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Tremonti – Dust

tremonti-dustMark Tremonti est un homme occupé. Principalement connu pour jouer de la six cordes dans le groupe « blockbuster » Alter Bridge, le musicien occupe son temps libre avec son autre projet. Tremonti, le groupe, nous livre ici son troisième album, Dust.

Enregistré et composé à la même époque que Cauterize, Dust ne révolutionnera en aucun cas le metal-rock. Mais on prend du plaisir à l’écouter. Plusieurs raisons à cela. Tremonti sait y faire. Les riffs sont costauds, les mélodies se mémorisent facilement et l’amateur de rock lambda peut y trouver son bonheur. Niveau force de frappe, c’est du tout bon. L’efficace « My last mistake » donne le ton d’un album 100% américain. Le reste n’est qu’une suite de tubes imparables (« Never Wrong », « Rising Storm »). Ainsi doté, Dust est prêt à régner sur les charts et à inonder les collèges-radios du Michigan au Delaware. En ce qui concerne l’Europe, c’est peut-être plus incertain.

Ce troisième album remplit parfaitement son office. Efficace et sans bavure, il rappelle l’époque où Nickelback, Godsmack, Creed et autres inondaient les ondes et les stades avec un rock générique, mais efficace, tant apprécié des masses. Certes, nous ne trouverons pas ici de digressions musicales à la Sunn O)), ni d’expérimentations à la Aevangelist, mais l’affaire est assez intelligemment troussée pour qu’on s’y laisse prendre.

Nico (7/10)

Site Officiel: https://fret12.com/mark-tremonti

Fret12 Records/ 2016

01. My Last Mistake 02. The Cage 03. Once Dead 04. Dust 05. Betray Me 06. Tore My Heart Out 07. Catching Fire 08. Never Wrong 09. Rising Storm 10. Unable To See

Deftones – Gore

4256-bigDeftones fait partie de ces groupes intouchables. La troupe menée par Stephen Carpenter et Chino Moreno n’a en effet jamais déçu. De Adrenaline à Koi No Yokan, c’est quasiment un sans faute. A la réécoute de cette discographie, on constate la foisonnante richesse d’une musique en constante évolution. Deftones a aussi survécu à la mode du néo-metal, style duquel il a toujours été un fer de lance. Pour ce neuvième album, le groupe de Sacramento ose encore l’innovation et ça marche ; pourtant des hordes de « haters » se sont rués comme des vautours sur Gore. A tort où à raison ?

N’y allons pas par quatre chemins. Gore ne se livre pas d’emblée, il se mérite. Les guitares sont volatiles et l’ensemble met l’accent sur les ambiances (« (L)Mirl »). Mais nous restons en terrain connu. Le groupe joue carré et démontre qu’il est parfait dans les morceaux plus subtils. Les vocaux sont, comme d’habitude, aériens et plaintifs. Le contrat est bien rempli. Si Stephen Carpenter (guitares) ne s’est pas trop investi dans le développement de Gore, le résultat est, contre toute attente, de haute volée. Chino Moreno a pris l’affaire en main ; la plupart des morceaux auraient pu se retrouver sur les albums de Palms, Team Sleep ou Triple Cross. Deftones enrichit son propos avec quelques touches électro bienvenues (« Xenon ») et continue de se diversifier. Rassurez-vous, l’agression est toujours présente ; le lourd « Doomed user » est là pour le prouver.

Excellent album, bien que pas facile d’accès, Gore aura raison des moins téméraires. Et il rassurera les amateurs d’aventures musicales. C’est le petit plus qui fait de Deftones un groupe à part.

Nico (8.5/10)

Site Officiel: http://www.deftones.com/

Warner Music/ 2016

01. Prayers/Triangles 02. Acid Hologram 03. Doomed User 04. Geometric Headdress 05. Hearts and Wires 06. Pittura Infamante 07. Xenon 08. (L)MIRL 09. Gore 10. Phantom Bride 11. Rubicon

oshy_16052016_Th_LosCertaines choses ne trompent pas, quand le chroniqueur tape du pied en rythme et secoue la tête dès la première écoute de la première chanson d’un album, la suite s’annonce souvent positive pour le groupe du jour. Et ce fut le cas pour THE LOSTS et son premier album, …Of Shadows & Deadlands. Le groupe, originaire des Hauts de France, existe depuis 2010 et n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’il compte déjà un EP publié en 2013, No God, No Devil, à leur tableau de chasse.

Et histoire de flatter l’œil des acheteurs potentiels, ils ont fait appel à Stan W Decker pour la pochette de ce disque. Ce dernier est l’un des illustrateurs métal les plus actifs et on ne compte plus ses réalisations (TARJA, KISKE, BOREALIS, MAGIC KINGDOM…). Il a su encore une fois proposer une belle image, entre ombre et lumière. A la vue de ce visuel, la première écoute pourrait être surprenante tant THE LOSTS distille un heavy métal mélodique, souvent entrainant et accrocheur, presque joyeux. Le quatuor a fait le pari de la simplicité dans son travail de composition. Un riff accrocheur, une solide rythmique et une ligne de chant directe et sans fioriture résume bien l’approche du groupe. Quelques touches extrêmes ici et là viennent jeter parfois un voile plus sombre mais dans l’ensemble, avec l’utilisation de chœurs, nous nous rapprochons d’un FREEDOM CALL. THE LOSTS joue d’évidence avec ses deux identités, musique et paroles peuvent dégager un tout autre message. L’ambiance est loin d’être au beau fixe au niveau des textes même si la musique peut sembler rapide et légère. Toute l’iconographie développée pour ce disque ne pousse pas véritablement vers le bonheur et la joie. « Synthetic Head (Electrodrama » et « Witchcraft » risquent de vite refroidir les plus joyeux. Régulièrement, de petits interludes viennent enfoncer le clou et soufflent le chaud et le froid, entre ombre et lumière.

Dans l’ensemble très accrocheur, …Of Shadows & Deadlands, surprend dans sa démarche. L’auditeur trouvera ici de quoi trouver son plaisir mais le groupe en lui facilite pas la tâche, semblant constamment être le c… entre deux chaises. Dans un registre très différent, THE LOSTS me rappelle GHOST. Le fond et la forme s’avère assez différent. Dans les deux cas, par l’iconographie choisie, on s’attend à une musique très dure et très sombre. Et pourtant non. Sans préjuger de l’avenir, ce disque mérite d’être très largement écouté et nous souhaitons à THE LOSTS le même destin que celui des suédois.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (48:50 mn) 01. My Devil’s Rising 02. Freewings Are Burning 03. Synthetic Head (Electrodrama) 04. Genesis, Livre III 05. Witchcraft 06. Motorcry 07. Lema Sabachthani 08. Never Come, Never Gone 09. … Of Shades & Deadlands 10. Holy Faces Of Conspiracy 11. Venus Kills Mars 12. Dr Punkelstein ”The Maximator” 13. My Devil’s Rising (Support The Underground Version)