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Valborg – Romantik

Waow ! Que j’aime me plonger dans l’écoute de productions de formations qui ont le bagout de Valborg, Owl (facebook officiel ici) ou Skarab (facebook officiel ici). Ces formations ont en  commun des membres ainsi qu’un label Zeitgeister Music et j’encourage grandement à découvrir son catalogue de par sa qualité ainsi que le travail sérieux et régulier auprès des formations qu’il effectue (Bandcamp ici). Ce groupe allemand en activité depuis 2002 est assez prolifique puisque Romantik est son cinquième album. Le noyau dur de Valborg se compose de Jan Buckard Basse/Chants (ex-Tortur) et de son acolyte au sein de Tortur le stakhanoviste Christian Kolf Guitares /Chant (Owl, Skarab,ex-Tortur, ex-Island, ex-Slon, ex-Woburn House, ex-Kosmos Wald, Gruenewald, ex-Centaurus-A, ex-Klabautamann (live), ex-Orbo).


Valborg s’est fait connaître  pour distiller ce qu’on appellera un Dark Metal qui emprunte beaucoup aux champs musicaux de Celtic Frost et au Doom Metal avec quelques incursions en territoire Avant-garde (notamment certaines dissonances dans le riffing proposé et des tournures théâtrales), Atmosphérique, Ambient, Coldwave et Black/Death Metal ce qui lui confère par moment un côté très Funeral Doom Metal.  A ce titre je vous encourage aussi à découvrir l’intégralité de sa discographie qui est très caractéristique et vraiment de qualité pour aucune fausse note ou touches de mauvais goût.

 
Romantik est semblable à ses prédécesseurs à savoir ce qui est décrit juste au dessus ainsi qu’un artwork magnifique à l’énigmatique soigné réalisé par Peter Boehme (site ici)  une production béton signée cette fois-ci  Stonehenge Studios (site ici)  par Oliver Weiskopf et masterisée par Michael Schwabe au Monoposto Mastering. Romantik est sorti le 19 mai et une version LP est disponible depuis le 16 juin et éditée par Temple of Torturous (site ici).


La tonalité de ce dernier opus est très Funeral Doom et la couleur de ses ambiances très typée Coldwave 80s n’est certainement pas étrangère dans cette affaire ! J’ai souvent eu l’impression d’entendre des parties directement issues du mythique Feline des The Stranglers ! C’est vous dire ! Et ce du début à la fin du skeud ! Ca m’a vraiment bouleversé. On retrouve aussi des parties plus théâtrales comme sur les titres « Comtesse » ou « Sulphur Vitriol Angel » et qui peuvent évoquer ce qu’un groupe comme ÖxxÖ XööX fait sur ces deux albums (je prépare d’ailleurs une chronique de leur dernière prod sous peu). J’ai adoré l’intégralité des vocaux  de l’album et plus particulièrement ceux de la dernière piste « The Haunted Womb » un morceau très, très mais alors très Dark et crépusculaire : en un mot jouissif ! J’ai souvent pensé aussi en écoutant Romantik à leurs compatriotes de Nocte Obducta, un groupe qui me tient lui aussi grandement à cœur (facebook officiel) et qu’il vous faut absolument découvrir si vous ne connaissez pas et que Valborg vous aura interpelé !


J’ai apprécié le voyage que Valborg nous propose sur Romantik ! Un album il est vrai un peu court mais quand comme lui on est si éloquent, est-ce obligatoire de faire plus long ? Je pose la question… Je ne pense pas et ne vois décidément rien à redire sur le travail ici exposé ! Encore un bien bel album dans la catégorie Extrême Doom Metal ! J’applaudis et en redemande !


FalculA 8,5/10


Facebook officiel
Bandcamp Officiel où Romantik ainsi que l’intégralité de leur discographie sont en streamin intégral.
Site officiel


Zeitgeister Music – Temple of Torturous/ 2015 
Tracklist (40:10) :  01. Vampyr 02. Blitz Aus Sodom 03. Comtesse 04. Sulphur Vitriol Angel 05. Kryptische Arroganz 06. The Haunted Womb.

The Story So Far – s/t

oshy_28072015_Th_Stor_S_FaIl semble que les californiens de THE STORY SO FAR prennent à malin plaisir à se compliquer la vie en proposant à chaque fois des pochettes particulièrement inintéressantes. Après un chien pour le précédent EP, Songs of (chronique ici), voici sans doute le dessin moche et enfantin d’un des rejetons de la famille ou du neveu qui est tombé par la fenêtre du cinquième étage à l’âge de deux ans. Parvenir déjà à passer ce premier obstacle et avoir envie d’acheter cet album rien qu’à sa pochette relève déjà de l’exploit et mérite toutes nos louanges.

