Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?

Mitchell Allred : Si tu aimes le rock de la fin des années 70 et des années 80 et le heavy métal en général, il existe de bonnes chances que tu apprécies DOGBANE. Si tu regrettes le temps ou les chansons racontaient de véritables histoires, quand la musique était organique et pas passé par le mix pro-tools, il existe de bonnes chances que tu apprécies DOGBANE.

Si tu regrettes le temps des chansons accrocheuses, qui mêlent lourdeur et mélodie, il existe de bonnes chances que tu apprécies DOGBANE. Si tu penses qu’il est normal que tu comprennes ce que chante le chanteur, il existe de bonnes chances que tu apprécies DOGBANE. Si tu es fan d’un style de méta traditionnel patiemment construit par les pères fondateurs du genre, donnes nous une chance et écoutes ce que nous proposons.

Jeff Rinehart: Les gens qui nous écoutent perçoivent différentes influences au sein de nos chansons. Bien sûr nos influences sont clairement ancrées dans les années 80, nous ne copions personne, nous sommes tout simplement un groupe qui mêlent toutes ses influences et les assume pour proposer une musique passionnée qui nous plait à nous en premier lieu. Tu risques de connaître un vent de nostalgie à notre écoute mais notre propos reste varié entre doom, métal traditionnel et NWOBHM, le tout mélangé dans un son unique qui est celui de DOGBANE.

 

02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?

MA : Je dirais Heavy, diversifié et véritable

JR : Je dirais Heavy, riffs et accrocheur. Nous avons délibérément choisi l’approche avec des guitares jumelles qui rappellent les groupes de métal traditionnels et la NWOBHM, avec des mélodies vocales puissantes et des rythmes accrocheurs.

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03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?

MA : Mon objectif personnel était d’éviter la malédiction redouté du deuxième opus. Nous avons posé de bonnes et solides fondations avec notre premier disque, Residual Alcatraz. Et puis la catastrophe a frappé. L’un de nos membres fondateurs, David Elleburg, a disparu suite à des complications liées à une attaque cardiaque.

Le groupe s’en trouvait alors dévasté et nous avons donc été rayé des listes par beaucoup de gens. Tout ce que je voulais, c’était produire un album, qui même s’il n’avait pas été meilleur que le premier, aurait rendu dans tous les cas David fier et je pense que nous y sommes arrivés.

JR : C’était le deuxième album du groupe mais le premier pour moi. Pour moi, l’idée était de trouver ma place dans le groupe en tant que compositeur et pousser des chansons qui en même temps assurait une continuité avec le premier disque et le surpassait en terme de qualité.

 

04. Que peux-tu nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?

MA : Enregistrer s’avère toujours être un processus long et ardu. Nous avons passé la plus grande partie de l’année à terminer la composition et l’enregistrement de When Karma Comes Calling. Nous avons de la chance car nous sommes capable d’enregistrer dans le studio de notre bassiste Kevin.

Bien sûr quand tu produis toi-même ta musique tu n’as personne d’autres à blâmer à part toi quand les choses ne tournent pas comme elles le devraient. Cependant, cela nous retire quand même une certaine pression car tu travailles selon ton cadre temporel. Et cela s’avère essentiel car nous avons tous une famille et un travail tout au long de la semaine.

JR : La composition de When Karma Comes Calling a debuté en 2012. Au moment où j’ai rejoint le groupe, les structures de base et les arrangements de trois titres étaient finalisés et je pouvais directement les apprendre. Et puis d’avril 2013 à avril 2014, nous avons tous travaillé pour fournir les 6 chansons nécessaires. Bien qu’étant le membre le plus récent du groupe, j’ai été encouragé à contribuer puisqu’il s’agit d’un processus collectif chez nous, nous le monde apporte sa pierre à l’édifice.

Donc j’étais prêt et heureux de pouvoir contribuer aux paroles et à la musique de trois chansons et la musiquez pour deux autres. Cet effort collectif prend ici toute son efficacité et nous permet de balayer de beaucoup d’idées. En ce qui concerne les sessions d’enregistrement elles-mêmes, puisque nous travaillons tous, cela se concentrait surtout les dimanches et les soirs en semaine quand cela était possible afin de tenir les objectifs que nous nous étions fixés. Les parties de batterie ont été mises en boite de mi-avril à mi-mai.

Il nous a ensuite fallu ensuite deux ou trois semaines pour répéter en prévision d’un gros show en compagnie d’un groupe culte local, CONFESSOR AND FALSE PROPHET en juin 2014. Ensuite nous nous sommes enfermés sans être plus dérangés pour enregistrer les guitares, la basse, le chant et même ajouter ici et là des touches de claviers pour accentuer les ambiances. Tout a été terminé à la fin de septembre 2014.

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05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ?

MA : Nous voulons tous simplement continuer à advancer. Nous n’avons aucun rêve de grandeur mais nous sentons que nous avons une marque à laisser. Nous voulons progresser musiclament faire des concerts et faire ce que nous aimons le plus. Musicalement, cela représente aussi notre vie. Nous nous ne faisions pas cela au sein de DOGBANE, nous le ferions ailleurs, mais c’est ici que nous nous sentons chez nous.

