Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

oshy_16052016_Eg_Mis_BlindeL’année dernière, EGO MISS BLINDED faisait ses premiers pas en proposant au public un premier album, …A View (chronique ici) sympathique malgré quelques défauts assez gênants. Ils remettent le couvert en ce début d’année avec un EP cette fois, histoire de battre le fer tant qu’il est chaud. Tipping Point présente cinq nouvelles compositions pour environ vingt-deux minutes de musique.

La recette n’a pas changé depuis l’album, le quatuor continue de peaufiner son rock accrocheur et mélodique. Tipping Point contient son lot de bons moments, de chansons accrocheuses au refrain efficace qui vous rentre dans la tête en quelques instants. Citons en particulier « The Knife to your Throat » qui fait immédiatement mouche. EGO MISS BLINDED démontre tout son potentiel sur les compositions les plus rapides comme « Raise Your Head Part 1 » et encore une fois « The Knife to your Throat ». Leur rock déploie alors tous ses arômes et ce petit côté épicé apporte un coup de fouet salvateur. Ils savent se faire plus doux et subtils mais la mayonnaise prend alors beaucoup moins. Le chant n’est pas étranger à cet état de fait, le « charming french accent » s’avère très évident sur les chansons les plus lentes. Mais Phil ne démérite pour autant pas, il insuffle une belle conviction tout au long du disque. L’instrumental « Raise Your Head Part 2 » clôt idéalement cet EP et laisse une très bonne dernière impression.

Avec Tipping Point, EGO MISS BLINDED confirme les bonnes dispositions aperçues sur …A View. Le groupe livre un travail solide et appliqué, maintenant leurs standards à un niveau élevé. Sur scène, l’expérience ne pourra en être que meilleure.

Oshyrya (06/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (22:21 mn) 01. That’s What I Am 02. The Knife to Your Throat 03. Alive 04. Raise Your Head Part 1 05. Raise Your Head Part 2

Hatebreed – The Concrete Confessionnal

hatebreedtheconcreteconfessionalLe groupe du Connecticut est de retour, trois ans après " Divinity Of Purpose " pour administrer une nouvelle dose de volées de baffes bien senties. Qu'est ce qu'on peut attendre d'autre de la part de Hatebreed qui sévit depuis plus de 20 ans ? C'est bien ce que les amateurs du groupe veulent après tout, de la hargne, du moshpit et se prendre des pains en pleine poire  (et en distribuer généreusement, aussi). On ne va pas tourner autour du pot, ce septième album contient suffisamment de parpaings pour écraser un bon paquet de membres du genre humain qui auraient tendance à vous saouler.  
3 ans après "Divinity Of Purpose" qui tenait la route sans briller, la rage du groupe est revenue à son plus haut niveau, il est clair que les gars de New Haven ne sont pas là pour distribuer des sucettes. C'est bien une grosse colère qui les anime, administrée vite et fort, les compos sont ramassées, 13 titres pour 33 minutes, et tapent direct en plein dans les conduits auditifs. Et quand il faut accélerer, un " Dissonance" ou un "Walking The Knife " vont vite vous secouer le fondement. L'énergie punk associée au thrash hérité de Slayer sont toujours aussi efficaces. Hatebreed n'oublie pas non plus les gimmicks du Hardcore, comme en témoignent les choeurs virils sur le titre " The Apex Within ". Un "Us Against Us" est aussi percutant qu'un " Straight To Your Face " (Rise Of Brutality – 2003). Et cette recette disséminée à travers tout l'album donne un résultat d'une solidité et d'une densité à toute épreuve. 
Cette fois le groupe fait mieux que l'exercice précedent, plus accrocheur, avec un Jamey Jasta très inspiré. Les thèmes qui nourrissent les textes venimeux, injustice sociale, brutalités policières, corruption, les sujets ne manquent pas à l'appel. Il est vrai que l'album ne réserve pas de surprise, mais le groupe est remonté d'un cran et se montre sous son meilleur jour. En 2016, Hatebreed livre l'album que les fans attendent (pour les autres ébourriffés par ce bruit et cette fureur, rien ne change, dégagez du pit vous allez prendre cher).

Hamster (08.5/10)

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Nuclear Blast / 2016
Tracklist (33:28) 01. A.D. 02. Looking Down The Barrel Of Today 03. Seven Enemies 04. In The Walls 05. From Grace We've Fallen 06. Us Against Us 07. Something's Off 08. Remember When 09. Slaughtered In Their Dreams 10. The Apex Within 11. Walking The Knife 12. Dissonance 13. Serve Your Masters

 

 

 

SOTO – Divak

oshy_08052016_SOTTout au long de sa carrière, Jeff Scott Soto a pu apprendre des meilleurs et donc quand il monte un groupe (de plus) en parallèle de sa carrière solo, il utilise tout simplement son patronyme. Pourquoi faire plus compliqué finalement. En effet, il le clame à longueur d’interview, SOTO est bien un groupe à part entière et ne rentre pas dans la trame de ses album personnels. Même pas une année après la parution d’un premier opus sous ce nom, Inside the Vertigo (chronique ici), voici déjà la suite sous la forme d’un nouvel album, Divak, comprenant une intro et douze nouvelles chansons.

Toujours selon le chanteur, l’impulsion derrière le groupe vient d’un manque, il souhaitait retrouver à nouveau une dimension plus lourde et directe dans sa musique, à l’image de ce qu’il avait chanté avec Malmsteen ou TALISMAN. Nous restons cependant loin de toute tentative extrême, cela reste un heavy métal mélodique un chouia modernisé pour répondre aux courants artistiques contemporains. Edu Cominato joue un grand rôle dans le son de SOTO en alourdissant le propos en composant des riffs assez mastoc, complétés de rythmiques rageuses. Dès « Weight Of The World » le ton est donné, un tapis puissant et agressif est déroulé devant Jeff Scott Soto afin que celui-ci déploie tout son talent et sa large palette vocale. Et l’américain confirme qu’il est toujours aussi doué pour donner un supplément d’âme à une chanson même assez simple. Tout est conçu autour de lui et la composition prend son envol à partir de sa mélodie vocale. Il faut pouvoir taper du pied tout au long de la chanson et pouvoir mémoriser facilement le refrain. Chaque titre se veut direct et sans longueur excessive. La calibration radio n’a pas été oubliée avec environ quatre minute au compteur à chaque fois.

Divak est un album sérieux et très professionnel qui ne risque pas de dépareiller dans la pléthorique discographie de Jeff Scott Soto. Le disque semble être un effort collectif puisque chacun des musiciens a pu contribuer même si la part du lion reste pour Soto et Cominato. Les chansons passent bien apportent leur lot de satisfactions (surtout visuelles avec une pochette très réussie). Du travail bien fait à défaut d’être spectaculaire.

Oshyrya (6,5/10)

 

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earMUSIC / 2016

Tracklist (56:10 mn) 01. DIVAK (Intro) 02. Weight Of The World 03. FreakShow 04. Paranoia 05. Unblame 06. Cyber Masquerade 07. In My Darkest Hour 08. Forgotten 09. SuckerPunch 10. Time 11. Misfired 12. The Fall From Grace 13. Awakened