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Acacia Avenue – Cold

oshy_29062014_Acaci_AvenuACACIA AVENUE où le projet d’un homme déjà très occupé. L’aventure a débuté en 2008 sous l’impulsion de Torben Enevoldsen. Artiste prolifique et passionné, il n’hésite pas à prendre part à de nombreux groupes comme FATE, SECTION A ou encore FATAL FORCE. Toujours très inspiré, il compose en permanence et sa muse créatrice l’a amené naturellement a accouché de chansons très mélodiques, très typées hard rock/AOR. ACACIA AVENUE est né pour donner vie à ces compositions sous la forme d’un effort collectif puisque de nombreux artistes ont été invités à collaborer dans l’écriture et l’interprétation de ces nouvelles chansons. Et reconnaissons d’emblée que Enevoldsen a su s’entourer d’une fine équipe constituée de nombreux talents. Vous retrouverez ainsi sur Cold, au chant, Rob Moratti (Ex-SAGA, FINAL FRONTIER ). Steve Newman (NEWMAN), Torben Lysholm (PANGEA, MYSTERELL), Albin Ljungqvist, Mikael Roupé (BAMBOO BROTHERS), Peter Sundell (GRAND ILLUSION) and Nicklas Sonne (DEFECTO). Pas sûr que ces noms puissent parler à nombre d’entre vous mais les spécialistes apprécieront la belle brochette da talents AOR/Hard FM réunie ici.

Une accumulation de noms n’a jamais un très bon album et tout restait à prouver à ACACIA AVENUE pour ce second opus. Disons que Cold s’avère être un album assez agréable, pas de quoi monter aux rideaux mais un condensé de tout ce que l’AOR a de bon à offrir. Finalement très gentillettes, dans les canons du genre sans prise de risque ni volonté d’expérimentation, les différentes compositions de ce disque offriront un bon moment à la majorité des fans du genre. La talent est évident, chaque mélodie est finalement ciselée, très accessible et presque sucrée, pop parfois. Ce disque sent bon l’été et la succession des chanteurs évitent l’écueil de la lassitude. Le tout s’enchaine avec naturel sans fausse note. La production est bonne même si on se croirait parfois revenue au années 80 via un son sans grand relief ni énergie. Comme sur le premier album, Enevoldsen s’est chargé des parties de basse, claviers et guitares. Dennis Hansen (Fatal Force) s’est quant à lui chargé de la batterie. Le tout a été mis en boite aux Funny Farm Studios au Danemark, le propre home studio du danois. Pour compléter la boucle, il s’est également chargé de la production, du mixage et du mastering de Cold.

Si vous êtes d’un naturel joyeux et optimiste, vous apprécierez Cold comme recueil de chansons AOR sympathiques et sans grande prétention, la promesse d’une heure de bonne musique rock accessible à tous. Si vous préférez voir le verre à moitié vide, Cold peut décevoir pour son côté formaté et sans surprise, un disque d’AOR de plus. Votre serviteur a pris le parti de choisir la première option et profite de ces titres simples mais bien foutus sous le soleil de juin.

Oshyrya (06/10)

 

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AOR Heaven – GerMusica Promotion / 2014

Tracklist (50:18 mn) 01. Time 02. Love Will Survive 03. It's Over 04. Out Of The Business 05. Signs Of Love 06. Cold 07. Angelina 08. You And I 09. Calling Out 10. How Many Nights 11. Freedom From Doubt

Trap Them – Blissfucker

Dans cette nouvelle scène passablement énervée qui combine la hargne du hardcore et le son grésillant à la suédoise, Trap Them fait office de valeur sûre, avec des albums et des EP à l’efficacité ravageuse. Darker Handcraft avait été une baffe bien rugueuse pour notre regretté Kadaf et votre serviteur, et nous attendions de pied ferme son successeur. Après Enabler il y a quelques semaines (une autre valeur sûre au rythme de travail inhumain), Trap Them nous propose donc un Blissfucker qui devrait à la fois ravir et désarçonner certains auditeurs.

