Si vous êtes grand dan de GAME OF THRONE et que vous attendez en ce moment, fébrilement, chaque semaine les nouveaux épisodes de la saison six, notre album du jour pourrait vous intéresser et constituer une des BO idéale des aventures sanglantes de Westeros.
En effet, HOPES OF FREEDOM est un groupe de Power Folk Métal, basé en Normandie et qui mène sa barque depuis 2007. Depuis ses débuts, le groupe a sorti un EP en 2010 et un premier album éponyme en 2012. Après avoir profité de toutes les occasions qui se présentaient à eux et donner un maximum de concert aux côtés de ténors comme VULCAIN ou encore BUKOWSKI. Après quatre années de travail les voici de retour avec une deuxième album dans la besace.
Sans surprise à regarder de près la pochette ou le titre des chansons, HOPES OF FREEDOM mélangeant ritournelles power métal et sonorités folks. Le côté guerrier et puissant est bien au rendez-vous et se combinent naturellement avec les flûtes et de cornemuses. Burning Skyfall est mené tambour battant, le pied à fond sur l’accélérateur. Les normands varient les plaisirs et ralentissent un peu le rythme sur « Mother Firedrake » un plat de résistance riche et coloré affichant plus de onze minutes au compteur. Et encore cela ne dure pas, les hostilités reprennent rapidement le dessus. On sent bien que HOPES OF FREEDOM fait parfois avec les moyens du bord mais ils ne déméritent vraiment pas et offrent une très belle prestation. La production s’avère être tout à fait dans la moyenne européenne, il manque la pièce et la clarté des ténors mais tout le monde n’a pas le PIB du Togo à disposition pour enregistrer son album. Mais surtout, et c’est là l’essentiel, la majorité des compostions restent très convaincante. Au bout de quelques écoutes, vous siffloterez le refrain d’un « Hearts in Unison » ou d’un « Oft Go Astray ». Les riffs et les diverses rythmiques claquent et apportent une belle énergie tout au long du disque. Lucas Lambert qui est le capitaine de ce navire, mène de main de maître son équipage et donne l’exemple en assurant parfaitement le chant et l’une des guitares. Ce n’est un immense chanteur mais il faut le boulot et surtout il ne dessert pas les chansons proposées. Cela mérite un joli coup de chapeau.
A l’écoute de HOPES OF FREEDOM, difficile de ne pas penser à certains groupes Folk comme EQUILIBRIUM mais les accointances les plus évidentes sont à chercher de l’autre côté des Alpes avec ELVENKING ou encore DRAKKAR. En tout cas, Burning Skyfall s’avère être un album très réussi, à même de vous apporter du plaisir à chaque écoute. Voilà voilà… Mais, finalement, une question- clé me taraude, Jon Snow, il est mort ou pas ?
Oshyrya (08/10)
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Autoproduction – Brennus Music / 2016
Tracklist (50:28 mn) 01. On a Hazy Morning 02. Hearts in Unison 03. Oft Go Astray 04. In Agony 05. Human Era 06. Blood Addiction 07. New Dawn 08. My Shattering Burden 09. Mother Firedrake 10. Towards the Last Daybreak
Le hasard fait bien les choses et il fallait bien une journée estivale comme aujourd’hui pour s’immerger dans l’ambiance blues rock made in USA qui nous occupe avec ce premier album de SUPERSONIC BLUES MACHINE. Plus américain que ce disque ce n’est pas possible, tout ici évoque les immenses paysages arides du Texas et cette touche Blues rock, Boogie rock et Hard rock si typique de certains groupes originaires de cette région.
L’aventure a débuté en 2012 quand le guitariste / chanteur / compositeur texan Lance Lopez se rend à Los Angeles pour mettre en boite un disque. Il y rencontre le producteur Fabrizio Grossi et de cette collaboration va poser les fondations de SUPERSONIC BLUES MACHINE. Restait à trouver un batteur en la personne de Kenny Aronoff, musicien de studio bien connu outre-Atlantique. De cette collaboration à trois va naître ce disque, West Of Flushing, South Of Frisco.
Le trio développe une musique accrocheuse et hautement mélodique. Cela sent bon le soleil et la bière, chaque titre a de quoi provoquer le sourire et la bonne humeur chez l’auditeur par une approche rock toute simple et ces sonorités blues si sympathiques. Toute la panoplie est ici de sortie avec banjo, harmonica, cuivres… utilisés tout au long de l’album au sein de composition directes et sans fioritures, un blues rock le plus simple et dépouillé possible. Chacun des musiciens connait sur le bout des doigts la recette d’un rock entrainant et racé et l’écoute de ces treize chansons confirment qu’ils prennent ici du bon temps. La bonne humeur transparait à chaque fois. Difficile de ne pas faire la comparaison avec les groupes phares de ce genre blues rock, que ce soit THE ALLMAN BROTHERS BAND ou surtout ZZ TOP. Ces derniers sont d’ailleurs présents sur West Of Flushing, South Of Frisco car dans la bonne tradition blues, les invités sont très nombreux et viennent apporter leur contribution à l’édifice général. Citons donc Billy F. Gibbons (ZZ TOP), Walter Trout et Warren Haynes (GOV’T MULE ex- ALLMAN BROTHERS BAND). En plus, la crème des guitaristes studio rock / blues américains viennent aussi apporter leur contribution comme Robben Ford, Eric Gales ou Chris Duarte. Forcément, avoir dans ses rangs un producteur expérimenté comme Fabrizio Grossi aide à faire rappliquer les amis.
