Author:
Hamster Forever
Avr
30
Ne jamais enterrer trop vite un vieux briscard. Jamais. Surtout si le groupe âgé de 30 ans officie dans le thrash à l'ancienne, on n'est pas à l'abri d'une bonne claque en pleine poire, Hirax vient d'ailleurs d'en faire la démonstration en 2014. Autant Holy Moses, confrère tout aussi vénérable, parait bien fatigué ces temps ci, en revanche les texans de Helstar semblent déborder d'énergie au point qu'on a envie de leur demander quel produit dopant génère un tel miracle.
Alors que depuis 2007 le groupe renaissant de ses cendres, s'adossait sur des compos thrash à l'ancienne avec une production un tantinet brouillonne, voilà que Helstar revient en 2014 avec un son qui colle au mur. L'air de rien c'est un sacré coup de pouce dont bénéficie le groupe qui gagne en efficacité et en agressivité. Au delà de ce grand pas en avant côté son, le groupe demeure fidèle à sa recette, armé de riffs qui tranchent dans le vif, d'une section rtythmique qui tabasse méthodiquement avec le frontman James Rivera toujours solide dans tous les registres.
On pourra toujours faire la fine bouche sur le fait que la recette n'a rien de très original dans un contexte ou le retro Thrash n'en finit pas de revenir sur le devant de la scène, mais Helstar peut faire valoir un savoir faire que n'ont pas les jeunes groupes qui débarquent d'un peu partout. Au delà de la pochette quelconque (c'est une habitude avec Helstar) seul reproche en vue, le titre "Cursed" aurait gagné à être un poil plus court.
Le thrash venimeux des texans dévale à toute vitesse et ne fait pas de cadeau. Mieux encore, on en redemande des ces avalanches de riffs, This Wicked Nest possède de solides arguments pour squatter vos platines. Amateur de thrash speedé, à l'ancienne, doté d'un son moderne, qui lorgne de temps en temps vers le heavy mélodique (à la sauce Judas Priest), les texans de Helstar viennent de frapper un grand coup.
Hamster (08.5/10)
www.myspace.com/helstar
www.helstar.com/
www.facebook.com/Helstar.Metal
AFM records / 2014
Track Listing (51:27)
1. Fall Of Dominion 2. Eternal Black 3. This Wicked Nest 4. Souls Cry 5. Isla De Las Munecas 6. Cursed 7. It Has Risen 8. Defy The Swarm 9. Magormissabib
Author:
Hamster Forever
Avr
29
Du Death Metal en provenance de Gothenburg… Si l'on se fiait uniquement à la provenance d'un combo, ce serait ici l'équivalent d'un ticket gagnant au loto…étant donné le nombre d'illustres prédécesseurs originaires du coin (At The Gates, Dark Tranquility, Evergrey, In Flames, The Haunted…). Pas de fioritures dans ce deuxième effort du groupe suédois, dont la recette le situe entre un Motorhead aux accents punk matinée de Death Metal à la suédoise tout droit sorti des années 90 (sauce Dismember / Entombed). Un album plus ramassé et plus court que le premier effort discographique, on passe d'une heure à 37 minutes.
Le groupe connait sa mixture sur le bout des doigts et livre un album solide et accrocheur. Un morceau aussi énergique que "Call of The Revenant" ne peut pas laisser indifférent, en dépit de son manque d'originalité, il faut reconnaitre le travail méticuleux des guitares qui ne sont pas avares de solis relevés. Et puis il faut parfois se faire une raison, on peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre, le roadie et et le groupe entier. On peut même s'accomoder d'un vocaliste qui reste cantonné au même phrasé d'outre tombe tout au long de l'album. Miasmal livre un hommage convaincant aux ancètres du genre, avec un bon paquets de riffs remis aux gout du jour par une production qui claque. Avec ce Death à l'ancienne qui rentre dans le lard je ne doute pas que le groupe trouve des amateurs prêts à jouer des coudes dans un circle pit. Miasmal ne va pas révolutionner le genre, mais il livre une copie bien ficelée.
Hamster (07.5/10)
Site officiel : miasmal.net
Page Facebook : www.facebook.com/miasmal
Myspace officiel : www.myspace.com/miasmalband
Century Media records / 2014
Tracklist (37:09) 1. Cursed Redeemer 2. Call of the Revenant 3. Whisky Train 4. Excelsior 5. A Veiled Remembrance 6. Until the Last 7. Frozen in Time 8. 2013
Ok c’est vrai, je suis un sale con aigri sans subtilité et avec des goûts de chiottes mais je n’en peux plus de cette vague vintage stoner heavy rock (prenez les qualificatifs). Rien qu’à voir la pochette et lire la biographie de nos amis de PET THE PREACHER j’ai envie de jeter cette galette par la fenêtre. Cela devient risible de voir que dès qu’un courant musical éphémère semble rencontrer le public, un tombereau de groupes se précipite pour sortir des albums pas désagréables mais qui montre tous l’originalité de la filmographie de Clara Morgane. Donc voilà un de plus…
Ne jetons pas la pierre aux danois sui font preuve d’opportunisme certes mais qui montrent également quelques talents dans le domaine. Et ils ne sont pas leur coup d’essai même si ils auraient eu de grosses difficultés à sortir leur album sur un label aussi actif que Napalm Records sans cette alignement favorable d’étoiles. Ils ont déjà à leur actif un premier album, The Banjo en 2012 puis un double EP, Papa Zen and Meet the Creature sorti dans un certain anonymat en 2013. Mais tout a changé depuis et les voici sous le feu des projecteurs.
Stylistiquement parlant vous savez déjà tout, PET THE PRERACHER propose un heavy rock très influencé à la fois stoner et blues. Le power trio va directement à l’essentiel et évite de perdre son temps en froufrous inutiles. Les chansons sont réduites à leur plus simple expression, souvent assez lente, puissante, quasi hypnotique, « doomesque ». Le feeling est là, le savoir-faire aussi mais malheureusement l’ennui pointe rapidement le bout de son nez. L’auditeur va avoir l’impression de rentrer dans un long tunnel, les riffs finissent par se ressembler et cela manque d’éclat. Individuellement les chansons s’avèrent sympathiques mais les unes enchainées aux autres, l’absence de relief, d’aspérités devient criant.
Dans un bar enfumé, dans la torpeur d’une très chaude journée dans le désert du Nouveau-Mexique, la bière aidant, pourquoi pas mais à jeun, The Cave & the Sunlight semble recycler des vieux riffs déjà entendus maintes et maintes fois. Aucune étincelle ni aucun éclair de génie ne viendra réveiller l’auditeur endormi. Triste constat.
Oshyrya (4,5/10)
FaceBook Officiel
Napalm Records / 2014
Tracklist (51:59 mn) 01. The Cave 02. Let Your Dragon Fly 03. Kamikaze Knight 04. Remains 05. Fire Baby 06. Marching Earth Pt.1 07. Marching Earth Pt.2 08. The Pig & The Haunted 09. What Now 10. I´m Not Gonna 11. The Web (Bonus Track)