Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Oshy_07122014_Bran_BjorA l’image de la sonde Rosetta qui a dû voyager dix ans et parcourir des milliards de kilomètres pour atteindre une comète, le voyageur qui voudrait faire le tour de la galaxie KYUSS n’aurait pas fini de sitôt. Après QOTSA, KYUSS LIVES ! puis VISTA CHINO, l’album solo de John Garcia et un nombre incalculables d’autres sorties, voici que Brant Bjork, fondateur et batteur du groupe mythique continue soin petit bonhomme de chemin en solo depuis 1994. Il est entouré cette fois-ci du LOW DESERT PUNK BAND.

Alors bien sûr, Brant Bjork n’a pas viré sa cuti et continue son exploration des paysages Stoner, Blues, Doom et bien sûr Desert rock entamée il y a bien des années de cela. Multi-instrumentiste, reconnu, nous le retrouverons ici au chant et à la guitare. En solo ou avec THE BROS, Black Power Flower représente quand même son onzième album. Et on ne compte pas ses collaborations avec FU MANCHU ou MONDO GENERATOR.

Ce disque débute sur les chapeaux de roues via un riff doom massif avant que la paire basse/batterie ne vienne apporter un peu de vie et accélère le rythme. Le vent du désert de Palm Desert en Californie se lève et emporte tout sur son passage. La musique proposée se veut très pure, dans la tradition diffusée et développée par KYUSS tout au long de ses années. Les fans se sentiront immédiatement à l’aise et les amateurs de guitares expressives et gorgées de feeling atteindront le nirvana. A l’exception de la dernière chanson « Where You From, Man », les américains ont plutôt choisi la concision à travers des compositions tournant autour des quatre à cinq minutes. Il faut dire que cette musique est exigeante aussi bien pour les artistes que pour le public. La production d’avère être au poil, rien à redire de ce côté-là.

Votre serviteur n’est pas un immense amateur des beautés du désert mais il sait quand même reconnaître un solide album de Desert Rock quand il en écoute un. Brant Bjork et ses camarades de jeu ont sérieusement travaillé et proposé un disque solide, dans en continuité et conformité avec l’héritage et l’orthodoxie du disparu KYUSS. Nous n’en attendions pas moins d’un de ses membres fondateurs.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Napalm Records / 2014

Tracklist (49:24 mn) 01. Controllers Destroyed 02. We Don't Serve Their Kind 03. Stokely Up Now 04. Buddha Time (Everything Fine) 05. Soldier Of Love 06. Boogie Woogie On Your Brain 07. Ain't No Runnin' 08. That's A Fact, Jack 09. Hustler's Blues 10. Where You From, Man

Astralion

Oshy_06122014_AstraliCela faisait longtemps que je n’avais pas entendu un groupe comme ASTRALION. A la fin des années 90 et au début des années 2000, les groupes de power métal mélodique pullulaient en essayant de capturer un peu du succès des ténors du genre de l’époque comme STRATOVARIUS ou SONATA ARCTICA. Et il fallait vraiment faire un gros travail de tri pour séparer le bon grain de l’ivraie. Eh bien à cette époque-là, ASTRALION n’aurait certainement pas fait partie du haut du panier et aurait sombré rapidement dans l’oubli. Quinze ans plus tard, la scène power métal mélodique a nettement décliné et pourtant ASTRALION ne convainc pas plus malgré le contexte morose.

Les finlandais ont beau avoir de la bouteille en ayant évolué précédemment au sein d’OLYMPOS MONS, THE ADDICATION ou HUMANGOD, ils nous servent un plat passablement réchauffé qui ne manquera pas d’agresser nos pailles délicates. Tout ici est archi cliché et il ce disque commence sous les pires auspices avec un « Mysterious & Victorious » cliché au possible. Grand fan du genre moi-même, je me suis laissé prendre un piège au début mais avec un peu de recul, ce retour dans le passé s’avère franchement stérile. Mais il y a pire avec par exemple un « At The Edge Of The World » un peu ridicule. Ce son de clavier est atroce et évoque un très mauvais FREEDOM CALL. C’était amusant dans les années 80 avec ALPHAVILLE mais de nos jours, seule la variété allemande de bas étage ose encore utiliser de telles sonorités. Ian E. Highhill derrière le micro ne fait pas non plus des merveilles à travers une performance en dents de scie, parfois à la limite de la faute de goût. Alors oui toutes les ficelles du métier sont utilisées et il faut reconnaître que certains refrains touchent la cible. Mais encore une fois, cette musique a vieillie depuis dix ou quinze ans et cela fait bizarre de revoir cela en 2014. Quelle est l’intérêt d’ASTRALION alors que l’écoute des vieux albums de SONATA ARCTICA ou des récents travaux de STRATOVARIUS apportent bien plus de plaisir ?

