Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

oshy_09112015_Blee_Someon_DrLe projet BLEED SOMEONE DRY a déjà connu bien des sursauts depuis ses débuts en 2007. Rapidement après avoir rassemblé leurs forces vives, les transalpins enregistrent un premier album, The World is Falling in Tragedy, publié chez les britanniques d’UK Division. Mais des tensions internes et une priorité donnée à d’autres projets stoppent le quatuor dans sa lancée. Il faudra attendre quelques années pour que les toscans remettent le couvert à partir de mai 2012 autour de Jonathan Mazzeo (guitares) seul membre fondateur rescapé. Ainsi revigorés, ils sortent Subjects chez Kreative Klan. Après trois années de travail et de multiples concerts partout où se présentait une opportunité, voici les transalpins de retour avec un troisième opus sous le bras, Post Mortem | Veritas.

Les nouvelles chansons s’inscrivent dans la continuité, la démarche et le fil stylistique inauguré avec Subjects. BLEED SOMEONE DRY déploie sous nos yeux un Math/Deathcore de bon aloi, à la foi bourrin et technique, un savant mélange de violence et de virtuosité technique. Le premier contact est plutôt bon, on sent bien un groupe sérieux et appliqué mais sur la longueur l’intérêt s’effrite et la fin du disque s’avère plus douloureuse. Les italiens concentrent toute leur force au sein de courtes salves de trois / quatre minutes bourrées d’énergie, chacun élève son, niveau de jeu pour maximiser l’impact des différentes chansons. Le pari est plutôt réussi, l’auditeur fait face à un sacré déluge et doit se préparer à recevoir quelques mandales bien senties. Rien à redire du côté du son, le travail a été bien fait au niveau de la production. La tâche a été confiée à Christian Donaldson (guitariste de CRYPTOSY) qui a déjà fait preuve de son savoir-faire avec THE AGONIST ou encore BENEATH THE MASSACRE.

Dans la galaxie Math/Deathcore, BLEED SOMEONE DRY ne va pas bouleverser les hiérarchies mais possède cependant quelques beaux arguments pour se faire une petite place. Ils n’ont en tout cas pas à rougir face aux ténors du genre américains, ils ont le talent et la hargne pour concurrencer bien des groupes. A découvrir si vous aimez le genre.

Oshyrya (07/10)

 

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FireWasBorn Records / 2015

Tracklist (43:49 mn) 01. Haeretica Infans 02. A Violent Awakening 03. Damnetur Misericordia 04. The Sacrifice 05. Let Me In 06. Devil in Me 07. Our Martyrdom (feat. CJ McMahon of Thy Art Is Murder) 08. Your Name, Their Plague 09. Doom and Gloom 10. Justice Has Become Utopia 11. Cycle of Decay 12. Ora Pro Nobis (feat. Luca T.Mai)

oshy_08112015_Onc_HumaONCE HUMAN est un groupe de heavy metal américain originaire de Los Angeles en Californie et fondé en 2014 par Logan Mader, musicien et producteur bien connu surtout des fans de MACHINE HEAD et SOULFLY. La rencontre entre les deux forces du groupe, Logan Mader et la chanteuse australienne Lauren Hart n’est pas fortuite, Monte Conner de Nuclear Blast ayant habilement su tirer les fils du destin. Pour les seconder, Mader a fait le choix de s’entourer de jeunes musiciens peu connus, afin que ce projet soit bien la priorité de tous. Certains changements de line-up ont d’ailleurs déjà eu lieu depuis la fin de l’enregistrement.

Pour résumer la musique proposée ici, disons que cela se veut être un heavy métal lourd et très bourrin, le chant hurlé de Lauren Hart n’étant bien sûr pas étranger à cette première impression. Les subtilités ne manquent cependant pas avec des touches plus mélodiques voir cinématiques pour reprendre les mots même de Logan Mader. Mais entendons-nous bien, le fureur et la brutalité prédomine très largement. Le chant extrême féminin renvoie bien sûr directement aux maîtres suédois du genre, ARCH ENEMY, même si l’approche death métal s’avère beaucoup moins évidente ici (en dehors du chant). The Life I Remember est construit comme une succession de petits brûlots, de bombes à fragmentation de trois/quatre minutes maximum sans longueur ni fioritures. Les musiciens bastonnent sec et ne font pas de quartier. ONCE HUMAN montre son visage le plus accessible à travers trois courtes pièces de moins de deux minutes, une intro symphonique et grandiloquente et deux interludes où Hart montre qu’elle possède aussi de beaux arguments en chant clair. Le reste s’apparente à une série d’offensives d’une rare violence. Les guitares sont à la fête, aussi bien en rythmiques qu’en soli. Mader n’est pas un manchot et il n’a rien perdu de son savoir-faire.

