Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Astra – Broken Balance

oshy_04052014_AstrLes fans d’ASTRA devaient franchement trouver le temps long. Il n’est pas si commun de devoir attendre plus de cinq ans pour avoir des nouvelles de l’un de ses groupes préférés. Le temps passe mais ABOUT ME: Through Life and Beyond (2006) et From Within (2009) commencent déjà sérieusement à dater. Il était temps que les transalpins se rappellent à notre bon souvenir via ce Broken Balance. Rappelons que le projet ASTRA est né en 2001 d’abord sous la forme d’un groupe instrumental avant l’intégration quelques années plus tard d’un chanteur. Les connaisseurs reconnaitront forcément dans ses rangs Emanuele Casali connu pour faire déjà des merveilles au sein de DGM. Pour vous donner une idée du style pratiqué ici, il est intéressant de mentionner que l’un des faits d’arme du groupe est d’avoir remporté en 2002 le concours du meilleur tribute band italien à DREAM THEATER. Et l’ombre des maîtres américains continuent de planer sur ASTRA.

Les influences sont évidentes et pourtant les transalpins ont choisi une orientation assez différentes. En effet, Broken Balance comporte douze nouvelles chansons, chacune d’une durée oscillant entre quatre et six minutes. ASTRA a choisi de concentrer son propos et de ne pas partie dans d’interminables digressions musicales comme savent si bien le faire Petrucci & co. De plus, le premier contact avec ce nouvel opus surprend tant le groupe a pris le pari d’adopter en complément de ses influences métal prog une approche teintée presque classic rock des années 80 et 90. Ainsi, tout au long de ces chansons, des touches de DREAM THEATER, SYMPHONY X et QUEENSRYCHE vont cohabiter avec un soupçon de STYX ou même de QUEEN. Ce mélange est assez étonnant mais fonctionne plutôt bien. Ajoutez à ce panorama une maîtrise technique de haute volée, assumée avec moult soli et vous comprendrez qu’ASTRA démontre de solides arguments pour se faire une place au soleil. Les plus chagrins regretteront les influences encore très (trop) évidentes et ils n’auront pas fondamentalement tort. Grand fan de DREAM THEATER, je m’amuse de ses ressemblances constantes mais cela pourrait en fatiguer plus d’un.

ASTRA affirme que pour ce nouvel album ils ont souhaité mettre en avant le feeling et l’attractivité des chansons au détriment de la simple démonstration technique. Et le pari est très largement réussi à travers ces compositions ramassées et directes. La talent des uns et des autres finit de tout façon toujours par percer et fera plaisir aux plus exigeants d’entre nous. Le seul défaut d’ASTRA reste son manque de caractère et d’originalité par rapport à ses modèles. Mais les italiens sont prudents, sachant qu’il est toujours périlleux de vouloir s’approcher de trop près du soleil. Espérons ne pas avoir à attendre cinq ans de plus pour profiter de la suite de leurs aventures.

Oshyrya (7,5/10)

 

Site Officiel

FaceBook Officiel

 

Scarlet Records / 2014

Tracklist (55:53 mn) 01. Losing My Ego 02. Hole in the Silence 03. Sunrise to Sunset 04. Too Late 05. Broken Balance 06. Faithless 07. Mirror of Your Soul 08. Risk and Dare 09. Break Me Down 10. Understand 11. Ending Season 12. You Make Me Better

oshy_04052014_Midda_CommiteIl est presque rafraichissant de tomber sur des groupes comme MIDDAY COMMITTEE. Loin des montages marketing complexes de l’industrie musicale, les quatre britanniques font ce qu’ils aiment sans se poser trop de questions. Né en octobre 2010 à Portsmouth en Grande-Bretagne, nos amis se lancent rapidement dans le grand bain et publient très régulièrement des disques. Ainsi Nice Kids, Bad Judge Of Character voit le jour en juillet 2011 et un an plus tard, MIDDAY COMMITTEE remet le couvert avec I’m Sure Someone Mentioned A Cheque. Entre temps, ils se construisent un public en écumant toutes les scènes possibles outre-Manche et accumule ainsi de l’expérience. Le travail paye et voici la suite des aventures avec cet EP, Girls in Open C.

