Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Drakwald – Riven Earth

drakwald-riven-earthLe groupe Drakwald originaire de Tours, fondé en 2010, décrit sa musique comme du Pagan Death Metal. Admettons, on ne va pas couper les poils de doryphores en 16 dans le sens de la longueur.  Sans avoir lu quoi que ce soit ou cherché sur le moteur de recherche le plus connu de l'univers, à l'écoute de ce deuxième album du groupe, Drakwald me faisait penser à du Death métal mélodique suédois (de Gothenburg, cette ville ou il n'y a pas un musée ni une statue érigée à la gloire d'Anders Fridén, quel scandale, non ?) agrémentant chacune de ses compos de folk, sans que cela se ressente comme un cheveu sur la soupe, et c'est là le point fort du groupe, alors que c'est loin d'être une tâche facile.
Drakwald maîtrise son sujet. ça saute aux conduits auditifs. On retient de Riven Earth une énergie intense, et surtout cette alchimie réussie entre les éléments folk (cornemuse notamment), le chant Death et Black, et toute l'artillerie Death mélodique déploiée avec brio par le groupe. Les titres défilent et s'enchainent sans susciter d'ennui, le fait est que le groupe propose des compos solides et variées, avec une dose de souffle épique, sans sombrer dans le ridicule. Et quand le groupe sonne la charge, ça dépote, un Despair Of The Last Men colle aux murs, tandis que les aspects folks apportent une touche de plus. A l'heure ou un Ensiferum tourne en rond, la rélève est prête et Drakwald livre un album très convaincant. Avis aux amateurs.

Hamster (08/10)

www.drakwald.com

www.facebook.com/Drakwald

http://drakwald.com/prestashop/index.php (si tu cliques par là, un beau digipack t'attend).

Autoproduction – Doweet / 2016
Tracklist (44 minutes) 1. Doomsday Argument 2. Erase by Fire 3. Primal Dawn 4. Rebirth 5. Despair of the Last Men 6. Murdering the Darkness 7. Chasm of Ignorance 8. Echo of Memories 9. Never Rising Sun 10. Blood and Glory

 

oshy_22052016_ThunderstoSi le nom de THUNDERSTONE résonne ne vous et que vous connaissez la période dorée des finlandais au début des années 2000 avec le premier album éponyme en 2002 et The Burning en 2004, c’est que vous êtes un fan de power métal avec de la bouteille et des poils sur le menton. Pour donner le contexte aux plus jeunes, à l’époque STRATOVARIUS régnait en maître sur la scène métal mélodique européenne et vendait des albums par palettes. NUCLEAR BLAST faisait des ponts d’or à Tolkki & co et signait des groupes assez similaires. Bien conscient du phénomène, THUNDERSTONE tentait alors de se faire une petite place à l’ombre du géant à travers des albums solides mais sans grande identité. Mais plus les années avançaient et plus leur étoile palissait à l’image de leur modèle. Leur dernier opus, Dirt Metal, en 2009 avait finalement reçu assez peu d’écho. Depuis c’est le silence et tout un chacun pouvait se demander si l’aventure ne s’était pas définitivement achevée.

Eh bien, non voici le quintet de retour après sept années d’absence avec un nouvel album sous le bras. Histoire de soigner leur comeback, THUNDERSTONE enregistre le retour de son chanteur historique Pasi Rantanen qui avait quitté le navire en 2007 (remplacé par Rick Altzi). Et les finlandais reprennent les choses là où ils les avaient quitté à la fin de la décennie précédente : un power / speed métal racé rendu plus doux et accessible par une forte dimension mélodique assurée par des claviers très présents. Ce nouvel opus démarre sur les chapeaux de roue à travers un « Veterans Of The Apocalypse » qui nous ramène dix ans en arrière et rappellera à tous MASTERPLAN et forcément aussi à STRATOVARIUS, encore et toujours. Les finlandais ne risquent pas d’échapper à cette étiquette. « The Path » prend ensuite la main et continue dans la même veine avec une énergie très sympathique. On ne pourra pas rapprocher aux finlandais de ne pas savoir composer des chansons accrocheuses, du type de celles qui donnent envie de taper du pied et secouer la tête en rythme. Les compositions sont plutôt courtes et directes, entre quatre et cinq minutes maximum à l’exception de « Barren Land » plus copieux. Les claviers sont très présents avec des nappes omniprésentes et quelques soli mettant à l’honneur des sonorités plutôt old-school. Cela n’est pas fait pour nous déplaire mais difficile de prendre cela pour un progrès alors que les finlandais et d’autres avant eux pratiquaient déjà la même démarche deux décennies plus tôt.

