pays confondus. Dès Antigone (et ça remonte déjà loin, donc), les Allemands n’ont cessé de monter en puissance, ailgnant les sorties de qualité à un rythme soutenu. Leur marque de fabrique : la percussion, le sens de l’hymne, du morceau fédérateur qui prend à la gorge. Chaque album était un palier, une occasion pour le groupe d’encore monter en puissance. Dire que j’attendais Wanderer avec impatience est donc un doux euphémisme. Et on dirait bien que le groupe a finalement atteint ses limites.
« Chat échaudé craint l’eau froide » comme dirait l’autre. Depuis quelques années, nous avons appris à être méfiant vis-à-vis des néerlandais d’EPICA qui semblent prendre un malin plaisir à souffler le chaud et le froid selon les albums. Et pourtant malgré ces hauts et ses bas, nos amis ont toujours su maintenir un haut niveau, aussi bien dans sur le fond que sur la forme. Après un Requiem For The Indifferent (chronique là) aux allures de catastrophe (chronique