Beaucoup d’entre vous trouveront la musique des anglais très gentillette. C’est vrai, vous ne trouverez pas ici de riffs assassins ou de grosses rythmiques mais un punk rock simple et authentique. Deux guitaristes chanteurs, un batteur et un bassiste, il n’en faut pas plus à MIDDAY COMMITTEE pour pleinement s’exprimer. Les mélodies restent simples mais franchement accrocheuses et les compostions s’enchainent avec naturel, sans anicroche. Le propos n’est pas dilué inutilement, en trois ou quatre minutes, tout est dit avec efficacité. Au petit jeu des comparaisons, nous pourrions citer GREEN DAY histoire de vous donner une idée plus précise du style proposé. Les paroles très ancrées dans la vie quotidienne des deux chanteurs Rich et Kieran n’enlèvent rien à la qualité des chansons et apportent un petit charme, une authenticité sympathique.

Un gros travail a été réalisé sur la production du disque et de ce côté-là rien à redire. Travailler avec le producteur Matt O'Grady semble avoir été salvateur tant le son sonne à la fois puissant et clair. Comme je le disais, MIDDAY COMMITTEE s’avère être un groupe attachant aussi bien sur le fond que sur la forme et Girls In Open C se laisse savourer avec plaisir. Amateurs de sucreries pubk rock, ne vous privez pas de ce plaisir.

Oshyrya (07/10)

 

FaceBook Officiel

 

Autoproduction / 2014

Tracklist (23:51 mn) 01. Intro 02. I Swear To God I Am Going To Pistol Whip The Next 03. Maybe I Should 04. Casino 05. Hometowns 06. Games Been Called 07. Just Me And You (ft Christina Rotondo)

Archspire – The Lucid Collective

Depuis quelques semaines, Origin tease ses fans sur la toile avec cette petite phrase annonçant le futur album programmé pour cet été : You are not ready. Après Entity, en effet, on est en droit de se demander comment le groupe pourra faire plus complexe, plus carré, plus chirurgical… Mais à ce petit jeu, un outsider canadien vient de frapper un grand coup de pied dans la fourmilière Tech en balançant une galette d'une précision diabolique : Archspire.

Et pourtant, nos amis du Nord n'ont pas un bagage aussi impressionnant que leurs concurrents, tout au plus un premier album de bonne facture… Vous comprendrez donc aisément pourquoi l'effet de surprise est encore plus marqué. En trois ans, le groupe a su progresser et gagne en maturité, ce qui se ressent clairement sur ce nouvel opus sorti chez Season Of Mist. L'intro se fait en douceur, avec un petit relent d'Obscura avant d'accélérer franchement et de venir marcher franchement sur les plate-bandes d'Origin, voire même de se payer le luxe de faire encore mieux (au niveau du chant, le débit d'Oliver est plus proche de la rafale de Kalach que de ce que faire une paire de cordes vocales). C'est précis, c'est complexe, c'est ultra carré (pas un écart, pas un pet de travers, une vraie leçon de maîtrise), à tel point qu'on peut se demander si le groupe saura reproduire ceci en live (1).

Une chose est sûre : en matière de death technique, Origin devra absolument assurer un max sur son prochain album qui sortira dans quelques mois, parce que pendant que les ricains teasaient, les Canadiens s'appliquaient en studio et ont frappé les premiers. Et c'est magistral. Certains regretteront le manque de spontanéité (difficile de prévoir de la spontanéité dans un album dont chaque morceau est calé au millimètre), mais cette débauche technique a pour résultat un des albums les plus prometteurs de l'année. À écouter d'urgence !

Mister Patate (9/10)

Facebook officiel 

Season Of Mist Records / 2014
Tracklist (34:35) 1. Lucid Collective Somnambulation 2. Scream Feeding 3. The Plague of AM 4. Fathom Infinite Depth 5. Join Us Beyond 6. Seven Crowns and the Oblivion Chain 7. Kairos Chamber 8. Spontaneous Generation

(1) la réponse est oui, j'ai eu la chance de les voir sur scène.