Sans vouloir, contre vents et marées, lier le sort des deux groupes, il n’est pas inutile de noter que THUNDERSTONE refait surface alors que STRATOVARIUS a retrouvé quelques couleurs et une certaine légitimité. Il faudrait être naïf pour ne pas voir ici une certaine dose d’opportunisme de la part de THUNDERSTONE. Mais après tout pourquoi pas, l’essentiel reste qu’Apocalypse Again s’avère être un album plaisant et bien fait. Si vous aimiez le groupe à ses débuts pour devriez trouver ici votre bonheur et profiter d’un petit plan nostalgique en passant.

Oshyrya (6,5/10)

 

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AFM Records / 2016

Tracklist (43:48 mn) 01. Veterans Of The Apocalypse 02. The Path 03. Fire And Ice 04. Through The Pain 05. Walk Away Free 06. Higher 07. Wounds 08. Days Of Our Lives 09. Barren Land

 

 

Sinbreed – Master Creator

oshy_22052016_SinbreeAyant mis le pied à l’étrier à ses camarades et utiliser son aura dans le landerneau métal pour les faire apparaître sur la carte européenne, Marcus Siepen (BLIND GUARDIAN) s’en est allé. SINBREED doit désromais se débrouiller sans lui-même si le groupe continuer de compter sans ses rangs le chanteur Herbie Langhans (AVANTASIA) et Frederik Ehmke (BLIND GUARDIAN). Mais ce dernier doit s’occuper en dehors de son groupe principal vu le temps pris par Küsch & compagnie entre chaque nouvel opus.

Voici pour la forme mais sur le fond, rien ne change vraiment puisque la force créatrice derrière SINBREED reste le guitariste Flo Laurin à l’origine du groupe. Et notre ami sembler adorer un power métal mélodique de tradition bien teutonne qui fait immédiatement penser à un GAMMA RAY ou encore FREEDOM CALL, le côté fun et lumineux en moins. BLIND GUARDIAN (décidemment…) n’est également jamais loin même si le propos de SINBREED se veut bien moins complexe et ambitieux. Le quatuor affiche dix nouvelles compositions directes et efficaces, sans guimauve ni fioriture. Les guitares mènent les débats tambour battant, bien soutenues par un ensemble basse / batterie au diapason. Derrière le micro, Herbie Langhans finit de donner corps à l’ensemble de sa voix un peu éraillée mais parfaitement adaptée à la situation. On croirait parfois entendre Andi Deris (HELLOWEEN) sur certaines intonations. Il faudra attendre « At the Gates » pour la pression retombe et que le groupe offre un moment de répit à l’auditeur. A cette occasion, un joli travail sur les chœurs et les harmonies vocales apparait pour le plus grand plaisir de tous. Cela ne pouvait légitimement durer et les offensives reprennent alors jusqu’à la fin. Rien à redire du côté du son signé Markus Teske ni de la pochette de Felipe Machado Franco (même si ce dernier a déjà proposé bien mieux).

Malgré quelques variations ici et là, un son plus progressif sur « The Riddle » ou plus atmosphérique sur « Moonlit Night », SINBREED peine à vraiment se renouveler et une certaine lassitude finit par s’imposer systématiquement. Les standards restent tout à fait honorables mais les allemands tournent un peu en rond. Une tournée s’annonce à l’automne en compagnie de SERIOUS BLAKE. Comme à chaque fois, le jeu des chaises musicales risquent de battre son plein pour savoir quels musiciens seront effectivement présents. On prend les paris ?

Oshyrya (6,5/10)

 

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AFM Records / 2016

Tracklist (45:00 mn) 01. Creation Of Reality 02. Cross The Great Divides 03. Behind A Mask 04. Moonlit Night 05. Master Creator 06. Last Survivor 07. At The Gate 08. The Riddle 09. The Voice 10. On The Run