Lofofora n'est pas né de la dernière pluie. Ce groupe, vétéran de la scène hexagonale, a tout traversé. Des hauts (Lofofora, Monstre ordinaire…), des bas (le bien nommé Les choses qui nous dérangent, Mémoire de singes), des dysfonctionnements internes (le poste « spinal tapien » du batteur), mais aussi de nombreux succès et une reconnaissance méritée. Après un impressionnant Monstre ordinaire plébiscité par tous, une question se posait : Lofofora pouvait-il faire encore mieux ? Une seule écoute de L'épreuve du contraire lève tout de suite le doute.
Ce huitième album est un jubilé. Il couronne avec force et conviction près de 25 ans de carrière ; et dépasse même toutes les espérances. Lofo se montre sous son meilleur jour. Mature, dans le bon sens du terme, et accrocheur, le groupe de Reuno Wangermez n'a rien perdu de sa rage, ni de son engagement. Il continue de mettre le doigt là où ça fait mal : politique poubelle (« Pornopolitique »), environnement en danger («Notre terre »), individualisme (« Le malheur des autres »)… Très bien écrits, les textes sont profonds et coulent de source. Reuno livre ici sa meilleure prestation et confirme qu'il est un chanteur d'exception (« Pyromane », « La dérive »). Les guitares sont affûtées et le duo batterie/basse groove comme jamais. En ajoutant l'excellent travail de production, l'ensemble est bluffant.
Lofofora nous prouve qu'il reste un acteur nécessaire de la scène française, qui interpelle, qui fait du bien et qui a simplement sorti un des indispensables de l'année.
Nico (9/10)
Site Officiel: http://www.lofofora.com/
@tHome / 2014
01.L'Innocence 02.Pornolitique 03.Contre Les Murs 04.Trompe La Mort 05.Le Malheur Des Autres 06.Romance 07.La Dérive 08.Pyromane 09.Karmasutra 10.La Tsarine 11.Double A 12.Chanson D'Amour 13.Transmission 14.Notre Terre
Il est facile d’affirmer que Kavus Torabi, leader, maître à penser et fondateur du groupe KNIFEWORLD, est un original qui mène sa barque comme il l’entend sans trop s’intéresser à ce que peuvent bien penser les autres. Né d’abord comme un projet solo, cette aventure a pris la forme d’un véritable groupe à partir de l’été 2009. Pour son premier opus, Buried Alone – Tales of Crushing Defeat (2009), Torabi s’est chargé lui-même de la majorité des instruments et du chant, faisant appel à son carnet d’adresse pour le reste. Mais il s’entoure d’un véritable groupe pour mener à bien la tournée qui suit. Depuis, KNIFEWORLD aura proposé trois singles ou EPs avant ce deuxième véritable opus, The Unravelling.
Le ton est donné dès les premières mesures, seuls les plus audacieux sauront profiter de ce rock psychédélique bien barré. Votre serviteur n’a jamais réussi à rentrer dans l’univers foutraque des britanniques, à priori sans queue ni tête. Je dois sans doute être trop cartésien pour saisir la subtilité de ce qui pour moi s’apparente à un vaste fourre-tout, patchwork assez peu digeste entre différentes parties qui grand rapport entre elles. Il faut saluer la performance, difficile de savoir comme la britanniques travaillent pour s’y retrouver dans ce maelstrom. Les influences rock progressives et rock seventies sont assez évidentes et le pauvre naufragé pourra s’accrocher ici et là à quelques minutes de grâce comme une moule à son rocher. Mais l’océan aura toujours le dernier mot et l’auditeur finira irrémédiablement emporté dans ce tourbillon musical.
Amateur de douceurs progressives à la KING CRIMSON ou encore GENESIS période Gabriel, je me pensais armé pour faire face au défi posé par KNIFEWORLD. Je dois bien constater mon incompréhension devant un The Unravelling qui reste pour moi un mystère. Cet Objet Musical Non Identifié risque d’en épuiser plus d’un. Le labyrinthe KNIFEWORLD est encore loin de dévoiler tout son mystère.
Oshyrya (05/10)
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Inside Out Music / 2014
Tracklist (45:23 mn) 01. I Can Teach You How To Lose A Fight 02. The Orphanage 03. Send Him Seaworthy 04. Don't Land On Me 05. The Skulls We Buried Have Regrown Their Eyes 06. Destroy The World We Love 07. This Empty Room Once Was Alive 08. I'm Hiding Behind My Eyes
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supercastor
Oct
5
Un groupe suédois de death metal qui joue dans le mélo avec des lignes de chants heavy/power et dont le chanteur à la gueule de Saroumane, voilà sur le papier ce qu’est Gormathon qui nous présente ici son deuxième album. Mais se limiter à cela serait plus que réducteur.
Alors certes le mélange entre les passages death gras avec growls caverneux et les mid-tempos où le chanteur pousse dans les aigus (genre spandex trop serré), c’est très déconcertant et énervant de prime abord mais il vous faudra passer ce « détail » car musicalement parlant, le groupe fait montre d’un gros talent et d’un gros potentiel. Les riffs sont gras, très variés, avec un gros passif death pur et dur, les mélodies sont très soignées et développées, les rares soli sont intelligemment placé et le tout fourré dans des compos jamais lassantes tant les changements de rythme ou d’ambiance sont nombreux. Que demander de plus me direz-vous ?
Gormathon a également le don de vous faire passer d’une impression tout Grave-esque sur un passage pour tomber sur une impression Lordi-esque sur un autre passages. Oui, ca ratisse très large et c’est fait avec une aisance rare. Ca risque même de devenir limite énervant pour d’autres groupes qui veulent eux aussi mélanger les éléments de différents genres et qui n’y arrivent pas en rester cohérent comme Gormathon. Côté chant, la partie la plus désarmante pour un fan de death gras et couillu pur souche comme moi, j’avoue que j’ai été finalement plus que séduit par ces lignes de chants épiques, même dans les passages « clairs » typés heavy ou très aigus typés power. Gormathon m’aura finalement quelque peu réconcilié avec les groupes proposant un chant clair aigu.
Sur le papier, Gormathon semblait partir avec un handicap (pour les fans de death pur et dur) mais à force d’écouter, Following The Beast dévoile tout le potentiel et le talent surtout de ce combo suédois. Dommage peut-être qu’il faille de très nombreuses écoutes pour s’habituer à ces contrepieds entre les passages death mélo suédois à chant caverneux et ceux à chant clair pour pouvoir apprécier pleinement leurs différentes compos.
(08/10) Supercastor
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Napalm Records / 2014
Tracklist : 1. Remedy 2. Land of the Lost 3. Hellbender 4. Break the Chains 5. Celestial Warrior 6. In Benevolence 7. World of Sin 8. Remember 9. Absence of Trust 10. Warlords of Doom 11. Into Oblivion 12. Silent Walk