Dinosaur Pile-Up est un groupe britannique méritant. Encore confidentiel, ce power-trio a sorti deux albums qui ont rencontré un succès d’estime. Eleven Eleven, qui débarque avec un peu de retard chez nous (car sorti en 2015 en Angleterre), risque bien de changer la donne.
L’affaire débute avec un tube irrésistible. « Eleven eleven » entre dans la tête pour ne plus en sortir. « Red and purple » enchaîne dans la même lignée. L’album est une suite de morceaux évidents qui ne vous lâchent plus par la suite. Autre bon point, le rock alternatif de Dinosaur Pile-Up est très bien exécuté. Mieux encore, on sent tout au long de l’album une sincérité réelle. Eleven Eleven nous transporte dans ces glorieuses nineties où le rock n’était pas encore un gros mot. Les influences sont évidentes, mais jamais redondantes. Helmet, dans une version light, Foo Fighters, Candlebox, Stone Temple Pilots et Nada Surf sont évoqués, mais jamais au détriment de l’identité du groupe. C’est du tout bon, qu’on aimerait entendre plus souvent sur les ondes.
Dinosaur Pile-Up va faire parler de lui. La première partie de la tournée de Royal Republic tombe à point nommé : le public ne peut que succomber au groupe et à ses mélodies imparables. Et si tout se passe bien, la suite devrait rouler toute seule pour cette talentueuse formation.
Nico (7.5/10)
Site Officiel: http://dinosaurpileup.com/
So Recordings / 2016
01.11:11 02.Red And Purple 03.Grim Valentine 04.Friend of Mine 05.Nothing Personal 06. Anxiety Trip 07.Might As Well 08.Gimme Something 09.Bad Penny 10.Crystalline 11.Willow Tree 12.Cross My Heart
La musique des suédois de ROYAL REPUBLIC est à l’image des membres du groupe: sympathique, colorée, bourrée d’énergie et d’humour. Tout a débuté en 2007 à Malmö et depuis le quatuor avance à fond de train pour notre plus grand plaisir. Leur approche rock entre punk & pop ne mettra que quelques secondes à vous donner une pêche d’enfer et vous afficherez en un clin d’œil un très large sourire.
En effet, comme résister aux effets dévastateurs d’un « Baby » endiablé ou encore d’un « Walk » ? On ne peut alors s’empêcher de secouer la tête et taper du pied en rythme. Chaque nouvelle chanson s’avère être une nouvelle pépite rock ultra-mélodique et accrocheuse. Les suédois sont malins et savent varier leur propos, les rythmes et les tonalités mais ils conservent avec talent une énergie folle et communicative. Cette démarche impose un format très court, les titres tournent autour des trois minutes pour maximiser leur impact. Plus long et cela deviendrait trop sucré et écœurant. ROYAL REPUBLIC joue aussi sur un petit côté old school très agréable avec des sonorités venues du passé (« Kung Fu Lovin' ») et un groove diabolique. Weekend Man passe à toute vitesse et contient quasiment que des tubes en puissance. Les riffs et les mélodies qui font mouche en deux secondes ne se comptent plus. Le chant hyper expressif d’Adam Grahn apporte le glaçage final et n’en rend, le tout, que plus savoureux.
Voir des musiciens hyper talentueux, qui connaissent un très gros succès dans de nombreux pays, signés sur une major, faire preuve d’une telle autodérision et d’humour a de quoi redonner foi dans le genre humain. Il suffit de voir leurs clips vidéos pour s’en convaincre. Sur disque c’est bien mais sur scène c’est encore mieux, une fiesta d’enfer assurée par nos quatre suédois. ROYAL REPUBLIC frappe fort et apporte une touche de légèreté salvatrice dans le contexte actuel. A écouter sans limite pour soigner tous les coups de mou qui pourraient survenir.
Oshyrya (8,5/10)
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Vertigo – Universal / 2016
Tracklist (39:56 mn) 01. . Here I Come (There You Go) 02. Walk! 03. When I See You Dance With Another 04. People Say That I'm Over The Top 05. Kung Fu Lovin' 06. Weekend-Man 07. My Way 08. Follow The Sun 09. Uh Huh 10. Any Given Sunday 11. Baby 12. High Times 13. American Dream
Un jour il faut se lancer, prendre son courage à deux mains, avoir une solide confiance dans son destin et sauter le pas. Pour écouter ce premier album des parisiens d’ENEMY OF THE ENEMY, il aura fallu patienter près de cinq années. Mais ces longs mois d’apprentissage, multipliant les expériences et profitant de toutes les opportunités pour se présenter sur scène au public ont fini par forger le son et le caractère du quatuor. Ce travail appliqué à pris forme à travers deux EPs, Klebz Back (2008) puis Garbage Society (2010). Le sort en est jeté sous la forme de cet LP, Hellequin.
Sous l’étiquette de trash métal au style ténébreux, ENEMY OF THE ENEMY lance l’offensive via dix salves tranchantes. Le mot d’ordre semble être pas de quartier dès les premières secondes d’un « Lost Generation » assez brutal. Sur une base rythmique en béton armé, les parisiens laissent les guitares faire feu de tout bois alors qu’Adrian "Kal" Cavalier s’égosille avec entrain devant le micro. Amateurs de douceurs et de mélodies sucrées, passez votre chemin, Hellequin ferait plutôt office de rouleau-compresseur pour nos cages à miel. Mais le son d’ENEMY OF THE ENEMY n’est pas bêtement monolithique, sur cette base thrash vient se greffer des influences multiples et très variées. L’auditeur trouvera ainsi, ici et là, des touches ska, reggae ou encore un phrasé empruntant aux styles rap et slam. Enfin, signalons quand même que notre ami chanteur hurle beaucoup et que cela ne parlera sans aucun doute qu’aux amateurs de friandises extrêmes. Avec Hellequin, les parisiens n’ont pas joué la facilité, chaque chanson s’avère assez copieuse, oscillant autour des quatre minutes. Tout n’est pas génial, le disque connait un moment de flotement moins convaincant au milieu, un ventre mou autour du très poétique « Smooth Pussy ». Enfin, les poètes sont assez rares dans ce bas monde.
Avec Hellequin, ENEMY OF THE ENEMY se donne les moyens de progresser et de plus largement se faire connaître dans l’hexagone. Cette carte de visite s’avère solide, le fruit d’un travail appliqué et d’un talent certain. Mais c’est le scène qui reste le juge de paix et leurs compositions semblent tailler pour le live. A confirmer près de chez vous (surtout pour les franciliens).
Oshyrya (6,5/10)
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Autoproduction / 2013
Tracklist (47:29 mn) 01. Lost Generation 02. Farm Boy 03. Oh Glory (Superstar) 04. Dangerous Species 05. Angels Can Die 06. Nowhere 07. Smooth Pussy 08. Beast 09. This Is A Gift 10. Vendetta