Il n’y a pas de désert “métal” en France, du Nord au Sud et de l’Est et l’Ouest, toutes les régions, tous les départements de l’hexagone accueillent des groupes qui tentent de faire leur nid et qui créent contre vents et marées. DIVE YOUR HEAD qui nous intéresse aujourd’hui est originaire de Sens dans l’Yonne. Vingt-cind mille habitants mais au moins cinq métalleux qui nous livrent ici leur premier album, le prix du sang.
Petite déception pour commencer, avec moins de trente minutes au compteur, ce disque parait d’emblée assez chiche. Un ou deux titres supplémentaires n’auraient pas été du luxe. Enfin, une fois cela posé, l’auditeur sera happé dès les premières secondes et va subir les foudres du maelstrom DIVE YOUR HEAD. « Les rois perdus » ouvrent les hostilités en imposant d’entrée un mur de son, un riff et une rythmique pachydermique mais diablement efficace. Sur cette base, Luca Depaul-Michau alterne les chants, entre voix claire et hurlements dans un registre assez aigu et criard. Cela donne un cachet au groupe, notre ami chanteur s’égosille avec entrain même si cela devient vite lassant. Si vous vous souvenez d’AqME vous voyez de quoi nous parlons. Cela risque quand même d’en rebuter plus d’un. Chaque nouvelle chanson se veut être une mandale supplémentaire, DIVE YOUR HEAD a des choses à dire et préfère vous les hurler dans les oreilles. La démarche reste très efficace reconnaissons-le. Les titres s’enchainent très rapidement et l’ennui finit par poindre le bout de son nez au bout de quinze à vingt minutes. Le quintet peine à se renouveler et l’impression d’évoluer dans un tunnel s’impose progressivement. Il manque d’évidence quelques titres accrocheurs à même de saisir l’auditeur et lui a donné cette envie irrésistible d’y revenir.
DIVE YOUR HEAD de démérite pas avec le prix du sang et ils se constituent une jolie carte de visite pour se faire connaître du plus grand nombre et décrocher de nouvelles opportunités de concerts. Maintenant, le groupe manque de caractère et d’un élément distinctif. Dans ce registre metalcore, les formations pullulent et il s’avère périlleux de s’y faire une place.
Oshyrya (06/10)
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Auto production / 2016
Tracklist (29:47 mn) 01. Les Rois Perdus 02. Avaritia 03. Luxuria (feat. LeXA) 04. Gula 05. Superbia 06. Ira 07. Post-Mortem 08. Invidia (feat. Kevin Fauvel et Maxime Keller)
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Hamster Forever
Sep
25
A la veille de sortir son treizième album "Empire", le groupe Vader livre un EP comportant 4 titres. Les mystères des voies contractuelles avec les labels laissent perplexes, mais il semble que Nuclear Blast à jugé absolument indispensable de mettre dans les bacs ce single fourni. Les deux premiers titres figurent dans l'album "Empire", de bonne facture avec une production au poil, pas de valse au programme mais du Vader, du Death metal qui dépote, des blasts des gros riffs, à toute vitesse le groupe déroule toute la panoplie qui tâche est et il n'est pas du genre à trainer en chemin. Tout ce qu'il y a de plus classique, pour les amateurs ce sont cinq minutes de bonheur, à faire pleurer des voisins amateurs de silence. Et pour donner un poil plus peu de contenu, une reprise de Panzer X, et une reprise menée à fond de train d'un classique de Motorhead. Pas désagréable, mais un amateur de metal va t'il vraiment débourser 9 euros dans un amuse gueule à la veille de la sortie de l'album ? Autant la réponse semble évidente du côté des fans collectionneurs compulsifs, au délà c'est moins sur…
Hamster
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Nuclear Blast / 2016
Tracklist : (13:37) 1. Parabellum 2. Prayer to the God of War 3. Pięść I Stal (Panzer X cover) 4. Overkill (Motörhead cover).
