Petit à petit, on commence à connaître la qualité de la scène Death Metal transalpine qui, au fil des ans, nous a proposé plusieurs nouvelles formations ambitieuses et douées. Au rayon des petits nouveaux, nous nous intéresserons aujourd’hui à Deceptionist, un combo composé de deux anciens d’Hideous Divinity et officiant dans le registre très exigeant du Death brutalo-technique.
Bon, vu le nom du label qui a sorti leur premier album (Unique Leader, un des labels spécialisés en Death Metal les plus intéressants), je me doutais que j’aurais plus que probablement affaire à du solide… Et c’est bien le cas ! Dès le premier morceau, Deceptionist nous emmène dans une déferlante technique à souhait, sans pour autant tomber dans les travers de certains représentants du genre trop occupés à trouver les arrangements ultimes pour encore proposer quelque chose de catchy et d’écoutable. Initializing Irreversible Process, malgré son haut degré de technicité, reste « accessible » et efficace. Mieux encore : par l’ajout, ici et là, de quelques samples futuristes / robotiques, le groupe arrive à se distinguer, à proposer quelque chose de vraiment original (« Irreversible Process », où les samples et les instruments se complètent, se répondent).
Cet album n’est pas pour autant largement au-dessus de ses concurrents. On regrettera notamment une prod’ très (trop) lisse, froide (mais qui colle parfaitement à la thématique et au visuel, la combinaison homme/machine et la déshumanisation) et quelques morceaux un poil moins percutants mais, dans l’ensemble, la copie rendue par les Transalpins est plus que convaincante. À voir sur la durée !
Mister Patate (7/10)
Unique Leader Records / 2016
Tracklist (33:45) 1. It's Just Begun 2. Through the Veil 3. Quest for Identity 4. When Humans Begin to Be Machines 5. Final Innovation – Automatic Time 6. The Confession 7. Irreversible Process 8. Sunshine 9. Industrivolutionaction 10. Operator Nr 3
Pete Helmkamp, plus qu’un nom, une valeur sûre, un artiste qui a su, au fil de ses différents projets, aligner des albums douloureusement efficaces (je pense plus particulièrement à Angelcorpse, enfin vu en live cette année au Netherlands Deathfest). Cette fois, hors de question de s’entourer d’autres musiciens, Pete nous livre, à en croire la fiche promo, son tout premier vrai projet solo, Abhomine. Et comme vous vous en doutez, on est loin du bal musette.
Blood Red Throne, au fil des années, est devenue la chose de Daniel, seul membre initial encore présent dans le line-up. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il mène sa barque avec aisance, sans accrocs, sans répit et sans le moindre faux pas. Avec autant d’années au compteur et autant d’albums, il est rare qu’un groupe parvienne à garder le sans-faute, et ce nouvel album, Union Of Flesh And Machine, ne fait pas exception à la règle.