Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Whitechapel – Our Endless War

whitechapel-endlessS'il y a une chose qu'on ne peut pas reprocher au groupe Whitechapel c'est bien qu'il n'est pas du genre à se tourner les pouces. Avec un taux de productivité élevé, il aligne en l'espace de huit ans d'activité la bagatelle de 5 albums et un EP. Pour autant du côté de l'inspiration et de la créativité, ce porte drapeau du Deathcore en provenance d'Amérique du Nord me laisse dubitatif.

Certes, un amateur du genre peu exigeant devrait y trouver son compte. Et ce d'autant plus s'il cherche un défouloir binaire, tendance bourrin à tous les étages, il va de soi que Whitechapel fait le boulot. On tabasse à tous les étages ici, du chant d'ours en rut à la section rythmique en passant par les guitares qui alignent des riffs gras. Depuis le temps qu'il sévit le groupe est au point, et l'efficacité au rendez vous. Mais on ne peut que déplorer que le groupe se contente de ce service minimum alors qu'il est capable de développer une atmosphère et de s'aventurer dans des contrées plus mélodiques comme en témoigne le très accrocheur "Diggs Road", seul morceau vraiment original qui figure a la fin de cette boucherie un poil monotone. Whitechapel est donc réellement capable de faire mieux qu'une succession de clichés à la gloire du Deathcore. Dommage que l'évolution soit si timide.

Hamster (05/10)

www.facebook.com/whitechapelmetal

www.whitechapelband.com

myspace.com/whitechapel

Metal Blade records / 2014

Tracklist (38:50) 

1. Rise 2. Our Endless War  3. The Saw Is the Law  4. Mono  5. Let Me Burn  6.  Worship the Digital Age  7. How Times Have Changed  8. Psychopathy 9. Blacked Out  10. Diggs Road 

 

Three Lions – Three Lions

three_lions_coverSi Three Lions porte un nom assez mauvais – et somme toute malvenu si l'on pense au style adopté par le combo –, la nouvelle signature de Frontiers vaut un certain détour. Formé de Vinnie Burns aux guitares (Dare, Ten etc.), de Greg Morgan à la batterie et du méconnu Nigel Bailey au chant et à la basse, le groupe adopte un rock mélodique teinté d'AOR, dans le sillage de la majorité des productions de Frontiers. On retrouve d'ailleurs un des habitué de Frontiers, Alessandro Del Vecchio, à la production et, sur deux chansons, à la composition. 

Pourtant, malgré ce point de départ assez banal, Three Lions mérite une écoute. D'abord parce qu'entendre Vinnie Burns aux guitares est toujours un plaisir. Ce n'est certes pas le plus gros technicien de la galaxie, mais son jeu a une réel personnalité et son sens de la mélodie fait fréquemment mouche sur cet essai éponyme. 

L'écoute vaut aussi parce que la voix de Nigel Bailey tranche avec les habitudes du genre : chaude, légèrement bluesy, parfois rocailleuse, nous sommes très loin des vocalises haut perchées habituelles du genre. Cela donne une coloration musicale intéressante à la musique du groupe : nous sommes ainsi bien loin d'un Journey ou d'un Toto mais plutôt proche du Dare des débuts. Un groupe dans lequel jouèrent d'ailleurs les deux tiers de Three Lions… Le choix de pas recourir trop nettement aux claviers renforce en outre la personnalité du combo, ce qui n'exclut l'émotion palpable sur certains morceaux lents comme « Two Heart Beats As One », qui, jadis, aurait pu viser un certain succès radio.  

Ouvrant son album sur un excellent « Trouble In A Red Dress », le groupe installe une vitesse de croisière de bon aloi. On remarquera la fort belle ballade « Winter Sun », qu'on imagine très bien Darren Wharton chanter. Très classieuse, elle remporte parfaitement la conviction tout comme « Twisted Soul » ou « Just A Man » qui jouit d'un très bon couplet. Certes, les morceaux sont nombreux, de telle sorte qu'on perd un peu d'intensité en fin d'album, mais il faut reconnaître que Three Lions tient tout à fait la route et occupe ainsi un espace original, pouvant notamment intéresser les fans de Dare qui se languisse d'un nouvel album plus musclé de Darren Wharton.

Baptiste (7,5/10)   

 

Frontiers / 2014

Tracklist (59:00) : 01. Trouble In A Red Dress (3:43) 02. Hold Me Down (4:49) 03. Twisted Soul (5:12) 04. Winter Sun (3:36) 05. Just A Man (Not Divine) (4:14) 06. Holy Water (3:39) 07. Two Hearts Beat As One (5:18) 08. Kathmandu (5:15) 09. Made For One Another (5:06) 10. Magdalene (4:22) 11. Don’t Let Me Fall (5:00) 12. Hellfire Highway (4:05) 13. Sicilian Kiss (3:36)

Down – Down IV – Part II

3Down est un groupe qui n'a jamais déçu. Toutes ses productions flirtent avec l'excellence. Et sur scène, c'est la panacée. La formation est un vrai rouleau compresseur concassant heavy metal, doom et sludge. C'est une musique d'hommes. Ceux à qui on ne la fait pas. Des vrais, des durs, des tatoués.

Pour ce second E.P, Down ne bouge pas d'un iota une formule déjà consacrée. Sa musique est extrêmement lourde (« Steeple »), âpre et menaçante. Le quartet de Nola détruit tout sur son passage et ne fait pas de prisonniers. Contrairement à la première partie de ce triptyque, c'est un sans faute. Pas un seul déchet ne vient entacher ces six titres, classiques instantanés. Il suffit de jeter une oreille sur l'épique « Conjure » et l'écrasant « We knew him well… » pour s'en convaincre. C'est du tout bon. Sans compter le final de « Bacchanalia », sorte de jam à la cool annonçant un troisième volet annoncé comme étant acoustique. Tout dépendra de l'humeur du moment…

Pour sa première production sans l'estimé Kirk Windstein (remplacé par le tout aussi compétent Bobby Landgraf), Down prouve que même avec un line-up à géographie variable, il reste au sommet. Droit dans ses bottes, Down continue son bout de chemin et offre une musique forte, imperturbable. Impressionnant.

Nico (8,5/10)

Site Officiel:http://www.down-nola.com/

Roadrunner / 2014

01. Steeple 02. We Knew Him Well 03. Hogshead/Dogshead 04. Conjure 05. Sufferer’s Years 06. Bacchanalia