En effet, Blissfucker ne comporte pas autant « d’hymnes » que Darker Handcraft. Alors que ce dernier démarrait pied au plancher pour ne reprendre son souffle qu’à de très rares occasions, Blissfucker joue davantage la carte de l’ambiance et sait varier les tempos, en mettant même plutôt l’accent sur une certaine lenteur/lourdeur. N’espérez donc pas vous prendre une claque comme « The Facts » dont le refrain s’était instantanément gravé dans mes tympans dès la première écoute. Et pourtant, au final, cet album tient la route et s’avère tout aussi recommandable que ses petits frangins. Pas besoin d’un tempo d’enfer pour dégueuler sa haine à la face du monde, il suffit de trouver le bon ton, le bon timbre, les bonnes idées… et à ce petit jeu, Trap Them excelle. Si la première écoute s’est conclue sur une mini-déception, mon sentiment envers cet album a vite évolué vers une satisfaction non feinte. On garde le punch du hardcore, le côté brut de la prod’, parfois un petit gimmick de guitares qui renvoie à Mastodon et, surtout, une bonne louche de misanthropie vocale. Du très bon boulot, qui devrait ravir à nouveau les fans du groupe et du genre. 

Mister Patate (8,5/10)

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Prosthetic Records / 2014
Tracklist (46:11) 1. Salted Crypts 2. Habitland 3. Gift and Gift Unsteady 4. Lungrunners 5. Organic Infernal 6. Sanitations 7. Bad Nones 8. Former Lining Wide the Walls 9. Savage Climbers 10. Ransom Risen 11. Let Fall Each and Every Sedition Symptom

 

Body Count – Manslaughter

BodyCount-ManslaughterÇa faisait un bail que Body Count n’avait pas pris notre tête pour la cogner contre le mur. Le dernier essai en version longue, Murder 4 Hire paru en 2006 (!), avait d’ailleurs laissé un goût mitigé dans la bouche des fans. Ce Manslaughter devrait réconcilier les vieux de la vieille (dont votre serviteur) avec le crew angelenos mené par Ice T. Il devrait aussi séduire la nouvelle génération. Plus qu’un nouvel opus de rap métal, ce 13 titres se révèle comme un vrai album de gangsta metal. Niveau son, il renoue, pour notre bonheur et dès Talk Shit, Get Shot, avec la brutalité d’un premier essai qui a, à l’époque, bien retourné des cerveaux.

Les guitares bien avant, la rythmique lourde comme un tapis de bombes sur Bagdad, les changements de tempo maîtrisés au petit poil… le headbanger de base – toi mon pote – devrait y retrouver son comptant d’émotions. Alors qu’il est convenu de relier Body Count à Rage Against the Machine, le quintet remet les pendules à l’heure. En reprenant Institutionnalized des Suicidal Tendencies, il paie son tribut au hardcore west coast. En matière d’ambiance et de lyrics, ce bon vieux Ice fait ce qu’il a toujours fait, qu’on parle de rap ou de métal : rentrer dans la tronche de son auditeur. 99 Problems BC assure d’ailleurs la liaison entre les deux univers puisqu’il s’agit d’une reprise d’un titre du rappeur en date de 1993.

Le seul signe que le vocaliste et âme d’un groupe largement renouvelé (pour cause de drive by shooting et, plus banalement, de leucémie) prend un peu d’âge reste cet étonnant I Will Always Love You. Ce titre, qui conclut ce 5e essai de la bande, est un mid tempo honorant la mémoire des vétérans des guerres d’Irak et d’Afghanistan. Un hommage à la mode Rambo (le premier, hein ?! Déconne pas, jeune !). Comme quoi, derrière une putain d’attitude, Ice a, en plus, une conscience sociale. Dernière raison, s’il en fallait encore, pour réserver à ce Manslaughter l’accueil digne de celui réservé à l’oncle d’Amérique rentrant à la maison.

Nathanaël Uhl (07/10)

www.facebook.com/bodycountofficial

Sumerian Records (2014)

Tracklisting :  01. Talk Shit, Get Shot !, 02. Pray For Death, 03. 99 Problems BC, 04. Back To Rehab, 05. Manslaughter, 06. Get A Job, 07. Institutionalized 2014, 08. Pop Bubble (ft. Jamey Jasta), 09. Enter The Dark Side, 10. Bitch In The Pit, 11. Black Voodoo Sex, 12. Wanna Be A Gansta, 13. I Will Always Love You