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Nightfall – Cassiopeia

Nightfall-cassioAvant toutes choses il faut que vous sachiez à qui vous avez à faire en ma personne. Je m’explique, je suis un metalhead dévoué à la cause Nightfall depuis Parade Into Century son premier album sorti en 1992 qui était aussi et c’est important de le souligner, la première signature du label français feu Holy Records. Label qui a beaucoup influencé mon rapport et mes goûts en matière de metal extrême. Autant dire que je suis un diehard fan du groupe et on pourra me reprocher de ne pas être très objectif… Mais bon je m’en cogne et ai passé l’âge de complexer sur ce genre de chose lié à une pseudo attitude qu’il faudrait avoir dans le milieu. 

Revenons à nos moutons ! Impossible d’évoquer le cas Nightfall sans s’attarder sur la personnalité génitrice et le maître à penser de ce groupe Efthimis Karadimas qui depuis près de 20 ans maintenant distille son metal extrême de manière irrégulière, je m’explique, ses productions se suivent mais ne se ressemblent pas, exceptions faites de l’incartade Black Lotus Records avec I Am Jesus et Lyssa – Rural Gods and Astonishing Punishments ( clôturée par le départ de leur batteur d’alors George Kollias pour Nile) et des deux derniers en date Astron Black and the Thirty Tyrants et ce Cassiopeia qui nous intéresse aujourd’hui.

Je pense que le manque de cohésion dans la discographie de Nightfall allié à des changements de line-up intempestifs dus très certainement au caractère psychorigide de Efthimis en ce qui concerne la vision de sa musique (d’après ses dires (cf interview) il n’a jamais considéré Nightfall comme un groupe pro , il préfère s’adonner à son art sans contraintes au grès de son inspiration) auront été la cause de multiples fractures avec son publique tout au long de sa carrière et du coup rendant Nightfall moins populaire et racoleur que leurs compagnons de route de chez Holy Records SepticFlesh ou les baroudeurs de Rotting Christ. C’est assez injuste d’ailleurs car quand on remet en perspective les productions du groupe on s’aperçoit qu’il s’est toujours appuyé sur 3 piliers fondamentaux et c’est encore plus prégnant depuis leur retour avec Astron Black and the Thirty Tyrants en 2010. 
Le premier est le talent indéniable d’écriture d’Efthimis, rares sont les artistes dans le metal et encore plus dans le metal extrême à cultiver l’art d’écrire des chansons ! 

Le deuxième c’est qu’ Efthimis sait s’entourer et cultiver la somme des virtuosités qui l’accompagnent pour mettre en œuvre sa musique ! Encore un bel exemple avec le line-up de ce Cassiopeia puisque on retrouve l’excellent Stathis Cassios aux claviers ( présent depuis 2004 ), la machine de guerre allemande Jörg Uken ingénieur et propriétaire du Soundlodge Studio où il a travaillé notamment avec Obscenity et God Dethroned et qui s’est occupé de la prod avec Efthimis et c’est aussi le seul à s’être impliqué avec lui dans le processus de composition, Evan Hensley un guitariste américain talentueux et enfin les deux plus récentes recrues Stathis Ridis à la basse et Constentine un guitariste qui ne doit pas non plus être un manchot puisque il a collaboré avec NightRage (ex Exumation) et Primal Fear tout de même. 
Le troisième et dernier élément récurent et fondamental dans la musique du groupe est l’amour que porte Efthimis pour la musique Heavy Metal et Doom metal.

C’est normal dès lors que le doom et le heavy metal fassent partie de l’alchimie du groupe depuis tant d’années tout comme l’ossature qui reste un Dark Metal (comprendre un mélange de black death, doom sous genre du metal extrême très prisé dans les 90s par Tiamat ou Moonspell et autres…). Quand j’ai eu à l’époque les infos avant la sortie de ce Cassiopeia, que je me suis appliqué à vous restituer plus haut, j’ai su qu’Efthimis et sa bande nous préparaient un grand coup.

Tout est plus homogène et est d’une fluidité rare aux regards de leurs anciennes productions. Les claviers sont toujours présents comme sur Astron Black et évoquent ces sonorités typiques des 90s ( je pense notamment au superbe Athenian Echoes ) parfois de manière atmosphérique d’autres fois par de simples interventions au piano classique ( toujours comme sur Athenian Echoes) mais ils sont un peu moins en avant nous laissant apprécier le timbre des guitares qui est un peu plus gras renforçant par la même le côté heavy.

