SIMPLE LIES est un groupe originaire de Bologne en Italie et qui qualifie lui-même sa musique de « hard n’heavy moderne ». Pour être plus clair, nous parlerons d’un rock burné et foisonnant, la rencontre improbable entre MÖTLET CRÜE et ALTERBRIDGE ou BLACK LABEL SOCIETY. Let It Kill n’est pas leur premier méfait puisqu’ils ont déjà publié un premier opus, No Time to Waste en 2012 chez Buil2Kill Records/Nadir Music. Fort de l’expérience accumulée lors de leurs multiples concerts dans la botte ainsi qu’un Ukraine et en Russie, les voici de retour avec un nouvel album sous le bras, prêts à se faire un nom sur la scène européenne.
A travers onze compositions calibrées et rentre dedans, les italiens tentent de frapper les esprits et de se faire une petite place au soleil. L’efficacité doit être immédiate, les chansons se veulent fortes en gueule et accrocheuses. Gros riffs, chœurs, et refrains fédérateurs sont ici au menu. Et le premier contact est plutôt séduisant avec un « Look At Me Now ! » bourré et d’énergie et plutôt convaincant quant au savoir-faire de SIMPLE LIES. Titre après titre, ils parviennent à déployer tout leur talent pour faire taper du pied et secouer la tête du plus grand nombre. Let It Kill se laisse écouter avec un certain plaisir même si une certaine lassitude émerge rapidement du fait de la ressemblance entre les compositions sur la longueur. Le refrain varie et le reste un peu moins même si les transalpins ont essayé de varier les tempi. Autre chose, le timbre de voix très aigu d’Alessandro "RUBB-O" Rubino pourrait en gêner certains même si ce serait lui faire un mauvais procès vu la conviction et l’énergie qu’il déploie tout au long de l’album. Au niveau technique le groupe est au taquet chacun offre une bien belle prestation et l’album lui-même bénéficie d’un son plus qu’honorable.
SIMPLE LIES fait plaisir à attendre pour la fraicheur et l’énergie qu’ils mettent en œuvre. Ils ne s’économisent pas et donnent le meilleur. Rien que pour cela et la qualité du travail accompli, Let It Kill vaut que l’on s’intéresse à lui. Le potentiel apparaît sympathique sur album mais doit atteindre des sommets une fois sur scène.
Tracklist (41:04 mn) 01. Look At Me Now! 02. A-MEN 03. Sunday Morning Apologies 04. Symmetry Of Love 05. Freak Show 06. Miss Anthropy 07. Let It Kill You 08. The Ant 09. Past Frames 10. The King Is Dead
Je l'avoue bien volontiers, j'ai toujours eu un faible pour ce groupe du Michigan, en raison d'abord de son nom un poil original qui tire son origine du meurtre non résolu d'Elizabeth Short, qui a inspiré l'écrivain James Ellroy. Au delà de ça, il faut reconnaitre que le groupe aligne un tombereau de clichés à la gloire du Death mélodique, du genre à tourner ses clips vidéos dans des cimetières, tombes ouvertes, tout en faisant déferler en trombe quantités de riffs appuyés par des blasts de la section rythmique. Deux ans après le sombre "Everblack", le groupe revient avec une envie d'en découdre intacte.
Pas original, on l'a toujours dit au sujuet du combo de Detroit, mais il n'en demeure pas moins très efficace, il va de soit que les riffs d'un "Re-Faced" ont un air de déjà entendu, il en va d'ailleurs de même sur le solo de guitare, mais il n'empèche que le groupe se débrouille bien en lancer de parpaings en pleine poire.