Très agréable, West Of Flushing, South Of Frisco, rempli son rôle et fera passer un très bon moment aux amateurs de blues rock virevoltant et inspiré. Difficile de proposer quoique ce soit de nouveau dans ce genre-là bien sûr mais la mine réjouie des auditeurs en dit long sur le plaisir généré par ces chansons. Difficile de savoir si SUPERSONIC BLUES MACHINE poursuivra l’aventure, attendons de voir la suite des événements.
Oshyrya (07/10)
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Provogue – Mascot Label Group / 2016
Tracklist (55:52 mn) 01. Miracle Man 02. I Ain't Fallin' Again 03. Running Whiskey (Feat. Billy F. Gibbons) 04. Remedy (Feat. Warren Haynes) 05. Bone Bucket Blues 06. Let It Be 07. That's My Way (Feat. Chris Duarte) 08. Ain't No Love (In The Heart Of The City) 09. Nightmares And Dreams (Feat. Eric Gales) 10. Can't Take It No More (Feat. Walter Trout) 11. Whiskey Time (Running Whiskey's extended ending) 12. Let's Call It A Day (Feat. Robben Ford) 13. Watchagonnado
Vous avez remarqué qu’à la lecture des biographies des labels accompagnant chaque album, toutes les précédentes sorties du groupe ne question ont toujours été « critically acclaimed » (acclamées par les critiques). On se demande qui sont ces chroniqueurs qui semblent toujours tout adorer. Après sur dix ou cent chroniques, vous en trouverez toujours quelques-unes positives, peut d’albums parvenant à faire l’unanimité contre eux, même les pires (Lulu de qui vous savez par exemple).
Bref, donc vous l’aurez compris, le premier album des italiens d’HOUSEBREAKING, Out of your Brain, a été « adoré » par tous à sa sortie en 2010 et aura permis à ses géniteurs de tourner intensément dans les années qui suivirent. Après moult péripéties et même un split en 2013, le quintet renaît rapidement de ses cendres avec de nouveaux membres et travaille rapidement sur de nouvelles chansons. En avril 2015, les transalpins rentrent en studio au 16th Cellar Studio à Rome en compagnie du producteur Stefano Morabito (FLESHGOD APOCALYPSE, HOUR OF PENANCE) pour graver ce Against All Odds.
Au niveau stylistique, le groupe parle de « Powerful Death Metal ». Bon effectivement c’est assez Power et le côté Death Métal reste assez discret en dehors du chant hurlé de Jean-Marc. En dehors de cela ajoutons quelques riffs assez typiques du style mais dans l’ensemble la démarche s’inscrit plutôt dans un genre plus accessible même si les italiens possèdent un solide savoir-faire pour pondre à la chaîne des riffs à la fois lourds et agressifs. Le chant se fait en grande majorité en anglais mais le groupe se plait à introduire du français sur « Misanthropique » par exemple. Les neufs compositions s’enchaînent sans temps mort, les italiens tentent de multiplier les plaisirs en variant les rythmes et les atmosphères. On ne va pas crier au génie mais aucune faute rédhibitoire n’est ici à déplorer. Against All Odds ne diffuse pas d’ondes très positives, l’ambiance reste froide et déprimante mais quelques riffs ici et là font mouche et touche le centre de la cible. Difficile de ne pas taper du pied et secouer la tête à l’écoute d’un « Out of Time » qui, malgré une grande simplicité, possède ce petit plus accrocheur.
Against All Odds ne jurera pas au sein de la discothèque de tout fan de métal qui se respecte. Le travail a été bien fait sur la forme comme sur le fond et les transalpins peuvent continuer d’avance et construire sur ces solides fondations. Il est à craindre que leur musique peine à sortir du microcosme italien mais qui sait, la chance sourit parfois aux audacieux.
Oshyrya (07/10)
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Bakerteam Records / 2015
Tracklist (40:00 mn) 01. Blood Red 02. Stolen Life 03. Misanthropique 04. Little Boy 05. Out Of Time 06. Against All Odds 07. Rise & Fall 08. Stay Away 09. ThiISIShell