Ce sont ces guitares qui mènent la danse tout au long de Cassiopeia et vous en prendrez une très forte dose et ce sans tomber dans la branlette de manche stérile et purement démonstrative car ici braves gens c’est le feeling et la musicalité qui prédomine ! Quant aux parties rythmiques que dire si ce n’est qu’elles sont jouissives avec une bonne dynamique et on reconnait là encore comme c’était déjà le cas sur Astron Black le plus non négligeable apporté par Jörg avec son jeu de batterie rigoureux et juste toujours au service de la chanson. 

De chanson il en est bien question sur cet album, je dirais même des hymnes heavy metal ! Et puisque on parle de chanson il serait temps que j’aborde le thème des lyrics, bon c’est la partie hard pour moi car n’étant pas bilingue je rame toujours un peu … D’après ce que j’en ai compris Efthimis s’attarde une fois de plus sur la mythologie et avec cet album c’est le mythe de Cassiopéé qui est le fil conducteur mais comme l’auteur est quelqu’un de fin, je le soupçonne d’être aussi un peu taquin en pratiquant l’art du sens caché et de la métaphore, j’y ai vu sur quelques titres des paraboles à l’actualité chahutée voir cahotique de la Grèce au seins de la communauté européenne…. Mais bon ça c’est ma vision (politisée) hein et je serais quand même tenté de lui poser la question si l’occasion se présente. 

Si il me fallait retenir quelques titres et c’est un exercice bien difficile tant chaque titre est abouti et que je ne desselle aucun maillon faible dans l’enchaînement des morceaux, je prendrais Stellar Parallax pour son emphase au lyrisme ultra heavy metal qui vous dresse les poils, Akhenaton, the 9th Pharaoh of the 18th Dynasty pour sa dimension épique et son break à 02 :30 aussi inattendu que surprenant, sans oublier le final bien doomy ( même si il y a un début et quelques césures à la rythmique endiablé) de Astropolis c’est une habitude de longue date chez Nightfall de clôturer ses albums avec des morceaux à l’ampleur dramatique et doom.

Au finale on a un album dans la suite logique de Astron Black and … qui ravira les aficionados de musique heavy metal au catchy plein de feeling et ceux nostalgique de Dark Metal des 90s. Et si certains kids pré pubères ne jurant que par les routiniers du melodeath scandinave Amon Amarth daignaient s’attarder un peu sur Nightfall et son Cassiopeia ben ils se prendraient une baffe certaine ! A bon entendeur ! 

Falcula (08 /10)

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Metal Blade Records / 2013 

Tracklist 50:34 1. Phaethon 2. Oberon & Titania 3. Colonized Cultures 4. The Nightwatch 5. Stellar Parallax 6. Hubris 7. The Reptile Gods 8. Hyperion 9. Akhenaton, the 9th Pharaoh of the 18th Dynasty 10. The Sand Reckoner 11. Astropolis

 

Si je vous dis que Trivium et Dragonforce ont eu un enfant, qu’allez-vous me dire ? Honnêtement, vous imaginez ça ? Du Metalcore sucré avec des soli supersoniques au son tellement aigu qu’on les croirait sortis tout droit d’un jeu vidéo, si ça c’est pas une idée originale, je ne m’y connais pas !

Nan, sérieusement, Scar Symmetry fait partie de ces groupes dont la disparition ne susciterait pas la moindre réaction de ma part, et je pense que je ne dois pas être le seul à partager cet avis (si on ne compte pas ceux qui se réjouiront de la chute de ce combo)… Parce que Scar Symmetry fleure bon l’opportunisme à deux balles, le groupe qui ratisse large : du growl pour les brutasses, du chant clair gayzor en veux-tu en voilà parce que bon, il ne faut pas non plus restreindre son public et rester accessible aux ados de 15 ans qui pensent que « Trivium, cé tro dla bal », quelques touches électro pour faire « Modern / Future Metal » et une louche de mélodie pour faire passer le tout. Alors oui, les gars sont doués, avec une mention spéciale au gratteux qui tricote des soli supersoniques que n’aurait pas reniés Dragonforce (on a même parfois peine à croire que ces soli sont humains), mais cet étalage de maîtrise technique est vain. Les passages « brutaux » manquent de punch, les parties mélodiques sont over the top : The Singularity dégage un max d’énergie pour un résultat final qui vise à en mettre plein la gueule mais qui peine à me convaincre. Il y a tout simplement trop d’influences, trop de variations, à tel point que cette galette tourne vite au kaléidoscope nauséeux.

