Author:
Mister Patate
Août
16
Retour de l’ancien logo, artwork bien explicite qui laisse présager une grosse branlée, un nom qui sonne comme la promesse d’une raclée dans les ratiches : avant même la première note, Dying Fetus envoyait un message clair à ses fans et, par extension, à l’ensemble de la scène Death Metal à tendance brutale. Les hasards du calendrier nous ont proposé une suite d’albums de Death Metal tous aussi alléchants les uns que les autres (Immolation, Suffocation, Broken Hope, Origin, Hideous Divinity, Beheaded, Pathology, Hour Of Penance… je continue ?), mais il était inscrit dans les astres qu’au petit jeu de la torgnole divine de l’année, le trio du Maryland viendrait probablement avec une seule ambition : le titre d’album de Death de l’année.
Et pour le moment, il semble bien parti pour décrocher ce titre (mais je dois encore me pencher avec attention sur Origin et Suffocation). Dès l’opener, la bande à Gallagher étale son talent. Après un démarrage supersonique avec ses petits soli, le morceau enchaine sur une moshpart bien dodue, avec juste ce qu’il faut de groove pour faire secouer les tignasses. Dying Fetus a beau nous proposer la même came depuis des années maintenant, il parvient toujours à garder cette force de frappe absolument terrifiante. Putain, que c’est efficace ! Dying Fetus n’a pas besoin de tomber dans le déluge de notes comme Origin ou Archspire (pour ne citer qu’eux). Dying Fetus n’a pas besoin de tomber dans l’ultra-guttural continu et bas du plafond comme Kraanium ou Analepsy. Dying Fetus parvient à se balancer sur la corde raide entre ces deux mondes, en gardant même quelques passages catchy comme sur « Ideological Subjugation » qui rappelle un peu « Grotesque Impalement » l’espace de quelques secondes sur un pattern de gratte.
Avec plus d’un quart de siècle au compteur, Dying Fetus n’a rien perdu de sa superbe, et ce Wrong One To Fuck With vient s’ajouter à une discographie de qualité supérieure. Qui pourra faire mieux cette année ? Les candidats ne se bousculent pas au portillon.
Mister Patate (9/10)
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Relapse Records / 2017
Tracklist (53:59) 1. Fixated on Devastation 2. Panic Amongst the Herd 3. Die with Integrity 4. Reveling in the Abyss 5. Seething with Disdain 6. Ideological Subjugation 7. Weaken the Structure 8. Fallacy 9. Unmitigated Detestation 10. Wrong One to Fuck With
Author:
Mister Patate
Août
16
Deux titres inédits, pas de réenregistrement d’anciens morceaux, pas de cover… Voilà qui pourrait sembler bien maigre, mais quand on s’appelle Aborted, il ne faut pas forcément plus pour faire une petite piqûre de rappel, pour rappeler que le groupe est toujours là, fidèle au poste, avec un line-up à nouveau modifié mais avec une énergie intacte.
« Bathos » (le morceau) a un petit je-ne-sais-quoi qui me plait particulièrement. Est-ce dû au fait que le morceau n’est pas une enfilade de blast continu et qu’il parvient à jouer sur les variations de rythme et sur son atmosphère ? Difficile à dire, mais ce morceau est très vite devenu mon préféré de ce 2 titres. Et pourtant, « Fallacious Crescendo » a aussi tous les ingrédients pour me réjouir et est plus rentre-dedans que « Bathos ». Quoi qu’il en soit, ces deux morceaux sont une synthèse parfaite de ce qu’Aborted fait de mieux. L’ep Bathos est presque un CV musical où le groupe dévoile ses deux profils, tantôt dans le rouge et la déferlante, tantôt plus posé mais sans perdre son identité musicale.
Deux titres, c’est trop peu. Mais connaissant le rythme de travail du groupe, il y a fort à parier que les contours du prochain album sont déjà bien nets dans l’esprit de Svencho. Vivement la suite !
Mister Patate (8,5/10)
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Century Media Records / 2017
Tracklist (08:00) 1. Bathos 2. Fallacious Crescendo
La première écoute de ce nouvel album des allemands de TOXPACK a vu le visage de votre serviteur s’éclairer d’un grand sourire. Aucune moquerie dans cette réaction mais une surprise amusante à la découverte auditive de ce rock punk/streetcore à l’américaine cochant toutes les cases mais chanter dans la langue de Goethe. Autant dans d’autres genres (folk, black ou indus) cela ne surprend plus, autant là, ce n’est pas vraiment banal. Schall & Rausch n’est autre que le huitième trophée des teutons sur leur tableau de chasse, le premier à sortir chez Napalm Records. Alors bien sûr, avec un chant intégralement en allemand, TOXPACK est peu connu dans nos contrées et s’adresse surtout aux pays germaniques.
A niveau musical, TOXPACK propose un cocktail assez sympathique, sur une base rock mélodique et accessible, ils greffent des éléments punk et hardcore afin d’épicer le mélange et de lui donner un zest d’amertume. Bourré d’énergie, Schall & Rausch fait rapidement office de boisson énergisante à même réveiller même les plus endormis. En de taper du pied, TOXPACK peut aussi donner envie de chanter tant les refrains accrocheurs souvent interprétés en chœur apporte un sentiment de camaraderie et de communion collective franchement agréable. Ce disque comporte pas moins de seize compositions qui se veulent toutes être calibrées autour des trois minutes. On sent bien que les allemands ont particulièrement soigné l’impact de leurs compositions en retirant tout le superflu pour une efficacité maximum. Pas beaucoup de temps mort, cet album est mené du début à la fin à fond de train. La production s’avère très propre, limpide et puissante et quelques riffs ici et là retiennent l’attention. Sur la longueur et avec un peu de recul, TOXPACK peine à se renouveler et la recette de base ne change quasiment pas.
Si vous n’êtes pas allergique à la langue de Goethe (ou que vous la pratiquez) et que vous n’êtes pas insensible à un rock très musclé, TOXPACK possède bien des atouts pour vous plaire. Avec plus de quinze ans d’expérience, les allemands savent y faire et font preuve d’un solide savoir-faire. Sur scène, l’expérience doit encore être décuplée mais pour cela il faudra voyager. Hors d’Allemagne, d’Autriche et peut-être de Suisse, point de salut.
Oshyrya (07/10)
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Napalm Records / 2017
Tracklist (51:05 mn) 01. Intrada 02. Kommerz (Die Geier kreisen weiter) 03. Willkommen im Klub 04. Auf alte Tage 05. Bis zum letzten Ton 06. Reden, Lästern, Lügen 07. Die Letzten, die sich noch dagegen stellen 08. In Trümmern (feat.Gunnar & Stefan Dritte Wahl) 09. Komm mit mir 10. Wenn Du willst 11. Narben der Vergangenheit 12. Gib mir Dein Geld 13. Nichts geht mehr 14. Unbelehrbar 15. Alles auf Anfang 16. Profectio