Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Stigmhate – Zodacare Od Zodameranu

Un nom avec “hate” dedans, un titre dans une langue difficilement identifiable et une intro/invocation en latin… Non, on ne va pas parler de fleurs et de bons sentiments sur cette galette. Stigmhate a opté pour le tabassage en règle des esgourdes, avec supplément de soufre et de blasphèmes. Zodacare Od Zodameranu, sur le papier, s’annonce donc plutôt bien pour l’amateur de Black Metal que je suis, mais entre la théorie et la pratique, il y a souvent une zone d’ombre qui vient transformer chaque chef-d’œuvre potentiel en une galette passable, voire minable.

Là où certains jouent la carte de l’ambiance quand il s’agit de se lancer dans le Black Metal, Stigmhate mise tout sur l’abattage massif. Prod en béton, riffs acérés, batterie supersonique et hurlements de gargouille, rien ne nous est épargné et je dois reconnaître que le premier contact est plaisant. Au niveau de l’efficacité et de la qualité d’exécution, on peut donc difficilement reprocher quoi que ce soit au groupe. Le problème réside davantage au niveau de l’originalité. J’ai eu beau écouter cet album à de nombreuses reprises, j’ai encore du mal à distinguer les morceaux. Zodacare Od Zodameranu s’avère rapidement une enfilade de morceaux de Black certes efficace mais aussi et surtout linéaire.

Au final, une écoute pourrait suffire. Si vous voulez une bonne dose de violence auditive, Stigmhate fera l’affaire. Si vous recherchez plutôt un disque qui s’inscrit dans la durée, je doute que vous trouverez votre bonheur ici…

Mister Patate (5/10)

Facebook officiel

Bakerteam Records / 2014
Tracklist (48:49) 1.Aetherion 2.The Third Obsidian 3.Ave Averno In Genesi Nema 4.Mistress of Bone's Mounds 5.Pleroma Apocrifa Mistica 6.Adamas Ater 7.The Templethoth 8.Radiant Darkness 9.May the Cursing Be 10.Feralis Exercitus 11.XV 12.Abraxas (bonus track)

Menace – Impact Velocity

p18ici0sr545p1dqbui24pen7f4Cette offrande musicale nommée Menace sonne comme Paradise Lost circa 2002 enregistrant un album à une rave suédoise en prenant du LSD avec Gary Numan, Grateful Dead et Prong, qu'on se le dise. Les comparaisons du projet chéri de Mitch Harris avec Voivod et consorts ne sont que faibles et limitées.

Certes l'expérimentation est bien présente, quelques similarités pointent le bout de leur nez, mais c'est bien tout ce qu'il y a à signaler. Mitch Harris nous avait promis l'oeuvre représentative de sa carrière, un album touche à tout qui dévoile toutes les facettes du génie de celui que nous connaissons tous comme le guitariste de Napalm Death. Et il faut bien dire que l'on ne peut s'empêcher de revenir encore et encore, tout inconsciemment, vers ce petit album qui cache beaucoup d'idées. Mitch se livre et se montre, et en touchant à toutes ces émotions, le musicien ne peut éviter de nous convaincre à répétition sur certains passages ou morceaux qui font vibrer.

Mais dans toute sa richesse, Impact Velocity n'est pas exempt de candeur et d'une simplicité répétitive qui peut souvent devenir lassante. Alors que certains riffs, ou mêmes des compos toutes entières, nous touchent sans que l'on ne s'en rende vraiment compte à la première écoute, restent avec nous bien dssimulées dans notre mémoire musicale, une grosse partie de l'album souffre de ne pas être plus concis.

Certes les musiciens présents sont au taquet, le jeu du français Fred Leclercq (Dragonforce) se marie surprenament bien avec les idées de Mitch. Shane Embury (Napalm Death) nous convaint encore une fois alors qu'il s'amuse loin du grind avec son ami de toujours. Derek Roddy (Hate Eternal) développe son jeu pour s'associer aux idées présentées, mais cela ne fait pas pas tout malheureusement.

Alors que l'on se perd avec plaisir dans des morceaux qui savent nous parler, de nombreux moments semblent sans clareté aucune, sans vraie vibration digne d'intérêt, et l'on en revient à naviguer loin du son proposé pour simplement y revenir au détour d'une ligne cinglante qui nous ramène à l'essentiel.

Impact Velocity est un album qui se vit et se déguste, et Menace est un projet qui crie la véracité cinglante, mais cela ne suffit pas à emporter toute notre attention, juste à l'emprunter par intermittence. Un album vrai et bon, qui pourtant touchera notre mémoire sans vraiment y laisser une trace.

Necrogunsinger (07/10)

facebook officiel 

bandcamp 

Season of Mist / 2014

Tracklist : 1. I Live With Your Ghost 2. Painted Rust 3. Multiple Clarity 4. To The Marrow 5. I Won't See The Sun 6. Drowining in Density 7. Positron 8. Everything and Nothing 9. Within Context 10. Malicious Code 11. Impact Velocity 12. Seemless Integration 13. Insult to Injury

 

Pantheon I – From The Abyss They Rise

À en juger par l’artwork et les photos promos « clichesques » (le groupe en train de tenir en joue une nonne et une femme sous burka sur l’une ou le groupe avec deux femmes à poil en laisse sur une autre) et au vu du CV des zicos du groupe (ex- 1349, ex-Den Saakaldte entre autres), on pourrait aisément croire que cet opus va se la fendre black metal pur et dur, voire trve.

Et là, dès les premières notes, Pantheon I nous place un contrepied parfait. Sur des relents black indéniables, le groupe est loin, très loin du trve black. Proposant des compos variées, passant du black lent, limite ambient à un black beaucoup plus noir et rapide, le groupe n’oublie pourtant jamais la mélodie et les ambiances travaillées pour proposer un metal très ouvert, même pour l’oreille d’un néophyte en black metal. Enfin, tout cela est vrai surtout pour les quatres premières compos car dès "What Lies Beneath", la production qui était là complètement claire devient crasse et rugueuse comme une vieille cassette audio qu’on aurait trop écoutée (sauf pour les intros et le violon, bizarrement). Et là, pour le néophyte, ça risque de coincer, d’autant que les compos semblent moins poussées niveau variations (ou du moins, les passages plus typiquement black (blast-beats et co) sont plus marqués). On a donc un opus à deux vitesses malheureusement entre une partie avec un black plus ouvert sur les autres genres et un black plus dans la pure tradition du genre. Mais c’était sans doute un des écueils inévitables de ce type d’opus concept avec une première partie qui est en fait le dernier EP et le reste qui est une sorte de best-off de tout ce que le groupe a écrit avant.

Un album à deux vitesses, qui nous montre le passé et le présent d’un groupe qui aura connu une évolution nette, une ouverture à d’autres genres, à d’autres influences. Au vu des compos figurant le présent, vivement le nouvel album (complètement nouveau).

Supercastor (07/10)

Site officiel

Myspace officiel
 

Non Serviam Records / 2014

Tracklist : 1. Pariah 2. Martyr 3. I'll Come Back as Fire 4. What Lies Beneath 5. From the Abyss They Rise 6. Core of the Soul 7. Thus Spake the Nightspirit (Emperor cover) 8. Transparent 9. Is This a Prophecy? 10. Myopic Dark Eyes 11.  A Shadow 12. Impious Spirit 13.  Enter the Pantheon