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supercastor
Sep
29
Depuis quelques années déjà, la présence de femmes au sein (pas garanti sans jeu de mot pourrave) de groupes de metal est monnaie courante, avec des fortunes diverses. Et forcément, qui dit femme dans le metal dit plus souvent chanteuse lyrique que growls gutturaux et cris écorchés. Outre la difficile question de savoir si un groupe à chanteuse aurait autant de succès si le metalleux lambda basique n’était pas un crevard fini, le problème est souvent qu’en matière de groupes à chanteuse lyrique, tout ressemble le plus souvent à une soupe servie en masse et souvent préformatée. Sans doute pour tenter de se démarquer, Disasterhate a fait lui le choix d’un chant de proposer non seulement des parties lyriques mais aussi avec des cris écorchés. Et c’est malheureusement là que le bât blesse.
N’est pas Angela Gossow qui veut et le registre hurlé de la chanteuse est ici assez difficile à supporter à la longue. Très vite, cela devient plus qu’énervant, tant elle semble avoir du mal, être à bout de souffle quand les parties hurlées se font plus longues. Et même lorsque la chanteuse reçoit l’aide de ses comparses, le chant n’est jamais à la hauteur des compos. Car, autant le chant est « loin », autant musicalement, ça tient super bien la route. Les compos sont énergiques, très entrainantes et vous feront rapidement agiter la tête sans vous en rendre compte. Les variations de rythme et d’ambiance sont légions, ce qui nous donne au final un bon, voire très bon album musicalement parlant (même si une certaine impression de déjà entendu laisse par moment poindre dans les passages plus lents, plus mid-tempos).
Et c’est bien là tout le drame de ce premier opus de ces Italiens : ils nous proposent une musique très bien faite, très riche, faite d’éléments thrash, d’éléments death, voire d’éléments plus rock mais le chant vient « ruiner » tous les efforts en étant trop juste pour ses ambitions dans les passages hurlés et trop « déjà entendu » sur les passages lyriques. J’ai malheureusement peur pour cet opus qu’il ait en plus du mal à trouver ses fans, les fans de chanteuses lyriques risquant sans doute de se trouver trop agressés par les chants hurlés et les fans de chant death risquant de trouver cet album un poil trop « poule metal ». Dommage.
(05/10) Supercastor
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Club Inferno Entertainment / 2014
Tracklist : 1. Me = Android 2. Desecrated Sick Reality 3. Shining Black Mirror 4. In a Rarefied Morning Sun 5. Blank 6. Toxic Sleep 7. The Abyss 8. Day of Zero 9. The Isle of the Dead
Nous n’allons tourner des heures autour du pot, le premier contact de votre serviteur avec MACHINAE SUPREMACY a été tout simplement catastrophique. En effet le clip de « Beyond Good and Evil » (ici) est assez peu esthétique mais surtout la chanson qu’il illustre est tout simplement risible. J’ai cru qu’il s’agissait d’une blague potache, d’une pauvre chanson finalisée en trente minutes par un nostalgique pas très doué du Commodore 64. Et bien non, ce groupe existe réellement et semble croire sérieusement en son potentiel. Incroyable. Ajoutez à cela la machine de guerre commerciale constituée par Spinefarm et Universal et vous découvrez l’ampleur du problème.
Je découvre estomaqué sur internet que MACHINAE SUPREMACY n’en est pas à son premier méfait puisque les suédois existent depuis presque quinze ans et comptent déjà cinq albums à leur tableau de chasse. Leur style est un mélange entre du hard rock mélodique et bitpop. Ils ont été largement inspirés par les musique des premiers jeux vidéo, notamment sur Commodore 64 avec le processeur de musique SID, qu'ils utilisent d'ailleurs en instrumentation. Ils reprennent aussi dans leur répertoire des classiques des musiques de jeux connus composés sur ce même ordinateur. Avec tout cela, je devrais adorer MACHINAE SUPREMACY comme j’adore WELLE : ERDBALL (chronique ici) qui utilise une approche assez similaire, la touche métal en moins.