Trevor maîtrise toujours autant sa schizophrénie vocale, entre ours en rut et metalcoreux répubère hystérique. Les fans devraient une fois encore y trouver de quoi satisfaire leurs conduits auditifs, le groupe cogne toujours autant et ne perd pas son temps en fioritures. Difficile de rester insensible à la brutalité d'un titre tel " Receipt " qui ouvre en trombe l'album, on retient aussi l'énergique " Threat Level No. 3", et dans un registre un poil plus subtil, on apprécie " The Fog " ou le groupe varie le tempo pour mieux sauter à la gorge de l'auditeur. Le groupe expérimenté ne prend guère de risques et assure l'essentiel, ce qui ne l'empèche pas de sortir parfois du chemin balisé de death Mélodique, notamment avec le titre " Stygiophobic" qui sort du lot, son ambiance glauque, mélodique et mid tempo, il n'en demeure pas moins accrocheur. Mais reconnaissons le, c'est dans l'aggressivité pure que The Black Dahlia Murder se révèle le plus convaincant.
Tracklist (37 minutes)
1. Receipt 2. Vlad, Son of the Dragon 3. Abysmal 4. Re-Faced 5. Threat Level No. 3 6. The Fog 7. Stygiophobic 8. Asylum 9. The Advent 10. That Cannot Die Which Eternally is Dead
Que l’apogée artistique et commerciale des danois de ROYAL HUNT semble lointaine… En cinq albums, les cinq premiers de 1992 à 2001, le groupe s’était positionné comme l’un des leaders de la scène métal progressif européenne. Et puis pendant la décennie suivante le trou noir, les multiples errements de son leader et claviériste André Andersen et une inspiration nettement en berne avaient fini de décourager les plus courageux. Show Me How to Live (2011) et A Life to Die For (2013) ont faire renaître l’espoir, trouvant grâce aux oreilles de mon camarade Baptiste (chronique ici et là). Le retour de DC Cooper derrière le micro n’est pas étrangère à de retour en grâce. Autour de lui et d’Andersen, le line-up avait aussi été très largement remanié avec une nouvelle équipe pleine d’énergie et d’enthousiasme.
Les deux précédents opus cités ci-dessus ne manquaient pas de qualités mais ils avaient tout de même laissé votre serviteur sur sa faim. ROYAL HUNT tourne nettement en rond depuis trop longtemps même si une étincelle peut apparaître ici et là. Malgré tout, ils continuent leur petit bout de chemin avec un troisième album sous le bras, Devil´s Dozen. Ce n’est pas après vingt-cinq années de carrière que le groupe va changer son fusil d’épaule. Les chansons composées à cet occasion contiennent toutes les caractéristiques qui constituent la marque de fabrique des danois : un métal très accessible, mélodique faisant la part belle aux claviers qui mènent nettement le jeu bien soutenus en cela par des guitares en rythmique surtout et parfois en solo et une section rythmique à la fois précise et subtile. DC Cooper fait le reste du travail et impressionne encore une fois par sa large palette vocale et la conviction qu’il met dans sa performance. Il parvient à exprimer beaucoup d’émotions sans tomber dans la caricature. Andersen continue de privilégier les longues chansons, elles frôlent presque toutes ici les six à sept minutes. Il se plait à enrichir sa tapisserie d’orchestrations multiples et de choeurs pour apporter encore plus d’épaisseur à cet album. Reconnaissons que Devil´s Dozen se laisse écouter très facilement écouter et ne laisse apparaître aucune faute de goût majeure. Les habitués du style ROYAL HUNT s’y sentiront immédiatement à l’aise dans un environnement très familier. Cependant, il manque nettement à l’appel des chansons phares, à même de marquer au fer rouge les fans. Nous attentons toujours les « Message to God », « Lies » ou « Fear » du XXIème siècle.
Avec Devil’s Dozen, ROYAL HUNT confirme les bonnes dispositions affichées depuis 2011. Andersen s’est sérieusement remis au travail et parvient à nouveau à composer efficacement dans un style assez facilement reconnaissable. Personne de changera d’avis avec ce troisième album, les fans apprécieront, les autres passeront leur chemin et certains comme votre serviteur continueront de regretter le passé bien plus flamboyant du groupe.
Tracklist (51:12 mn) 01. So Right So Wrong 02. May You Never (Walk Alone) 03. Heart On A Platter 04. A Tear In The Rain 05. Until The Day 06. Riches To Rags 07. Way Too Late 08. How Do You Know (bonus track)