A moins d’être atteint d’une nostalgite aigue, ces chansons risquent de peiner à trouver un public clément. Et le label a beau mettre en avant les origines finlandaises d’ASTRALION, cela ne constitue un gage imparable de qualité. Cette idée d’imiter maladroitement le passé est loin d’être une réussite, SONATA ARCTICA l’a également récemment prouvé en retouchant sans génie son Ecliptica. ASTRALION fait figure d’erstaz. Si vous en êtes en manque, écoutez les classiques du genre comme Visions de STRATOVARIUS. Vous en tirerez bien plus de satisfaction

Oshyrya (05/10)

 

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Limb Music / 2014

Tracklist (68:19 mn) 01. Mysterious & Victorious 02. The Oracle 03. At The Edge Of The World 04. When Death Comes Knocking 05. We All Made Metal 06. Black Sails 07. To Isolde 08. Computerized Love 09. Mary (Bloody) 10. Five Fallen Angels 11. Last Man On Deck

MonsterMagnetLastPatrolLast Patrol neuvième et dernier album en date de Monster Magnet, toujours fidèle à ses racines Stoner et seventies qui ont fait sa réputation. Dave Wyndorf décrit les chansons du petit dernier comme "des contes sur une revanche cosmique qui fait grimper la libido et sur l'aliénation et l'étrangeté". Une invitation au voyage cosmique qui ne laisse guère de doute sur le contenu psychédélique des neufs compos de l'album. Le premier titre d'ailleurs met sur orbite dès que la guitare électrique lance ses premières envolées. La production au poil menée de main de maître par Dave Wyndorf et le guitariste Phil Caivano boostent les compos accrocheuses.

Le titre éponyme sonne la charge à coups de riffs ravageurs, "Mindless Ones" et "End Of Time" ne sont pas en reste pour inciter au headbanging en cadence. Au rayon reprises on tombe sur une perle datant de 1966, de Donovan, "Three Kingfishers" amateurs de folk rock planant, bienvenue à bord. Monster Magnet ne se contente pas de l'hommage appliqué, il ajoute une bonne doses de riffs lourds au menu. Une des réussites de Last Patrol est de faire cohabiter titres metal à la sauce Black Sabbath, stoner, ballades et un “Hallelujah" psychédélique et blues surpuissant, ou un hymne baba cool et Zeppelinien comme "The Duke (Of Supernature)". En prime les titres bonus valent le détour et n'ont rien de chutes de studio que ce soit le psychédélique et énergique Strobe Light Beatdown ou la power stoner ballade One Dead Moon.  Mastermind n'était pas un dernier sursaut d'orgueil, Last Patrol démontre que Monster Magnet a encore quelques munitions dévastatrices, un retour aux sources réussi en somme.

Hamster (08.5/10)

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Napalm Records / 2013

Tracklist (61 minutes ed. limitée) 1. I Live Behind The Clouds 2. Last Patrol 3. Three Kingfishers 4. Paradise 5. Hallelujah 6. Mindless Ones 7. The Duke (Of Supernature) 8. End Of Time 9. Stay Tuned 10. Strobe Light Beatdown (Bonus Track) 11. One Dead Moon (Bonus Track)

Mindless Ones

The Duke (Of Supernature)

Addendum : Milking the Stars: A Re-Imagining of Last Patrol :

Dubitatif sur le procédé et le contenu. Je n'ai jamais apprécié la ressortie d'un album tripatouillé dans un délai rapproché, on le sait, c'est bien trop souvent à l'initiative d'un label qui tire sur la corde. Mais quand l'artiste s'y met aussi au nom d'une nouvelle vision de son oeuvre, ici dans un cadre hérité des années soixante, je suis tout autant sceptique.
Histoire de faire passer la pilule, Last Patrol se trouve un an après sa sortie initiale agrémenté de nouveaux titres, avec de nouveaux noms, et nouveaux arrangements au programme… et en cerise sur le gâteau deux titres live.
C'est bien le minimum pour appater le chaland qui a déjà fait craquer son portefeuille en 2013. Heureusement Wyndorf ne se moque pas totalment du monde, les nouveaux titres revus et corrigés à la sauce des années soixante, sont un poil moins furieux, au profit d'une ambiance psychédélique débridée. Les titre live dépotent. Mais tout de même, ce procédé de ressortie d'un album demeure un tantinet désagréable. Après tout, tout cela pouvait bien attendre un futur album, et un album live digne de ce nom n'aurait pas été du luxe… Les fans les plus assidus y trouveront leur compte, les autres n'auraient pas tort de trouver l'exercice dispensable.

Let the Circus Burn – 7:25 Mindless Ones '68 – 5:22 No Paradise for Me – 5:34 End of Time (B-3) – 6:36 Milking the Stars – 7:19 Hellelujah (Fuzz and Swamp) – 5:01 I Live Behind the Clouds (Roughed Up and Slightly Spaced) – 4:35 Goliath Returns – 3:30 Stay Tuned (Even Sadder) – 6:01 The Duke (Full On Drums 'N Wah) – 5:25 Last Patrol (live at the AB, 2014) – 11:14 Three Kingfishers (live at the AB, 2014) – 6:41