Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Poste 942 – Long Play

POSTE 942, derrière ce nom énigmatique se cache un vrai gros rock made in Le Var. Le soleil tape fort, nos amis ne doivent pas carburer qu’à l’eau claire mais on ne va pas s’en plaindre car cela permet de profiter de Long Play. L’album contient onze brûlots à même de vous réchauffer le cœur si, comme votre serviteur, vous en avez manqué cet été. Les varois ne font pas ici leurs premiers et se sont déjà fait connaître des amateurs à travers diverses publications depuis leurs débuts en novembre 2010. Pour les retardataires, tout est disponible sur la page Bandcamp du groupe, de la démo éponyme de 2013 en passant par les multiples EP et singles.

Avec « Color of Red » la plonger dans l’univers POSTE 942 se fait progressive, d’abord la batterie se lance avant que la guitare et la basse ne rentrent en jeu et tissent en quelques notes, devant nous, un paysage rock qui ravira les amateurs de poussière et de paysages désertiques en général. Malgré leur origine, du sang yankee coule dans les veines de ces musiciens. Ils ne réinventent pas l’eau chaude mais ils montrent un joli talent pour mélanger à leur sauce de nombreuses influences entre heavy blues, sonorités grunges et approches stoner/desert rock. Chacun joue juste et assure une solide prestation. Mention spéciale pour Sébastien Usel derrière le micro. C’est loin d’être facile mais il tient la baraque apparemment avec aisance. Il parvient tout au long de l’album à exprimer beaucoup d’émotions (même si parfois c’est un chouia too much). POSTE 942 alterne les titres rapides et les mid-tempo évitant ainsi une trop rapide lassitude. L’album affiche presque quarante minutes au compteur, cela reste dans la moyenne même si un ou deux titres complémentaires auraient été bienvenus. « Whiskey », « Grace » et « Breathe » constituent le haut du panier et vous aurez bien du mal à ne pas taper du pied et secouer la tête plus ou moins frénétiquement.

POSTE 942 se moque des conventions et des règles du music business. Les varois avancent selon leurs envies et l’inspiration du moment. Avec cette musique à la fois épaisse, mélodique et accrocheuse tous les voyants passent au vert pour Long Play. Que vous soyez entourés par le désert ou la garrigue, le plaisir sera au rendez-vous.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproducition / 2017
Tracklist (39:34 mn) 01. Batavia 02. Color of Red 03. Devil’s Complaint 04. Whiskey 05. Punky Booster 06. 49.3 07. Grace 08. Pigs in Paradise 09. Lonely Day 10. Psycho Love Part. I 11. Psycho Love Part. II 12. Breathe 13. Le Chantier

 

 

The Haunted – Strength In Numbers

A l’écoute de ce neuvième album, on sent bien que The Haunted à finalement bien digéré les départs du chanteur Peter Dolving, du batteur Per M. Jensen et du guitariste Anders Björler.
On pouvait en douter un peu à l’époque de la sortie de l’album « Exit Wounds » où le groupe livrait des compositions un poil essoufflées. Avec Adrian Erlandsson à la batterie, le guitariste Ola Englund et le hurleur Marco Aro, le groupe semble avoir retrouvé la cohérence et l’énergie pour remettre The Haunted sur les rails.
Passée l’introduction instrumentale mélodique et un tantinet anodine, l’album démarre vraiment avec en guise d’Uppercut un  » Brute Force  » qui annonce la couleur. Un titre brutal, rapide, qui va à l’essentiel, mais qui ne néglige pas les solis mélodiques pour autant.  20 ans après  » Hate Song  » les suédois mettent un poing d’honneur à nous mettre une raclée. Le groupe alterne le chaud et le froid, « Spark » met plus l’accent sur l’ambiance et  les parties mélodiques et met de côté la brutalité primaire,. Un « Preachers Of Death » reprend le pilonnage, suivi d’un   » Strengh In Numbers  » qui ne faiblit pas en cours de route.  « Tighten the Noose » enchaîne avec une énergie décuplée. Sans doute un poil binaire, peu inventif, qui laissera de marbre les fans en manque de Peter Dolving, mais la recette demeure efficace. Et puis le groupe varie les plaisirs, et livre une seconde partie d’album accrocheuse et variée,  comme en témoigne à  la suite de « Tighten the Nose » le lourd et mélodique « This Is The End ». « The Fall » remet le couvert à  un rythme soutenu, avec solis mélodiques et riffs qui ratatinent les conduits auditifs.    » Means To An  End « , un poil rugueux et hardcore enfonce le clou.
En guise de conclusion les suédois proposent un titre un peu en roue libre, « Monuments »  achève ce neuvième opus  avec un rythme de pachyderme. Les deux titres de l’édition limitée sont dans la veine de l’album. « Illusions » sonne parfois comme une vieux titre de Pantera.  » Sinister  » détonne avec sa basse qui claque d’entrée, mais tarde à décoller, avant de livrer une dernière baffe pour la route. Au final The Haunted livre une album accrocheur plutôt destiné aux amateurs de brutalité, qui devrait convaincre bon nombre d’amateurs du groupe. Très recommandable.

