Les lorrains de STUBORA creuse leur sillon malgré les difficultés, contre vents et marées, ils avancent et nous proposent régulièrement de nouvelles chansons. L’aventure a débuté il y a bien longtemps de cela, en 1998 avec 'Oropa'A, et continue encore dix-huit ans plus tard avec la sortie d’un nouvel album, Résurrection. Il fait suite à The Almighty, publié en février 2011 chez L'Arnaque / TRexSound.com. Toutes ces années n’ont pas changé la passion et l’enthousiasme du trio, la démarche reste la même, proposer un rock/métal moderne, enlevé et accrocheur.
Après une petite intro instrumentale, les choses sérieuses débutent avec le riff ravageur de « Résurrection ». STUBORA n’est pas venu faire de la figuration et impose d’emblée son style et sa verve. N’attendez de grandes prouesses techniques et des virtuosités jamais entendues auparavant, le trio vise avant tout la simplicité et l’efficacité et ne rentre pas dans le concours stérile du nombre de note jouée à la minute. Un bon riff, une solide rythmique et une ligne de chant accrocheuse synthétise bien la démarche des lorrains. Et reconnaissons qu’ils se débrouillent plutôt bien même si toutes les chansons ne créent pas le même enthousiasme. D’un format assez court, autour des quatre minutes, les compositions oscillent entre le moyen et le franchement agréable. «Sublime & Infini » et « Evasion » rentrent dans la première catégorie alors que « Résurrection », « 29 ans » et « Macroscopique » tombent dans la seconde. Le niveau général est plus qu’honorable et STUBORA peut être fier de son nouveau bébé. Saluons aussi le choix de chanter en français. Le chant n’est pas exceptionnel mais ce côté un peu dur et râpeux s’accorde finalement à la musique.
On devine que la vie n’est pas simple au niveau artistique pour STUBORA. Il faut bien des efforts, des sacrifices et du travail pour pouvoir composer, enregistrer et publier un nouvel album. Cela explique aisément les quatre années qui séparent chacune des sorties des nancéens. Mais la persévérance et le travail finissent toujours par payer. STUBORA vient de sortir un clip très professionnel pour le titre « Résurrection » (lien ici). Cela leur permettra, à n’en pas douter, de toucher un plus large public et d’élargir ainsi de se faire connaître du plus grand nombre.
Oshyrya (07/10)
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L'Arnaque – TRexSound.com / 2015
Tracklist (51:32 mn) 01. Avant la Lumière 02. Résurrection 03. Sublime & Infini 04. 29 Ans 05. Evasion 06. Je n'oublie pas 07. Boosté à l'adrénaline 08. Hater 09. Macroscopique 10. Absolution 11. Ma Différence 12. Vérité
Deux ans après Chatterbox (chronique ici) qui avait su sous séduire par ses compositions rock/pop sucrées et hyper accrocheuses, les toulousains de SIDILARSEN remettent le couvert avec un nouvel opus sous le bras, Dancefloors Bastards. Bon tous les goûts sont dans la nature mais cette pochette ne fait franchement pas envie, qu’est-ce que c’est que ce truc ? Enfin, cela rappellera aux plus anciens le visuel de Biotop, leur premier album publié en 2003.
Le style de SIDILARSEN reste toujours assez difficile à décrire, du métal fusion entre heavy et électro à la sauce du sud-Ouest. Les comparaisons avec MASS HYSTERIA ne risquent pas de s’éteindre d’aussi tôt même si SIDILARSEN pousse le trip boucles électro un cran plus loin que les parisiens. Le quintet n’a ici pas changé de formule des titres directs et très calibrés. L’auditeur se doit d’être tout de suite immergé dans le maelstrom du groupe et n’en ressortir, la tête à l’envers, que cinquante minutes plus tard. Dancefloors Bastards ouvre sur les chapeaux de roue avec des titres plus rapides et énergétiques les uns que les autres. Comme sur Chatterbox avec « Comme on vibre », SIDILARSEN tente de vous prendre en otage avec un « Spread It » qui a toutes les caractéristiques du tube potentiel. La vélocité monte ensuite crescendo avec une triplette « Dancefloor Bastards », « Frapper la Terre » et « Go Fast » à décorner les bœufs. SIDILARSEN n’a pas la langue dans sa poche et continue de dénoncer les maux contemporains de notre société de « Guerres à Vendre » à « Méditerranée Damnée », tout un chacun comprendra les prises de position des toulousains. Ils démontrent une fois de plus leur talent pour pondre à la chaine des titres forts et séduisants, à mêler avec malice métal et électro.
Qui a déjà vu SIDILARSEN sur scène sait que les toulousains n’ont pas leur pareil pour mettre en quelques secondes le feu au public et transformer la salle en piste de danse géante. Efficace sur disque, leurs chansons prennent une nouvelle dimension ultra-festive lors des concerts. Nos amis sont lancés depuis de longues semaines maintenant dans une large tournée hexagonale (et Belgique) et se produiront même en Russie. Elle est pas belle la vie ? A ne pas rater, près de chez vous !
Oshyrya (7,5/10)
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Verycords / 2016
Tracklist (54:05 mn) 01. Spread It 02. Dancefloor Bastards 03. Frapper la Terre 04. Go Fast 05. Guerres à Vendre 06. Le Jour Médian 07. Walls of Shame 08. Méditerranée Damnée 09. Religare 10. Sois Mon Rêve 11. Au Maximum 12. I Feel Fine 13. 1976
Le premier contact avec ce disque peut être assez abrupt. Comment ne pas se dire que les allemands d’UDR exagèrent et qu’ils auraient pu un peu attendre avec de capitaliser sur la mort de Lemmy Kilmister. Et puis à regarder de plus près, la démarche du label apparait et tous les fans pourront apprécier cette sortie. Les 20 et 21 novembre 2015, au Zénith de Munich en Allemagne, UDR Records a pris la decision d’enregistrer ces deux concerts sold-out des britanniques. Et ce Clean Your Clock s’avère être le dernier témoignage enregistré de ce dont MOTÖRHEAD était capable sur scène, leur environnement naturel, là où le trio pouvait s’épanouir et donner son meilleur.
L’écoute et la vue de cet album s’avère être une expérience assez étrange. Difficile de ne pas ressentir à la fois un plaisir certain à voir ces chansons jouées de main de maître par un ces musiciens exceptionnels et un certain malaise devant la maigreur et la fatigue évidente de Lemmy. Ce dernier n’est déjà plus le bassiste et chanteur flamboyant que tout le monde connaissait, la maladie a fait ses ravages. En grand professionnel, il ne lâche rien et offre une très belle prestation aux fans rassemblés devant lui mais, à posteriori, une pointe de regret nous saisit le cœur.
Cinq titres et puis s’en vont. Clean Your Clock n’a pas à rougir, ce témoignage de qualité aussi bien au niveau audio que vidéo possède sa place dans votre discothèque. Il s’agit d’un beau témoignage du monument qu’était MOTÖRHEAD. Ce ne sera sans doute pas le dernier.
Oshyrya (07/10)
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UDR / 2016
Tracklist (68:23 mn) 01. Bomber 02. When the Sky Comes Looking for You 03. The Chase Is Better Than the Catch 04. Lost Woman Blues 05. Overkill