Et pourtant (presque) rien sur Phantom Shadow n’a trouvé grâce à mes yeux. Les chansons s’avèrent plates, sans âme, bêtement calibrées pour plaire à un large public de geeks décérébrés en fond sonore d’une partie de League of Legends. Le chanteur est affligeant avec cette voix fluette et sans puissance. La musique est faible et ces touches rétro utilisant des sons typiques du C64 n’apportent aucune valeur ajoutée. Moi un geek, un vieux con ayant connu ce chapitre de l’histoire des loisirs vidéo-ludiques j’aurais dû sourire et apprécié cette touche de nostalgie. Mais c’est ici tellement mal fait que quasiment chaque chanson se vautre lamentablement. « Europa » et sa jolie mélodie sauve les meubles et évite le naufrage intégral. Le reste louvoie entre le passable et le très mauvais.
La sentence est impitoyable mais elle s’impose d’elle-même. Phantom Shadow est un album complétement raté, une caricature, un mariage indigeste entre métal et tendances geek rétro. Mais si c’était une blague, elle ne serait franchement pas drôle. A trop vouloir surfer sur les modes et les tendances MACHINAE SUPREMACY s’est perdu corps et âme.
Oshyrya (02/10)
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Spinefarm Records / 2014
Tracklist (67:06 mn) 01. I Wasn't Made for the World I Left Behind 02. The Villain of this Story 03. Perfect Dark 04. Europa 05. Throne of Games 06. Meanwhile in the Hall Of Shadows 07. Phantom Battle 08. Captured (Sara's Theme) 09. Renegades 10. Beyond Good and Evil 11. The Second One 12. Redemption Was Never Really My Thing 13. The Bigger They Are the Harder They Fall 14. Versus 15. Mortal Wound (Skye's Requiem) 16. Hubnester Rising
Être un groupe féminin a rarement été un atout dans le hard rock : les musiciennes butent toujours sur l'accusation d'inauthenticité. Être une chanteuse de heavy symphonique, c'est possible (voire bien vu) ; être une claviériste ou une choriste plus ou moins dans l'ombre, ça passe très bien. Mais être un groupe entièrement composé de femmes est vraiment plus difficile et ce ne sont pas les carrières de Vixen, de Phantom Blue ou, il y a plus de longtemps de Rock Godess, qui démontreront le contraire.
De tout cela les Crucified Barbara n'en ont cure. On peut même être étonné par la justesse de la démarche adoptée : les quatre suédoises ne renient pas leur fémininité sans jouer pour autant les nymphettes, et leur musique s'affirme puissante et aggressive mais en rien inutilement braillarde. Le plus bel exemple en est l'utilisation de sa voix par Mia Coldlheart : hargneuse, puissante mais dotée des vraies nuances mélodiques, c'est sans doute un des principales atouts du groupe, comle le démontre encore une fois le quatrième opus de Crucified Barbara, In The Red.
Toujours à la lisière du classic hard rock, de celui des années 70 et de celui des années 80 mais aussi du punk (le provocateur et endiablé « I Sell My Kids For Rock 'n' Roll »), voire d'un zeste de grunge (« To Kill A Man ») la musique des quatre suédoises est impressionnante de qualité et de conviction. Qui pourrait dire que « Don't Call On Me » ou que l'hymne « Electric Sky » sont l'œuvre d'un groupe artificiel ? Ce sont les compositions de quatre musiciennes totalement maitresses de leur propos, et qui se meuvent comme des poissons dans l'eau dans un genre qui leur va à merveille. Ici par d'expérimentations ni de fioritures mais une énorme patate et un talent certain. En rien révolutionnaire mais excellent.
Baptiste (7,5/10)
DESPOTZ records / 2014
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Tracklist (39:58) : 1. I Sell My Kids for Rock'N'Roll 2. To Kill a Man 3. Electric Sky 4. The Ghost Inside 5. Don't Call On Me 6. In The Red 7. Lunatic #1 8. Shadows 9. Finders Keepers 10. Do You Want Me 11. Follow The Stream