Deuxième mauvaise surprise un album chiche qui oui contient dix nouvelles chansons mais n’affiche à la fin qu’une maigre demi-heure de musique. Deux ou trois chansons de plus n’auraient pas été un scandale. Au moins le son est bon et l’impression bocal de l’EP a disparu ici et parmi de profiter de ces chansons au mieux. En bon groupe américain qui vise un maximum de passage en radio et cible un public d’adolescents possédant un niveau de concentration équivalent à celui d’une huitre, THE STORY SO FAR propose un chapelet de titres courts, directs et immédiatement accrocheurs. Des groupes de ce type pullulent outre-Atlantique avec des chansons très proches les unes des autres jamais désagréables, faciles à consommer et à oublier. Les américains tentent de jouer dans la catégorie des leaders comme A DAY TO REMEMBER ou BLINK-182 sans toutefois parvenir à enchaîner comme eux les tubes fédérateurs et imparables à même de faire un malheur sur les plages de Floride ou de Californie. Les chanteurs sonnent tous de la même façon et reconnaissons que si Parker Cannon n’a pas ici rougir de sa prestation, elle ne risque pas non plus de rester dans les annales. Cela manque franchement de caractère et la palette vocale affichée reste assez limitée.

Si nous essayons de synthétiser notre propos, avec ce troisième album éponyme, THE STORY SO FAR propose une pochette hideuse et des chansons très formatées et déjà entendues de dizaines de fois depuis des années maintenant. Ce constat n’est pas très positif et il est à craindre que ce disque connaisse le destin d’une étoile filante: un passage court dans l’atmosphère avant une rapide disparition corps et âme. Difficile d’espérer que ces chansons ne soient pas oubliées de tous d’ici quelques mois.

Oshyrya (06/10)

 

Site Officiel : http://thestorysofarca.com/

Facebook Officiel: https://www.facebook.com/thestorysofarca

 

Pure Noise Records / 2015

Tracklist (30:32 mn) 01. Smile 02. Heavy Gloom 03. Distaste 04. Solo 05. Mock 06. How You Are 07. Nerve 08. Phantom 09. Scowl 10. Stalemate

oshy_28072015_EversiVoici le retour des italiens d’EVERSIN avec un nouvel album sous le bras, Trinity: The Annihilation. Nous avions moyennement gouté le précédent méfait du quatuor, Tears On The Face Of God (chronique ici) qui avec son idée de nous proposer « le son de la guerre » nous avait en réalité plutôt cassé les oreilles. Et ce n’est pas fini puisque d’après le label, le nouvel album est le plus puissant et violent jamais publié par le groupe. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge…

Oui ok votre serviteur n’est qu’un progueux sans âme et sans gonade mais j’ai beau essayer ces huit nouvelles compositions continuent à me laisser de marbre. Le propos d’EVERSIN s’avère bourrin, pas accrocheur pour un sou, les transalpins jouent la carte de l’agressivité pure et directe sans aucun grâce ni feeling. Les riffs restent massifs mais ne font preuve ni d’originalité ni d’un attrait particulièrement agréable. L’offensive de nos cages à miel débute dès la première seconde et se terminera qu’après quarante minutes d’un voyage déprimant au possible. Les chansons se ressemblent beaucoup et aucune innovation ou surprise ne viennent rompre cette monotonie. Bien sûr nous ne nous n’attendions pas à trouver une ballade au sein de ce maelstrom de violence mais une pointe de finesse et de subtilité à travers des breaks ou des changements de rythmes auraient été bienvenue. Seul « Chaosborn » parvient à s’extraire très légèrement de la masse avec quelques touches plus accrocheuses ici et là. Mentionnons la présence sur Trinity: The Annihilation de deux guests : James Rivera chanteur de HELSTAR et du guitariste Glen Alvelais (ex-FORBIDDEN et TESTAMENT). La prestation du premier s’avère assez énervante avec ces montées des montées dans les aigues assez peu esthétiques. Dernier point, la production générale de l’album est loin d’atteindre des sommets, on croirait attendre ces chansons depuis un aquarium et le son manque nettement de force et de clarté.

Le label recommande EVERSIN aux fans de SLAYER, ANNIHILATOR, DEATH ANGEL, TESTAMENT. Pas sûr que cette comparaison serve vraiment les transalpins tant ce disque semble être loin des standards de ces groupes de référence. Ils magnifient tous le violence de leur propos par un technicité et un son aigu de la chanson qui claque et déboite. Trinity: The Annihilation ne joue clairement pas dans la même division.

Oshyrya (05/10)

 

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My Kingdom Music / 2015

Tracklist (40:28 mn) 01. Flagellum Dei 02. Fire Walk With Me 03. Chaosborn 04. We Will Prevail 05. Crown Of Nails 06. Beneath The Atomic Sun 07. Litanies Of War 08. Trinity