J’ai réceptionné ce skeud début juillet alors oui vous pouvez me faire « Bouh ! » car on peut dire que j’ai pris mon temps. Je mérite même que vous me jetiez des pierres. De toute façon je peux encaisser à présent vu que je me suis pris l’équivalent d’un semi de parpaings sur la gueule durant les longues heures d’écoute de Dirge, le premier album des allemands de Dejected Mass. Un album qui fait suite à deux démos : Thougts on the Edge (2015) et Dejected Mass (en début d'année). Il vous est possible d’écouter tout le matériel de Dejected Mass sur son site ici. Formé en 2013, ce trio façonne un Doom Death Metal bien extrême et ultra lourd. On peut même dire que Dejected Mass fusionne à merveille le Death Metal oldschool primitif, le Doom Metal Extrême ainsi que le Sludge Doom mais celui ultra bourrin et basique comme Primitive Man sait très bien le faire et dont Mr Brute Force a fait la chronique du premier album ici, je vous avais pour ma part également recommandé l’écoute de leur dernier EP dans ma chronique ici.
Nous avons donc à faire sur Dirge à une œuvre très minimaliste et sans fioriture mais avec cependant une esthétique sonore Fuzz Doom voir Drone Doom. Vous voyez le genre de son qui traine avec du gros larsen bien gras ! Dejected Mass peut aussi faire penser aux français de Abjvration (ma chronique ici) mais en bien plus lent et lourd. Il faut d’ailleurs reconnaître que le travail de production est parfait pour le style pratiqué. Tout a été enregistré, mixé et masterisé sur une courte période au "Die Tonmeisterei" un studio de Oldenburg en Allemagne (site ici). Un son gras et ample avec énormément de saturations dans les basses ! Putain que c’est bon ! Tous les morceaux présents sur Dirge ont la même optique : vous tasser toutes les vertèbres jusqu’à ce qu’elles ne fassent plus qu’une seule masse osseuse ! Autant vous dire que le travail de sape réalisé par nos trois bucherons s’étalant sur près de 53 minutes, Dirge va très vite vous exploser les terminaisons nerveuses. Si vous n’avez aucune idée de ce que veut dire le terme Doomed, Dejected Mass s’emploiera à vous le faire sentir à grand renfort de Down-tempo et de riffing patibulaire ! Une condamnation cruelle et fatale ! Il faut ajouter à ce lourd labeur de destruction des Deathgrawls profonds, haineux mais surtout bien callés et propageant des textes sur le misérabilisme, le pessimisme, la mort et la souffrance. Vous obtiendrez alors un cocktail détonnant et extrême bien corrosif !
En gros si vous avez accroché à la musique de groupe comme Primitive Man, Coffinworm, Thou voire Cowards ou Abjvration, Dejected Mass et le propos de Dirge vous comblera très certainement. Ses longues compositions peuvent être ressenties comme monolithiques pour les non initiés mais la qualité de la production ainsi que la force de conviction qui transpire et ressort sur ses six violentes processions, font de Dirge un excellent album de Doom Metal Extrême aux contours Sludge, Drone et Death Metal. En effet la musique pratiqué ici par Frank Kron (batterie), Christian Nann (chant et guitares) et Jan Bletsch (basse) s’adresse avant tout à un publique averti et ne ravira que les extrémistes. Une bonne surprise conçue de manière totalement indépendante en autoproduction. C’est assez con d’ailleurs que ce skeud ne soit disponible qu’en version digitale car il aurait mérité un tirage physique mais bon sait-on jamais, si quelqu’un lit ces lignes peut-être que…
FalculA (8/10)
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Autoproduction / 2016
Tracklist (52:48) : 1. Bonds of Sadness 2. Crave 3. Branch of Freedom 4. Methanol Death 5. Desensitized 6. Worthless Life.
<a data-cke-saved-href="http://dejectedmass.bandcamp.com/album/dirge" href="http://dejectedmass.bandcamp.com/album/dirge">DIRGE by DEJECTED MASS</a>
DIRGE by DEJECTED MASS