ONCE HUMAN joue à fond la carte de l’impact direct et immédiat et de ce côté-là, le pari est très largement réussi. Il suffit de regarder sur YouTube la vidéo du très poétique « You Cunt » pour s’en convaincre (bonjour la gerbe…). Amis poètes, passez votre chemin même si les américains prouvent aussi qu’ils savent aussi manier la subtilité. Fan de Mader vous retrouverez sa patte. The Life I Remember ne va pas révolutionner cette fin d’année mais ne manque cependant pas de qualités.

Oshyrya (6,5/10)

 

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earMusic / 2015

Tracklist (40:53 mn) 01. Trail of Tears 02. Ground Zero 03. You Cunt 04. Pick Your Poison 05. Terminal 06. Demoneyes 07. Devil Can Have You 08. Time of Disease 09. I Am War 10. The Life I Remember 11. Siren Once Human 12. Growing Colder

Jimm – In[can]decence

oshy_08112015_JimJIMM où le projet heavy / rock d’un musicien passionné, d’un compositeur et multi instrumentiste téméraire qui, après une dizaine d’années passées dans divers projets et une centaine de concerts dans toute la France, il décide de faire cavalier seul en 2011. Fin 2011, il entre au Studio Sainte Marthe de Francis Caste (BUKOWSKI, THE ARRS…). Un premier album éponyme sort ainsi dans les bacs en 2013. Il fallait alors défendre ces chansons en live, se constituer un groupe pour parcourir les routes de France et se faire un nom sur scène. Deux ans plus tard, voici la suite. Titré In[can]decence, le nouvel opus rassemble toutes les expériences accumulées ces dernières années.

L’album est court avec moins de quarante minutes au compteur mais propose quand même dix nouvelles compositions. Tout débute sur les chapeaux de roue avec un « Jamais de trêve » bien virulent et énervé. La guitare virevolte et se fait tantôt mélodique tantôt tranchante pour un impact maximum à chaque fois. JIMM semble énervé et décoche ses flèches les unes après les autres. Il n’a pas la langue dans sa poche et clame haut et fort ce qu’il pense. Il ne manque pas de coffre mais fait le boulot derrière le micro. Au niveau des influences, parfois on dirait un TELEPHONE en version fâchée et survitaminée. L’ombre des géants des années 90 comme NIRVANA n’est jamais non plus très loin. Le grunge « Jour de gloire » répond à un « pourri gâté » très punk dans l’âme. JIMM va à l’essentiel sans prendre trop de chemins de traverse. En trois minutes la messe est dite et on passe alors à une autre idée, un autre riff. Le rythme ne descend pas, pas de pause à l’horizon histoire de prendre une bouffée d’oxygène. Au niveau technique rien à redire, le duo assure très bien. Un duo ? Oui car JIMM a tout pris en charge sauf la batterie assurée par Fred Quota. Au niveau du son rien à redire non plus. Saluons l’effort financier qu’a dû représenter la masterisation d’In[can]decence par Jens Bogren aux Fascination Street Studios.

Il parait que pour son premier opus, JIMM a pu bénéficier d’un passage de trois clips extraits du premier album sur D17. Tant mieux, ce serait bien la première fois qu’une chaîne de la TNT sert à quelquechose d’utile. D’habitude c’est plutôt la fête de la guimauve et du clonage commercial. Si quelques personnes ont pu ainsi s’intéresser à un groupe frais et talentueux de la scène française comme JIMM, cela aura été d’une grande utilité. A quand une vrai émission rock sur les grandes chaines ? C’est pas demain la veille (Et non Taratata ne compte pas, il suffit d’en regarder la programmation).

Oshyrya (07/10)

 

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Dooweet Records / 2015

Tracklist (37:03 mn) 01. Jamais de trêve 02. Jour de gloire 03. Pourri gâté 04. Je cherche à m'endormir 05. Occident oxydant 06. Le miroir 07. Ton souffre-douleur 08. Adrénaline 09. Sur le même modèle 10. A la vie à la mort