Et dire que ce n’est que la « Phase I ». Je me demande ce qu’ils nous réservent pour la suite… ha non, je sais : un autre album indigeste et calibré pour un public dont je ne fais pas partie. Scar Symmetry a beau avoir des idées « originales », il n’est pas pour autant convaincant, loin de là. Je me demande toujours ce que ce brave beugleur de Facebreaker fait encore dans cette aventure, lui qui est habitué à nous ramoner les conduits auditifs avec d’autres projets qui valent bien plus le détour.

Mister Patate (3/10)

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Nuclear Blast Records / 2014
Tracklist (43:22) 1. The Shape of Things to Come 2. Neohuman 3. Limits to Infinity 4. Cryonic Harvest 5. The Spiral Timeshift 6. Children of the Integrated Circuit 7. Neuromancers 8. Technocalyptic Cybergeddon

 

oshy_15102014_Th_Tea_PartDès les premières secondes d’écoute de ce nouveau disque de THE TEA PARTY il n’est pas très compliqué de deviner pourquoi nos amis canadiens ont rencontré, il y a unr décennie de cela, de plus en plus de succès à chaque nouvelle sortie, principalement outre-Atlantique.

THE TEA PARTY est un groupe de rock canadien connu pour intégrer à sa musique de très nombreuses influences, entre blues et rock progressif. Les teintes orientalisantes ont aussi fait le charme des chansons proposées. Très actifs au cours des années 90, ils ont publiés au total pas moins de huit albums et vendus des centaines de milliers de disques. Le trio se sépare en 2005 et chacun mène alors sa barque de son côté. Avant The Ocean at the End, la dernière trace studio du groupe datait de 2004 avec Seven Circles.

Les canadiens parlent eux-mêmes d’une renaissance et il faut rapidement se rendre à l’évidence, cette décennie loin les uns des autres a fait le plus grand bien à l’inspiration et la créativité collective des canadiens. The Ocean at the End se dévoile progressivement et se révèle d’une force et d’une richesse étonnante. En quelques minutes, à chaque fois, le trio tisse un rock percutant et très accrocheur. Les détails fourmillent, le feeling et la sensibilité dévoilés pas à pas illuminent les onze nouvelles compositions proposées ici. Le timbre grave, chaud et hyper expressif de Jeff Martin fait des merveilles derrière le micro. Il suffit d’écouter un « The Black Sea » détonnant pour s’en convaincre. Vous ne trouverez pas ici de fioritures inutiles, chaque élément a été sagement pesé et fait sens dans le grand ensemble. Comme déjà mentionné ci-dessus, les influences sont assez vastes, selon les chansons et la musique m’a évoqué les britanniques de THE MISSION pour ne citer qu’un groupe. Mais la surprise est au coin de la rue avec des titres beaucoup plus épurés comme « The Maker » ou « Black Roses ». Les rythmes, les ambiances, les intensités se succèdent à vive allure pour le plus grand plaisir de l’auditeur aux yeux et aux oreilles écarquillées.

L’écoute de The Ocean at the End fait regretter cette décennie perdue, cette période de silence. Mais il fallait peut être cela, que chacun se ressource de son côté pour revenir encore plus fort quand l’opportunité allait se présenter et l’envie revenir. Ce disque risque de donner des frissons à nombre d’entre vous. L’essayer c’est l’adopter.

Oshyrya (8,5/10)

 

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Inside Out Music / 2014

Tracklist (56:40 mn) 01. The L.o.C 02. The Black Sea 03. Cypher 04. The Maker 05. Black Roses 06. Brazil 07. The 11th Hour 08. Submission 09. The Cass Corridor 10. Water's On Fire 11. The Ocean At The End