JR : Continuer à écrire de la musique qui évolue et progresse par rapport aux albums précédents. Nous voulons apposer notre marque sur cette musique tout en assurant de grandir. Nous voulons rester un groupe de scène solide, qui peut-être un soutien solide pour des groupes d’envergure nationale ainsi que participer à des festivals. Nous travaillons tous et avons des familles, donc personne ne cherche à faire cela à temps complet, mais avec l’age et l’expérience vient d’adage : « travailler plus intelligemment pas plus durement ».

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

MA : C’est presque impossible de répondre à ça. Cela changerait à tout moment selon la période de la journée et mon humeur. Cependant, je suis convaincu que THIN LIZZY est peut-être le plus groupe de tous les temps, donc aujourd’hui je mentionnerais ce groupe. Pour une chanson préférée, la problématique reste la même, mais puisque tu me le demandes, je dirais « Cowboy Song ».

JR: Comme Mitch cela me parait extrêmement difficile. Cela dépend de mon humeur et je fonctionne par phase. Sur chacun de des albums que j’ai acheté j’ai une chanson préférée, c’est bien pourquoi j’en ai fait l’acquisition. Donc pour te faire plaisir, je dirais « A Mansion In Darkness » de KING DIAMOND sur l’album Abigail.

Les thèmes des harmonies de guitares et des lignes de chant possèdent un beau charme, hanté qui reste l’une des marques de fabrique du travail de KING DIAMOND et te permet de t’immerger dans l’histoire racontée. Tout s’imbrique et se juxtapose parfaitement bien.

 

02. Premier album acheté ?

MA: Le premier album qui m’a fait vibré m’a été donné par un cousin. C’était Dynasty de KISS. Ce disque a ouvert la voie pour moi. Le premier que j’ai acheté fut The Last in Line de DIO.

JR: Le premier album acheté a probablement été l’album solo de Gene Simmons (KISS)

 

03. Dernier album acheté ?

MA: J’étais dans un magasin de disque et livres à Greensboro N.C. il y a un mois de cela à fouiller la section métal. J’ai trouvé la réédition publiée par Megaforce Records en 2005 du Heavy Metal Maniac d’EXCITER. Ma version originale en cassette a du puis longtemps été épuisée et donc je n’ai pas hésité. Il s’agit d’un album classique de ma jeunesse, et je ne pouvais quitter le magasin sans lui.

JR: Il s’agit de NOVEMBERS DOOM, Bled White.

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

MA: Cela date de mon plus jeune age. Je me souviens regarder à la télévision une performance d’Elvis Presley puisque j’étais un enfant qui a grandit dans les années 70. L’état de transe qu’il parvenait à créer sur le public a captivé mon attention comme enfant. Et j’ai donc su alors que contre vents et marées, je devais devenir musicien.

JR: Je me dois de dire que plus que tout, mon frère a allumé en moi ce feu et m’a poussé à apprendre et jouer de la guitare. Nous avons toujours eu une petite compétition entre nous tout en maintenant un respect sain et cette rivalité amicale nous a permit de rester concentrés pour devenir encore meilleurs. Jusqu’à aujourd’hui, nous continuons à faire écouter l’un à l’autre nos chansons pour avoir le retour de l’autre et ainsi maintenir ce respect et de soutien mutuel.

 

Tous nos remerciements à DOGBANE et Scott (ClawHammer PR)

 

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01. Malgré 23 ans de carrière peux-tu présenter à nos lecteurs SEYMINHOL?

Thomas Das Neves : Et bien nous sommes en groupe français. Premier album en 2002 avec Northern Recital, concept album sur les vikings. En 2005 nouvel concept album avec Septentrion's Walk toujours orienté sur le même thème. La suite c’est Ov Asylum en 2009 un album qui montre un autre visage du groupe, plus thrash et moins orchestral. Ensuite ils ont fait une pause avant de décider de remettre le couvert en 2013.

Le batteur précédent n’ayant pas souhaité donner suite et comme j’avais déjà travaillé avec Kevin et Nico sur des projets parallèles, ils m’ont proposé d’intégrer les rangs. Cela m’a plu et donc j’ai accepté. Cette année nous proposons The Wayward Son, album très symphonique qui renoue un peu avec les deux premiers au niveau de l’ambiance musicale.

 

02. Si vous deviez résumer le groupe et sa philosophie et pourquoi ?

Nous travaillons toujours autour de concepts albums, Kevin notre chanteur est conservateur au musée de Metz et docteur en Histoire donc il est particulièrement féru de toutes ces choses. Il écrit également des livres et donc tout cela relève de ses grandes passions. Il essaye toujours de créer un concept qui peut parler, Hamlet ici mais qui est une œuvre tellement vaste que nous avons toute la place pour nous déployer musicalement parlant. Nous pouvons montrer bien des couleurs différentes.

