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Oceanwake – Sunless

C’est par un 1er Mai bien pluvieux et à l’actualité toujours aussi moribonde que je me décide à vous parler de la jeune formation finlandaise Oceanwake. J’ai découvert leur subtil mélange de Doom Death / Black Metal / Post Metal il y a tout juste quelques semaines de cela. Le groupe est en activité depuis 2009 et a sorti un premier essai Kingdom en 2013 qui compilait leurs premiers travaux où Oceanwake faisait preuve déjà d’une certaine maturité et d’une belle audace puisqu’il cultivait un gout très prononcé pour de longues compositions  évolutives où émergeait des éléments issus d’univers musicaux divers comme le Postcore / Postmetal et le Metal extrême (Doom Death et Black Metal). En 2014 le single « Nadir » (en écoute intégrale ici) parait et Oceanwake gravit un nouvel échelon dans sa carrière en coopérant avec l’excellent label suédois ViciSolum Productions dont je vous avais déjà dit énormément de bien l’année dernière lors de ma chronique du dernier album des français de Grorr (chronique ici).


A la vue de l’artwork de Sunless leur dernier album qui nous concerne ici, j’ai tout de suite pensé à certaines pochettes d’album de Isis. Comme nous allons le voir l’évocation des pionniers du Postcore américain ne s’arrête pas juste au style graphique de l’artwork ainsi qu’à sa police. En effet lors de l’écoute des quatre longs morceaux composants l’album, j’ai pensé à de très nombreuses reprises à la musique d’Isis notamment sur son sublime album Panopticon. La musique d’Oceanwake est très progressive et demande une immersion totale de la part de l’auditeur puisque nous avons à faire à de véritables montagne russes où le groupe cultive des montées en tension toujours très intenses et de brusques descentes contemplatives. Le tout est servi par une maîtrise instrumentale éloquente ainsi qu’une grande diversité dans les climats atmosphériques dépeints. Oceanwake a su formidablement s’entourer pour la réalisation et la production de ce dernier opus puisqu’il s’agit d’une personnalité bien connu  du publique Metal qui s’est chargé du tout en la personne de Jonne Järvelä qui est rappelons le guitariste, vocaliste et producteur des albums de Korpiklaani !


Un autre point fort dans la musique proposée sur Sunless est à souligner. Il s’agit de l’éventail vocal proposé par le duo de chanteurs que sont V-V Laaksonen et Eero Haula. Il est vraiment impressionnant par sa riche diversité et sa maîtrise. Que ce soit dans le registre extrême qui est dominant où les deathgrowls et autres hurlements Black Metal s’entremêlent ou dans un registre clair et mélodieux : le duo en impose toujours en matière suave et abrasive ! J’ai vraiment adoré le chant qui nous est proposé car il sied à merveille à la musique !


Oceanwake avec Sunless confirme le tir déjà opéré deux ans auparavant avec Kingdom ! Il est même encore plus affuté, efficace et contemplatif ! Du tout bon pour moi et il fait déjà partie de mes albums de chevet en matière de Doom Death Metal progressif ! Sa musique à une emphase de malade et comme pour les surdoués  américains de Secrets Of The Sky, Oceanwake métisse formidablement son Doom Metal aux influences extrêmes avec une approche Modern Metal/Post Metal. Le tout a une très belle tenue et je garantis une véritable évasion sensorielle à toutes personnes qui veuillent bien se donner la peine de jeter une oreille attentive à Sunless ! Je m’y engage ! A bon entendeur !


FalculA (8,5/10)

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Badcamp Officiel où Sunless est en streaming intégral.


ViciSolum Productions / 2015
Tracklist (43:24) : 1. The Lay of a Coming Storm 2. Parhelion 3. Avanturine 4. Ephemeral

Kyle Gass Band – s/t

oshy_25042015_Kyl_Gas_BanLE KYLE GASS BAND (KGB) est un supergroupe rock américain originaire de Los Angeles. A l’initiative de ce projet, vous trouverez bien Kyle Gass connu pour sa carrière au sein de TENACIOUS D ainsi que Mike Bray derrière le micro et à la guitare également, le guitariste John Konesky (TENACIOUS D), le bassiste Jason Keene et le batteur Tim Spier. Le quintet est né en janvier 2011 quand Gass a reçu la proposition d’ouvrir pour Mike Campbell, le guitariste de Tom Petty and the Heartbreakers. Ce premier album éponyme date de 2013 mais Steamhammer – SPV en assure désormais la sortie européenne.

A l’écoute de ces dix chansons, une vérité s’impose d’entrée. Les cinq musiciens sont des professionnels accomplis, appliqués et sérieux, mais ils se font ici surtout plaisir et prennent tous un pied dingue à proposer un rock classique mais franchement inspiré. Rien de bien nouveau sous le soleil si ce n’est des chansons courtes et bien calibrées avec de l’épaisseur et de la chaire. Le propos se veut d’une simplicité enfantine mais le feeling et le savoir-faire mis en œuvre ici force le respect. Du très calme « Bro Ho » aux énergétiques « Our Job To Rock » ou « Manchild » tout fleure bon le bel ouvrage et les plaisirs rock immédiatement accessibles. Les compositions se veulent assez courtes et directes, pas de chichis ou de masturbations techniques ici. Les trois guitaristes s’en donnent à cœur joie, en électrique ou bien en acoustique et je tire mon chapeau à Mike Bray qui assure une prestation remarquable. Sa voix est chaude, expressive et il met beaucoup d’ardeur et d’énergie chanson après chanson. Cela donne envie de s’intéresser à son autre groupe, BAND OF BIGFOOT, où il endosse le rôle de « The Abominable Frontman ».

