Author:
Hamster Forever
Oct
2
Pour les amateurs de Doom Death metal éclairés, Ophis n'est pas un groupe obscur. Il est vrai que le groupe allemand originaire de Hambourg roule sa bosse depuis 2001. Pas de tergiversations, ce troisième album devrait interpeller tout amateur d'Evoken, ou Ataraxie pour ne citer que ceux là. Le groupe se situe dans cette veine ou le Doom un poil funéraire étouffe sa proie, avant de claquer une accélération digne du Death Metal d'antan de Morbid Angel.
Une chose est sure, la durée de l'album et le nombre de compositions ne vous prendra pas au dépourvu, avec 5 titres pour une durée d'une heure, on sait d'emblée à quoi on à affaire… Une recette somme toute classique mais toujours efficace, et ce d'autant plus lorsqu'elle est bien menée. Le groupe fait preuve de savoir faire et domine tous les registres auxquels il se frotte, on retient notamment la performance du vocaliste Philipp Kruppa aussi à l'aise dans le chant d'outre tombe que dans le chant hurlé à la sauce Black Metal.
Abhorrence In Opulence accrocheuse sérieusement les conduits auditifs grâce à une production brut de décoffrage, une ambiance glauque avec juste un poil de passages mélodiques dans la veine de ce que composaient les groupes de Doom britanniques du Yorkshire (My Dying Bride, Anathema, Paradise Lost) lors de leurs débuts dans les années 90. Adeptes de la noirceur musicale, Ophis livre un album de Doom Death metal solide et captivant qui mérite votre attention.
Hamster (07.5/10)
www.ophisdoom.de
Page Facebook.
Cyclone Empire / 2014
Tracklist (60 minutes) 1. Disquisition of the Burning 2. Among the Falling Stones 3. A Waltz Perverse 4. Somnolent Despondency 5. Resurrectum
http://youtu.be/ZRcRuQxYLm4
Author:
Mister Patate
Oct
1
On va finir par le comprendre, la scène Death Metal italienne regorge de talents et de groupes tous aussi talentueux les uns que les autres. Bon, d’accord, il y a quelques exceptions parmi toutes ces formations (la plus flagrante à mes yeux étant Fleshgod Apocalypse, qui est passé de « machine de guerre » à « mille-feuilles symphonico-brutal indigeste » en trois galettes), mais dans l’ensemble, les Transalpins s’y connaissent quand il s’agit de mettre la main dans la gueule et le doigt où ça fait mal… et Bloodtruth vient grossir les rangs déjà fournis de cette armada DM made in Italy. Au programme : religion, blast et ours en rut. Une combinaison classique, mais gagnante.
Après la petite intro en chant d’église, Bloodtruth dévoile immédiatement son jeu, avec un Death Metal brutal à tendance anticléricale, avec suppléments de blast et de passages qui ébouriffent le poil. Au niveau des influences, on navigue entre un Fleshgod de la première heure et un Hour Of Penance, et cette tendance s’explique en partie par l’identité des instigateurs initiaux de ce projet (à savoir Francesco et Paolo de Fleshgod Apocalypse)… mais même depuis leur départ, le groupe a poursuivi sur cette lancée avec une efficacité évidente. Il suffit de regarder la vidéo postée par le groupe pour voir la maîtrise de ces musiciens (mention spéciale au guitariste qui a l’air de s’emmerder grave alors qu’il aligne les notes comme si de rien n’était). C’est bien torché, c’est efficace en diable, les cervicales prennent cher et, au final, l’album passe comme une lettre à la poste. On regrettera peut-être justement cette filiation trop évidente avec les ténors de la scène italienne, mais le résultat final est suffisamment efficace – même si moins percutant qu’Hour Of Penance – pour se montrer plutôt indulgent. Un album bien né qui ravira les fans du genre.
Mister Patate (7,5/10)
Facebook officiel
Unique Leader Records / 2014
Tracklist (33:18) 1. Subvenite 2. Surrounded by Blind Bigots 3. Throes of Death 4. Suppurating of Deception 5. Coerced to Serve 6. Quench Your Thirst 7. Summoning the Heretics 8. Foresworn 9. March of the Fools 10. Obedience
On peut dire que les allemands de ZODIAC ne chôment pas et qu’à peine un an environ après la sortie de A Hiding Place (chronique ici), les voici déjà de retour sous nos cieux avec un nouvel album dans la musette, le troisième, Sonic Child.
Les ingrédients de base de la recette n’ont pas changé, une base rock avec ici une touche de blues ou encore là une pincée d’épices rappelant un bon hard-rock des familles. A partie de cette base tout est possible, les nuances sont infinies comme le prouve tous ces groupes depuis quarante ans. Que ce soit les parrains de LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE ou THIN LIZZY ou les jeunots de GRAVEYARD, BLUES PILLS ou RIVAL SONS, ils font tous parler leur talent et leur caractère pour nous concocter des chansons attrayantes à coups de riffs virils et de rythmiques puissantes. Ajoutez à cela un chant très expressif de Nick van Delft et vous comprendrez que le quatuor de Münster possède de beaux arguments pour vous convaincre. ZODIAC tente de concilier le meilleur de deux mondes, un rock très ancré dans les seventies magnifié par la technologie pour obtenir un son à la fois riche et limpide. L’approche est évidemment assez rétro et les plus chagrins conseilleront de revenir aux fondamentaux et aux groupes classiques cités ci-dessous. Difficile de leur donner complétement tord même si ZODIAC dépoussière un peu le genre et lui donne un son moderne à même de faire découvrir les charmes de ce rock inspiré aux plus jeunes.
L’écoute de cet album est un processus naturel, une expérience apaisante, sans anicroches. Les teutons ont su varier les plaisirs et l’auditeur tendra plus d’une fois l’oreille à l’écoute de cette intro surprenante qui évoquerait presque le groupe électro français AIR, des titres rapides et foncièrement rock comme « Swinging On The Run » ou encore des respirations plus calme comme « Sad Song ». Chacun pourra trouver son plaisir, simple, sur Sonic Child.
Oshyrya (07/10)
Site Officiel
FaceBook Officiel
Napalm Records / 2014
Tracklist (52:25 mn) 01. Intro: Who I Am 02. Swinging On The Run 03. Sonic Child 04. Holding On 05. Sad Song 06. Out Of The City 07. A Penny And A Dead Horse 08. Good Times 09. Rock Bottom Blues 10. Just Music