Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

oshy_08112015_Counti_DaySentant bien le filon et le mouvement à la mode, voilà que le label Mascot s’invite à la table du Metalcore/Metal/Hardcore et signe le groupe britannique COUNTING DAYS pour son premier album, Liberated Soul. Après tout pourquoi pas, autant traire la vache autant que possible pour en tirer le maximum jusqu’à épuisement de la bête ou des pigeons qui mordent à l’hameçon. Oui vous l’aurez compris, à quelques rares exceptions, ce mouvement metalcore ne fait pas partie de nos favoris.

Il aura fallu, montre en main, moins de trois minutes pour que COUNTING DAYS parvienne à me saouler et me donner mal au crâne. Sans doute un fièvre soudaine née des premiers frimas de l’automne ou tout simplement un groupe bourrin et qui singe admirablement bien les ténors du genre. Formé en 2013, tous ses membres possèdent déjà une certaine expérience au sein d’autres formations (TRC, HEIGHTS, ROUGH HANDS ou LAST WITNESS). Avant ce premier album, les britanniques comptaient déjà quelques singles et un EP, The War of The Wolf, à leur actif. Deux chansons de cet EP se retrouvent d’ailleurs sur l’album, « Sands of Time » et « Life and Death ». Tout le reste semble être tout nouveau, tout beau. Kerrang est bien entendu super enthousiaste (et ultra chauvin) et même Tomas Lindberg (AT THE GATES) semble apprécier le groupe.

Et bien pas moi. Même si le suédois a accepté de faire une apparition sur « Sands of Time », Liberated Sounds dans sa totalité a plutôt réussi à me mettre de triste humeur. Ce maelstrom violent et vociférant présente bien peu d’attraits et risque de lasser même les plus courageux. Ce mélange féroce tombe rapidement dans un gloubi-boulga indigeste entre hardcore, punk et thrash, avec ici et là des touches plus accessibles et mélodiques. Mais le résultat s’a vère aussi peu surprenant, aussi ennuyeux, qu’une journée sans pain. Terminons par préciser que la production est sans surprise aux petits oignons puisqu’elle est l’œuvre de Fredrik Nordström (AT THE GATES, ARCH ENEMY, IN FLAMES, OPETH, ARCHITECTS, BRING ME THE HORIZON) et que tout a été fait dans son Studio Fredman à Göteborg en Suède.

Liberated Sounds est peut-être le rouleau-compresseur espéré mais votre serviteur a finalement assez peu gouté cet album. Tout est joué à fond de train en permanence et se voit compléter d’un chanteur qui se pète les cordes vocales à force de hurlement, pendant plus de quarante-cinq minutes. J’ai beau aimer les sensations fortes, avoir l’impression de passer des dizaines de minutes violemment balloté dans une lessiveuse ne correspond pas à ma notion personnelle du plaisir. Vous êtes prévenus…

Oshyrya (04/10)

 

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Mascot Music / 2015

Tracklist (47:06 mn) 01. Burned by Faith 02. Die Alone 03. Beaten & Scarred 04. Life & Death 05. Liberated Sounds 06. Fire From The Sky 07. Days Go By 08. The Vines 09. Sands of Time 10. Prison of Misery 11. Cold Truth 12. Reunion

Blobfish Killer

oshy_08112015_Blobfis_KillLes marseillais de BLOBFISH KILLER ont l’avantage de proposer un message limpide qui tord le cou à toute confusion possible : « Rock n’Roll with balls », ou du « rock n’roll avec des c*** » pour ceux qui ne comprendrait pas la langue de Shakespeare. Il tente de mettre en œuvre ce slogan à travers un premier EP éponyme, trois chansons comme autant d’uppercuts dans le bide. Comme nos quatre amis ne sont pas là pour épater la galerie, ils vident d’entrée la jugulaire et ne vont plus rien lâcher. Entre les guitares qui tronçonnent à tout va, une section rythmique martyrisant et ses cordes et ses fûts et enfin un chant hurlé (assez nasillard) avec conviction, le voyage ne s’annonce pas de tout repos.

Tantôt lancé à fond de train, tantôt plus calme et posé lors de rares breaks, BLOBFISH KILLER laisse à peine le temps à l’auditeur de reprendre sa respiration avant de repartir pied au plancher. La violence et l’énergie déployées forceront le respect de plus d’un même si ce maelström gagnerait à être canalisé. « Never Again » vous tombera dessus comme une avalanche sans vous apporter plus de plaisir que cela. Le son est tout à fait correct et rend bien hommage à la débauche d’énergie affichée ici. On attend la suite pour vraiment se faire une idée mais le potentiel semble prometteur.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Dooweet – Nawakposse / 2015

Tracklist (12:07 mn) 01. Erotic Palace 02. Party Hard 03. Never Again

Akentra – Alive

oshy_08112015_AkentAprès nous avoir laissé une bonne impression en 2010 avec le premier album Asleep (chronique ici), voici que nos compatriotes d’AKENTRA se rappellent à notre bon souvenir avec un second opus, Alive. Les fans nous reprocheront de nous réveiller bien tard puisque l’album est disponible depuis avril 2014. Oui c’est vrai mais comme dit le dicton populaire, mieux vaut tard que jamais. Paradoxal, ce chapitre laisse percevoir à la fois des bouleversements avec un changement de line-up (le guitariste solo) et une grande continuité sur le fond comme sur la forme. Alive a également été enregistré au Dôme Studio et on retrouve ce même ce même rock / métal accrocheur.

Autant Asleep m’avait évoqué un LACUNA COIL sans chant extrême autant Alive ne cesse de me rappeler un SUPERBUS (oui le groupe de pop rock) en plus métal et incisif. On retrouve cette même recherche de la mélodie, du refrain qui fait mouche. Bien sûr le tout s’avère moins guimauve et sucré. Le chant de Lucia Ferreira passe bien même si son accent prononcé à de quoi parfois faire froncer les sourcils. AKENTRA gagnerait peut-être à chanter dans la langue de Molière. Les Normands ont eu la riche idée de ne pas diluer inutilement leur propos et ont clairement fait le choix de condenser leur propos, de ne conserver que le meilleur en trois minutes. Ils poussent parfois un peu au-delà mais cela se justifie par le besoin de compléter la trame mélodique. Et puis nous n’avons pas de quoi nous plaindre avec douze nouvelles chansons à son tableau de chasse, Alive propose plus de cinquante minutes de musique. Retenons de cet album quelques titres qui surnagent en particulier « In their Shoes », « Lies » et « Final Dance (Pt. 2) ». Le reste tient la route mais a plus de mal à convaincre.

Contrairement à Asleep, Alive a su éviter l’écueil de la redite et l’écoute de ce disque apporte de bons moments, sans anicroche ni faute de goût. Le son est propre, toujours un peu brut de décoffrage mais cela ne porte pas préjudice au plaisir ressenti. Sympathique en disque, la musique d’AKENTRA peut prendre toute sa mesure sur scène. Associations et tourneurs, vous savez ce qu’ils vous restent à faire…

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction / 2014

Tracklist (51:10 mn) 01. In their Shoes 02. Self Esteem 03. My Son 04. Lies 05. Killing Time 06. Magic Trick 07. The One 08. Future 9. Resurrection 10. Demolition Man 11. Kick Ass 12. Final Dance (Pt. 1) 13. Final Dance (Pt. 2)