Même si n’habitez pas à quelques encablures des plages californiennes, cet album du KYLE GASS BAND se transforme rapidement en bande-son idéal de votre prochain barbecue ensoleillé dans le jardin. Une bière à la main et entourés d’amis, vous vous laisserez tranquillement bercer par le rock des américains. En concert aussi, l’expérience promet d’être intéressante. Il y a d’ailleurs des chances qu’ils passent près de chez vous si vous habitez outre-Rhin, sinon ne les ratez pas lors de la saison des festivals. OH YEAH !

Oshyrya (7,5/10)

 

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Steamhammer – SPV / 2015

Tracklist (39:28 mn) 01. Manchild 02. Dying Day 03. Bro Ho 04. Our Job To Rock 05. Tremendous 06. Ram Damn Bunctious 07. Questionable 08. Getting The Band Back Together 09. Road Chops 10. Gypsy Scroll

The Leather Nun – Whatever

oshy_25042015_Th_Leath_NuOn ne va pas se mentir, je ne sais pas si c’est le temps nuageux et le déjeuner du midi qui ne passé pas mais j’ai rarement eu aussi peu envie de m’attaquer à la chronique d’un album. Mêmes les daubes machincore qui nous polluent les oreilles à longueur de temps promettent plus de fun que ce nouvel album des suédois de THE LEATHER NUN. En fait si, je sais ce qui me met ainsi de mauvais poil. Là n’est pas l’essentiel mais quand même, qui a eu l’idée de proposer une pochette aussi déplorable ? Le niveau zéro de la créativité. Comme les futurs paquets de cigarettes, les Suédois semblent prôner les pochettes d’album neutres.

THE LEATHER NUN Késako la plupart d’entre vous demande ? Pareil pour moi, inconnu au bataillon. Et pourtant, après recherchent il semble (les labels ayant l’art de l’hyperbole) que ce groupe possède un statut culte dans le petit monde rock. En tout cas, ils ne sont pas arrivés jusqu’à moi. Formé à Göteborg en 1979, THE LEATHER NUN frappe à l’époque le public par son cocktail original fait de garage rock mâtiné de touches gothiques et indus. Ils se font un nom surtout en Grande-Bretagne aux côtés des RAMONES, THE CLASH ou THE CULT. En 1991, l’album Nun Permanent devient leur plus gros succès. La banqueroute de leur label amènera finalement à la dissolution de THE LEATHER NUN en 1995. En janvier 2014, Les suédois remettent le couvert et rentrent à nouveau en studio pour la première fois depuis vingt-trois ans. Voici le résultat, un cinquième album titré Whatever.

Si je voulais être méchant, je dirais pourquoi avoir relancé la machine si cela débouche sur cet album sympathique mais guère plus. A part jouer sur la nostalgie des leurs fans transis, je vois mal la nouvelle génération s’enthousiasmer pour ces chansons. « All Those Crazy Dreams » se veut gentillettes, mélange de rock pas transcendant et de mélodies vocales faciles chantées avec un nonchalance certaine par Jonas Almqvist. Dans son interprétation, le timbre de voix de ce dernier évoque parfois Bono (U2), en moins bien quand même. Les choses s’améliorent un peu avec un « Outside My Window » montrant un peu plus d’épaisseur et une ligne mélodique musicale autrement plus convaincante. Mais la répétition ad nauseam de la phrase type finit par fatiguer. Sur la longueur, Whatever laisse un drôle d’impression, le sentiment d’écouter un album rock vieux d’au moins deux ou trois décennies. Le choc temporel surprend et laisse un goût un peu vieillot dans la bouche. Un presque-vieux comme moi pourra apprécier ici ou là quelques chansons ou mélodies lui rappelant sa jeunesse ou son adolescence mais cela ne durera qu’un temps. Et puis encore une fois, la façon de chanter d’Almqvist ne donne pas franchement envie d’aller plus loin.

Les motivations à l’origine de ce retour me semblent toujours bien obscures. THE LEATHER NUN reprend son chemin là où il l’avait laissé eu milieu des années 90 mais entretemps, bien de l’eau a passé sous les ponts. Ces chansons à la croisée des chemins entre THE MISSION et JOY DIVISION invoquent des temps révolus depuis bien longtemps. Quitte à se faire un revival, autant prendre les albums de l’époque, ceux de THE LEATHER NUN compris. En 2015, Whatever sonne un peu passéiste, presque rétrograde.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Wild Kingdom – Sound Pollution / 2015

Tracklist (53:43 mn) 01. All Those Crazy Dreams 02. Outside My Window 03. Dancing in the Rain (I´m in Love) 04. Red Hot Gwen 05. Godtherapy 06. Just Like a Dream 07. Star (Yes You Are!) 08. Not Afraid 09. Mainstream 10. For the Love of Your Eyes 11. Another Rainy Day 12. Candyass