On pourrait vous bassiner avec une longue biographie ne manquant pas d'exhumer toutes les remontées de pente, et les incessants changements de line up d'un groupe culte dont le premier album est sorti dans les bacs il y a plus de trente ans. On retiendra avant tout que le chanteur Mike Howe est de retour sur album après 23 ans d'absence. Tout cela ne nous rajeunit pas. Le groupe nord Américain, n'a pas perdu les pédales et livre un album ou il fait la démonstration d'un savoir faire intact. Le groupe n'a pas caché son envie de retrouver la "magie" de la fin des années 80, on est au moins certain d'une chose c'est que l'ensemble des musiciens n'a pas perdu la main. Après tout avec une production survitaminée comme d'autres ancètres de cette période, pourquoi Metal Church n'y parviendrait pas ? A l'écoute de l'opus, il est indéniable que le contenu ne manque pas de riffs qui tranchent, ni de passages un poil soporifiques (un " Sky Falls In " alterne le bon et le moins bon), ce qui est plus génant au delà du savoir faire et du son qui fait trembler les murs, c'est sans doute le fait de ne pas être marqué par les compos qui défilent.
Certes, dans l'ensemble l'album ne fait pas mauvaise impression, une dizaine de compos qui défilent mais dont les arrangements ne laissent pas d'empreinte impérissable. Parfois on tend l'oreille croyant reconnaitre la "patte " d'un Megadeth ou d'un Anniihilator à travers quelques riffs malsains et saccadés (" Blow Your Mind "), mais cela reste fugace. Les arpèges qui se succèdent, riffs acérés, et batterie qui tabassent à l'allure d'un métronome méthodique et un Mike qui s'époumone, tout cela est un poil désuet et ne pourra que convaincre que les convaincus en manque. Metal Church offre une preuve de vie, mais pour le retour au premier plan, le groupe manque de munitions vraiment convaincantes (les plus frappants "Reset " et "Soul Eating Machine" relèvent le niveau). Avis aux amateurs.
Hamster (05/10)
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Rat Pak records – Nuclear Blast / 2016
Tracklist (58 minutes) 1. Reset 2. Killing Your Time 3. No Tomorrow 4. Signal Path 5. Sky Falls In 6. Needle and Suture 7. Shadow 8. Blow Your Mind 9. Soul Eating Machine 10. It Waits 11. Suffer Fools
Pendant des années, j’ai copieusement chié sur les doubles albums, à tel point que j’avais édicté un nouveau principe, celui de la « malédiction du double album ». Un double album, c’est la garantie d’une déception, ne fût-ce que partielle, la certitude que le groupe ne parviendra pas à nous convaincre pendant deux galettes sans le moindre temps mort et que, tôt ou tard, il y aura du filler, des morceaux faibles qui cassent la dynamique de l’ensemble… Bref, espérer qu’un double album vous prenne par les tripes sans la moindre interruption était illusoire. Cependant, et c’est bien entendu, chaque règle a son exception et je viens enfin de la découvrir. Plus de 80 minutes de génie habilement réparties sur deux disques. Cet exploit s’appelle Slow Forever.
Nous allons parler d’une formation de la région d’Auxerre assez atypique pour notre scène Metal nationale, vous allez voir ça… En activité depuis quelque temps maintenant Alexis MUNOZ (chant/guitare) et Geoffroy GARRAUT (guitare), les deux instigateurs de Mezcla, se sont rencontrés dans le courant de l’année 2002. On peut dire qu’ils ont galéré et qu’ils ont mis du temps afin de stabiliser leur section rythmique. En effet Mezcla a quand même réussit à nous fournir un premier effort sous les traits d’une démo parue en 2007 Hermanos De Sangre. Durant cette période, ils ont recruté Eymeric JACQUET et de fait réussi à stabilisé le poste de bassiste. Après avoir enchaîné les batteurs, ce n’est qu’un an plus tard en 2008 que nos trois galériens sont parvenus à mettre la main sur une perle rare en la personne de Anthony CARINO qui comme nous allons le voir assure comme un chef à la batterie ! En 2010 Mezcla nous a pondu un excellent premier album Salir Sin Pagar (