Hamster (08.5/10)

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the-haunted.com

Century Media Records / 2017
Tracklist (38:07) 1.Fill The Darkness With Black 2. Brute Force 3. Spark 4. Preachers Of Death 5. Strength In Numbers 6. Tighten The Noose 7. This Is The End 8. The Fall 9. Means To An End 10. Monuments
Edition limitée :  11. Illusions 12. Sinister

 

Tout un chacun aura beau regarder EXIT EDEN sous toutes les coutures, difficile de ne pas voir le coup marketing rapidement rémunérateur de ce Rhapsodies in Black. Sur le papier, la recette s’avère facile, prenez quatre chanteuses douées et accessoirement très jolies, prenez des tubes internationaux qui ont déjà fait leur preuve, connus de tous, métallisez-les un chouia histoire de cendre cela au public qui connait bien ces demoiselles métalleux et voilà, vous obtenez un disque vite fait, bien fait et vite vendu.

Au casting d’EXIT EDEN : Amanda Somerville, Clémentine Delauney, Marina La Torraca et Anna Brunner. Les deux premières surtout poursuivent déjà une solide carrière dans le petit milieu métal mélodique / symphonique au sein d’AVANTASIA, EPICA et KAMELOT pour la première et VISIONS OF ATLANTIS, SERENITY ou MELTED SPACE pour la seconde. Les deux suivantes nous sont inconnues mais affichent rapidement de belles dispositions. Toutes chantent juste et bien, vocalement Rhapsodies in Black reste très agréable. Ajoutez à cela des chansons imparables de DEPECHE MODE, BRIAN ADAMS, MADONNA ou encore VISAGE et cela passe tout seul.

Histoire de bien faire les choses, la sélection des titres a pioché dans différentes décennies, des années 80 (BONNIE TYLER) à des choses très contemporaines (RIHANNA). Si en plus le disque peut-être fédérateur et plaire à tout la famille, c’est encore mieux. Je me moque c’est vrai mais franchement Rhapsodies in Black se veut trop beau, parfait et brillant pour ne pas créer naturellement de la méfiance, l’impression pas très agréable d’être pris d’une façon ou d’une autre pour un pigeon. Le marketing c’est bien mais là, on ne voit plus que cela.

Rhapsodies in Black est un produit très bien fait, sur la fond comme sur la forme. Dans ce cas, il faut parler de produit et plus vraiment d’une démarche artistique. Le plaisir existe, ces chansons continuent de faire leur petit effet et le passage au tamis métal affiche une belle efficacité. Mais cela n’enlève rien au gout amer qui monte lentement dans la bouche. Si le succès est au rendez-vous , on devrait en prendre pour quelques années, avec une telle recette EXIT EDEN pourra reproduire le schéma ad nauseam.

Oshyrya (04/10)

 

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Napalm Records / 2017
Tracklist (57:39 mn) 01. A Question Of Time 02. Unfaithful 03. Incomplete 04. Impossible 05. Frozen feat Simone Simons 06. Heaven 07. Firework 08. Skyfall feat. Simone Simons 09. Total Eclipse of The Heart feat. Rick Altzi 010. Paparazzi 11. Fade To Grey