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Livingston – Animal

oshy_28092014_LivingstLes débuts de LIVINGSTON ressemble à un conte de fée avant que la réalité du music business ne rattrape les britanniques et ne les ramène douloureusement sur terre. L’aventure a commencé à Londres en 2002 avant que le groupe ne décide déménager à Berlin en 2008 pour progresser. Choix judicieux puisque l’année suivante ils signent avec la major Universal Music. Un premier album, Sign Language, voit rapidement le jour et se classe d’emblée dans le Top 20 outre-Rhin. Le buzz se crée également sur iTunes puisque ce disque devient la révélation de l’année sur la plateforme musicale. Les bonnes choses s’enchainent alors avec une tournée à guichets fermés et une importante diffusion du single « Broken » sur les ondes.

Deux ans plus tard, alors que les britanniques travaillent sur un second opus, Fire to Fire, en compagnie du célèbre producteur rock David Bottrill (MUSE, PLACEBO, TOOL), LIVINGSTON déchante rapidement, forcés de faire des compromis entre leur envies et les injonctions de leur label qui entend bien contrôler artistiquement ses poulains pour répondre aux besoins du marché. Ils accouchent donc d’un disque de compromis qui ne satisfait personne et qui ne rencontre pas le succès espéré. Un peu traumatisés par les réalités de l’industrie du disque, LIVINGSTON coupe les ponts avec son label et décide de toute reprendre à zéro. Désormais chez Long Branch Records, les britanniques s’enferment dans une maison de chasseurs au milieu des bois et composent, enregistrent, produisent et mixent tous seuls sans aucune intervention extérieure. De cette démarche nait ce troisième album, Animal, à la fois sincère et rafraichissant.

LIVINGSTON ne renie pas son identité et continue d’explorer cette veine rock alternatif dans la continuité de ses deux précédents opus. Mais cette fois-ci ils ont laissé leur inventivité et leur inspiration parler sans que des considérations commerciales ne rentrent en jeu. L’auditeur sera frappé à l’écoute de ces treize chansons par l’intensité et la profondeur de la musique proposée. Franchement Animal impressionne par son intelligence et sa finesse. Le feeling est assez bluffant et les britanniques font preuve d’une sacré maitrise, d’une vraie classe. Les compositions sont assez complexes, très touffues tout en restant accessibles. Elles nous parlent directement au cœur et à l’âme, cette immersion dans cet océan musical se transforme en un voyage initiatique et enrichissant. Dans la lignées des KARNIVOOL, DARK AGE et JOLLY, LIVINGSTON frappe un grand coup avec Animal. Il est franchement périlleux d’essayer de résister à un « When It Goes Away » et son refrain entêtant ou à un « Chemicals » à la foi subtil et débordant d’énergie.

Vous l’aurez compris j’ai été conquis et charmé par le talent de LIVINGSTON, la profondeur et la grâce qui se dégage de ces chansons finement ciselées. Si vous cherchez quelques rayons de soleil parmi tous ces nuages, LIVINGSTON pourrait vous apporter de belles satisfactions.

Oshyrya (8,5/10)

 

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Long Branch Records – SPV / 2014

Tracklist (57:17 mn) 01. Intro 02. When It Goes Away 03. Big Mouth 04. Chemicals 05. Time Bomb 06. Skin & Bones 07. The Hunter 08. Opposite Tracks 09. In My Head 10. Into The Rain 11. Reckless 12. Human 13. Animal

NMABetweenWineandBloodTrente ans de production discographique, ce n'est pas anodin. Et New Model Army est tout sauf un groupe banal. Plutôt que de nous sortir Vengeance (30th anniversary deluxe remastered edition), le quintet anglais nous gratifie d’un (presque) double CD : un 6 titres inédits studio et 11 titres extraits de leur dernière tournée en date. Le tout forme Between Wine and Blood, un classique estampillé conformes aux normes de la bande à Justin Sullivan. Le chanteur porte une bonne part de l’identité du combo qu’il a formé en 1980, en pleine ère Thatcher, et baptisé du nom de l’armée d’Oliver Cromwell, âme de la première révolution anglaise… Disons-le net et clair, sans être à proprement parler un groupe politique, New Model Army affirme depuis longtemps des engagements clairs. Notamment en matière écologique. On en retrouve la trace, sur les inédits, dès Angry Planet.

Musicalement, ce 13e effort studio et 6e capture en concert, ne surprendra aucun des fans de New Model Army ; raison pour laquelle il les ravira. Il y a toujours ce fond punk, ces envolées lyriques alternant avec des ballades romantiques et ces emprunts de folk music. Outre la voix de Justin, la qualité de la rythmique, aussi métronome que tellurique, finalise le son NMA, percutant sur album mais bien plus encore sur scène. Le subtil March in september, soutenu par ses surprenants chœurs féminins, témoigne de cette énergie incroyable combinée avec une maîtrise parfaite de leurs instruments. Pas un hasard si NMA bénéficie du soutien indéfectible de sa propre armée de fans depuis des décennies.

Nathanaël Uhl (7,5/10)

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Attack Attack Records / 2014

CD1 – 1. According to You 2. Angry Planet 3. Guessing 4. Happy to be Here 5. Devil’s Bargain 6. Sunrise CD2 – 01. Stormclouds 02. March in September 03. Did You Make it Safe 04. I Need More Time 05. Pull The Sun 06. Lean Back and Fall 07. Seven Times 08. Between Dog and Wolf 09. Summer Moors 10. Knievel 11. Horsemen

 

 

Anthropomorphia – Rites Ov Perversion

antropomorphia-rites-ov-perversionLe comeback qu'on le veuille ou non, n'en finit pas de ressortir de tombe des groupes dont on n'avait pas remarqué jusqu'à présent le caractère indispensable à la scène Metallique internationale. C'est le cas notamment du groupe néerlandais Anthropomorhia, actif de 1990 à 1999, et qui tente depuis 2009 de se faire une place au soleil. Les bataves n'hésitent pas à se servir de clichés vendeurs, à l'image de la pochette, mais celle ci ne masque guère longtemps la relative faiblesse du propos.
Le quartet de tillburg propose un Death metal somme toute classique, avec une bonne dose de tabassage en rgèle de la part de la section rythmique, avec vocalises caverneuses et riffs tranchants de rigueur. Une pincée de solis de guitares éplieptiques à la sauce Slayer. Et voilà, la marchandise est emballée, avec une production un poil à l'ancienne pour garantir l'authenticité de ces vétérans. Du savoir faire, forcément vu l'expérience affichée, mais rien de marquant, si ce n'est par moment on va avoir l'oreille attirée par un riff typiquement emprunté à la scène suédoise. Dans cette veine classique old school c'est le morceau "Inanimatus Absqui Anima " et ses accélérations bienvenues, qui suscite l'envie d'un décrassage de la nuque. Ainsi que la reprise de Death. Mais tout cela ne suffit pas à rendre cet effort d'Anthropomorphia passionnant au point de le sortir du panier de crabes. Pas désagréable pour tout amateur du genre mais pas ébourriffant. Un poil plus de personnalité serait vivement apprécié. A bon entendeur.

Hamster (06/10)

www.facebook.com/AntropomorphiA

Metal Blade records / 2014

Tracklist (46:21) 1. Temphioth Workings 2. Carved to Pieces 3. Inanimatus Absqui Anima 4. Crowned in Smoldering Ash 5. Nekrovaginal Secretions 6. Gospel ov Perversion 7. Morbid Rites 8. Tevfelskvnst 9. Open Casket (Death Cover)