Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Methedras – System Subversion

methedras-system-subversionLe quatrième album du groupe vétéran italien Methedras m'avait un poil inquiété lors de son démarrage en trombe, en raison d'une proximité affichée un poil trop proche du Metal Industriel de Fear factory. Puis, au fil de l'écoute on se rend vite compte que le groupe ne se contente pas de cette facette. Et on laisse l'album défiler sans ennui, tandis que Methedras se lache dans une tonalité thrash moderne bien ficelée et qui frappe juste. Vocalises et riffs de guitares peuvent rappeler un Lamb Of God énergique et accrocheur, les solis de guitares se rapprochant de Slayer. A une nuance près, Claudio Facheris au chant est capable de plus de variété qu'un Randy Blythe de Lamb Of God, on peut le constanter sur le titre "Thrown Away", ou il aligne chant d'ours sorti trop vite de son hibernation et chant hurlé. D'ailleurs ce titre percutant ne devrait pas laisser insensible tout amateur de thrash moderne. Recette classique en somme, mais qui fonctionne, grâce à des compositions qui rentrent dans le lard et dotées d'une production en béton. Sans être innovant à tout prix, le groupe à le mérite de délivrer des compos solides qui ne suscitent pas l'envie de d'éloigner au plus vite l'album de ses conduits auditifs. Si les dirigeants des labels pouvaient se pencher sérieusement sur ce groupe au lieu de nous refourguer de la bouillie metalcore par palettes ce ne serait pas plus mal.

Hamster (07.5/10)

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Autoproduit / 2014
Tracklist (51 minutes)

1. Subversion 2. You Got It 3. Deathocracy 4. Dead Memories 5. Fallout 6. Thrown Away 7. Shit Happens 8. Brawl 9. Blood, Oil & Vengeance 10. Distorted Emotion

 

Hammerfall – (r)Evolution

Après une année sabbatique ayant pour objet un rechargement de batteries rendu nécessaire par vingt années d’une carrière ayant alterné de façon ininterrompue tournées et enregistrements d’albums, Hammerfall a prévu pour 2014 un retour en grande pompe.

L’ensemble de la communication était basée sur une volonté de retour aux sources. Le groupe lui-même aurait pris conscience de la piètre qualité de l’infect  « infected » (2011), qu’il n’en aurait pas été autrement…

Donc le projet marketing est en place :  Une superbe pochette rappelant le premier album du groupe (« Glory to the Brave » (1997)), un titre évocateur s’il en est avec ce « (r)Evolution » ; l’ensemble est bien alléchant pour les fans de la première heure qui peu à peu se sont vus démobilisés par la qualité des disques proposés par les templiers Suédois qui suivait une pente comparable à la côte de popularité de notre Président de la République.

Le titre d’ouverture de ce renouveau, le bien nommé « Hector's Hymn », démarre sur un très bon rythme et laisse présager que l’objectif va être atteint avec brio. La production est excellente et  Joacim Cans est très en voix.

Malheureusement dès le second morceau la platitude tant éprouvée fait son grand retour… 

Sur la quasi-totalité du disque nous avons droit à un empilement de compositions téléphonées, de riffs usés jusqu’à la corde, et de refrains mièvres. Seuls les soli de bonne facture viennent égayer cet océan de platitude.

A noter néanmoins que “We Won't Back Down” et “ Origins”, sans être exceptionnels, viennent sauver l’album du naufrage complet.

Les départs successifs des musiciens historiques du groupe (de l’excellent batteur Patrik Räfling, au guitariste Stefan Elmgren en passant par le bassiste Magnus Rosén) coïncident au déclin régulier du groupe, et sont pour moi la raison principale du mal qui ronge Hammerfall : le manque de créativité.

Même si « (r)Evolution » est en définitive plus écoutable que son prédécesseur (ça n'est pas un exploit), il est à des kilomètres des promesses et surtout des attentes des fans… Les trois titres les plus réussis auraient fait un single bien plus convainquant que « Bushido », mais une chose est acquise : celui qui aura eu l’imprudence d’acheter ce disque le rangera prestement sur l’étagère consacrée aux opus destinés à prendre la poussière… 

Murder-One (03/10)

 

PS : pourquoi une note aussi faible qu’ « Infected », simplement car bout d’un moment faut arrêter de prendre les fans pour ce qu’ils ne sont pas !

 

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Nuclear Blast / 2014

Tracklist (49:06): ​01.Hector's Hymn 02.(r)Evolution 03.Bushido 04.Live Life Loud 05.Ex Inferis 06.We Won't Back Down 07.Winter Is Coming 08.Origins 09.Tainted Metal 10.Evil Incarnate 11.Wildfire

Lord Volture – Will to Power

oshy_28092014_Lor_VolturRappelons à tous que la sauce hollandaise est une émulsion chaude de jus de citron et de beurre, quelquefois clarifié, dans laquelle le jaune d'œuf sert d'agent émulsifiant. La sauce fut inventée sous le règne de Louis XIV, pour en finir avec les sauces grasses. Elle fut créée pendant la guerre de Hollande, d'où son nom. Rapport à avec notre chronique du jour ? Eh bien le lien est simple, LORD VOLTURE présente le visage du heavy metal classique à la sauce hollandaise (admirez le savoir-faire d’un chroniquer doué et expérimenté pour trouver une introduction originale…). Les bataves ne sont pas à leur coup d’essai puisqu’ils comptent déjà à leur actif deux albums : Beast Of Thunder (2010) et Never Cry Wolf (2011). Après trois ans consacrés à d’incessantes tournées, ils se sont remis au travail pour accoucher de neuf nouvelles chansons.

Pour bien faire, il faut des riffs de guitares bien acides, des rythmiques bien grasses et un chant puissant qui servira de liant pour faire de tout cela une sauce homogène et gouteuse. La couleur est annoncée dès les premières secondes de « Where The Enemy Sleep » qui positionne le groupe d’entrée dans le sillage des grands noms de la NWOBHM, IRON MAIDEN ou JUDAS PRIEST pour ne citer que les plus évidents. Les hollandais ne s’en cachent pas et font le boulot sérieusement. Les mélodies sont simples et accrocheuses, les refrains percutent et impulse une belle dose d’énergie. Les progrès par rapport à Never Cry Wolf sont assez impressionnants, à l’époque le groupe nous avait semblé malhabile et pataud. La cuvée 2014 s’avère beaucoup plus convaincante, le headbanging vient assez naturellement. David Marcelis derrière le micro fait la preuve de son talent et de sa large palette vocale. Il a su intelligemment alterner les montées dans les aigus et les démonstrations de puissance. Pas de temps mort sur Will to Power, l’album est mené tambour battant du début à la fin.

LORD VOLTURE surprend agréablement avec Will to Power. De simples seconds couteaux de la scène heavy metal européenne, les néerlandais se replacent dans la catégorie des groupes prometteurs à suivre dans les mois et les années qui viennent. Les classiques sont bien digérés ce qui permet au groupe de proposer une musique sans surprise mais pas sans plaisir.

Oshyrya (07/10)

 

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Mausoleum Records – Rock N Growl Promotion / 2014

Tracklist (47:29 mn) 01. Where The Enemy Sleep 02. Taklamakan 03. The Pugilist 04. Will To Power 05. My Sworn Enemy 06. The Great Blinding (feat. Chris Poland) 07. Omertà 08. Badajoz (1812) 09. Line 'em Up!