Toujours très orchestral hors l’album de 2009 et une grosse recherche sur les paroles. Tous les événements mentionnés sont réels et ont fait l’objet d’une grande attention. Beaucoup de travail en amont, nous assez pointilleux donc nous prenons le temps nécessaire pour sortir un album à nos standards, qui convienne à tous les membres du groupe.

 

03. Quel est votre état d’esprit quelques semaines après la sortie de The Wayward Son, quels sentiments dominent sur ce disque avec le recul ?

Nous étions très impatients de pouvoir afin le proposer au public car cela représente plus d’un an et demi de boulot. Avec un certain stresse aussi car c’est compliqué de s’attaquer à du Shakespeare et de garder le message et les émotions de l’œuvre en la transposant au niveau musical. Nous n’avions pas vraiment le droit à l’erreur. Jusqu’à présent nous sommes plutôt heureux car les chroniques sont plutôt bonnes et le public de la première heure a super bien accueilli le disque. Lors de la release party nous avions du monde et les échos des fans sont très positifs. Nous sommes soulagés et satisfaits nous voulons continuer à faire de la scène et à le promouvoir via des concerts.

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04. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de The Wayward Son réalisées au studio Diabolus in Musica de Nicolas Pélissier ?

Cela a duré particulièrement longtemps… (juillet 2013 à décembre 2014) Oui cela a pris du temps car nous ne sommes pas professionnels, nous avons tous un boulot à côté. Et donc nous ne pouvons enregistrer que le week-end ou le soir et il faut du temps pour se caler. Sin n’aviosn fait que cela, le processus aurait été beaucoup plus court mais prendre son temps a aussi des avantages. Tu peux alors prendre du recul, modifier des choses. Nous avons pris le temps. De plus, nous avons fait des prises avec des choristes, enregistré des violons…

Le mix a été fait par Nicolas lui-même et il s’agissait de sa première production. Donc pareil, il s’est fait la main au fur et à mesure, prendre des conseils… Donc tout cela est particulièrement chronophage. Kevin a fourni beaucoup d’éléments à Nicolas en attaquant l’enregistrement et donc nous avions cette ligne directe pour donner toute sa cohérence à l’album. Les instructions étaient assez claires et précises et nous étions prêts et bien avancés pour mener à bien sereinement l’enregistrement. Des modifications et des ajustements ont été fait mais aucun titre n’a changé du tout autour. Cela concernait plutôt de l’arrangement. Chacun de nous a pu apporter sa touche.

 

05. Comment s’opère la magie au sein du groupe et nait une nouvelle chanson ? Quelle est la dynamique interne ?

Kevin travaille sur son concept et en parallèle Nicolas a relu l’œuvre originale Hamlet pour que cela l’inspire et lui donne les couleurs musicales à mettre en avant, les tensions et les atmosphères qui collaient vraiment au concept. Ce dernier fait un gros gros boulot et nous nous greffons ensuite dessus. Il compose à partir de ce qui était écrit. Nous avons beaucoup communiqué par mail, je travaillais chez moi de mon côté en posant mes batterie sur ce que lui m’envoyait.

Pareil, au niveau rythmique, nous pouvons toujours donner une direction à une orchestration. Nous avons essayé plusieurs choses, avec un jeu de ping-pong, j’enregistrais et j’envoyais au groupe, ils écoutaient, commentaient et proposaient de nouvelles idées… Moi j’habite à Besançon maintenant plus loin par rapport aux trois autres qui vivent en Moselle. Donc beaucoup de l’échange a eu lieu par mail, par mp3. Puis des répètes tous ensembles pour faire évoluer et caler les derniers détails.

 

06. Tu es le dernier arrivé avec des gens dans le groupe depuis des années. Comment s’intégre-t-on dans un tel collectif ?

Super bien, ce fut facile. J’avais déjà bossé avec Kevin et Nicolas en 2010/2011 sur le projet SYMAKYA et cela s’était bien passé. Donc nous avions l’habitude de bosser ensemble. SEYMINHOL a déjà un gros passé mais pas de prises de tête, nous avons essayé de sortir un album qui plaise à tout le monde et donc certains passages ont été retravaillés pour satisfaire chacun des quatre membres. Chacun a pu y trouver son compte, et c’est très agréable. Et je suis le plus jeune avec 33 ans alors que certains ont passé les quarante mais pas de fossé de génération, cela ne se ressent pas. Nous sommes liés par la passion de la musique.

 

07. Comment construire une œuvre aussi complexe et gérer de nombreux guests ?

Les choristes et les chanteuses qui sont intervenus viennent tous de Metz donc ils pouvaient travailler directement chez Nicolas dans son studio. La proximité géographique a facilité le processus de répétition et d’enregistrement. Pour les cordes, pareil, les musiciens viennent du Conservatoire de Metz ou de Thionville. Donc assez simple. Bien sûr c’est plus compliqué pour certains chanteurs comme Joe Amore de NIGHTMARE. Nous l’avons contacté, Nicolas lui a présenté le projet et le concept et il a demandé à en savoir plus histoire de comprendre notre démarche et cela lui parlait. Il a vitre accepté avant d’enregistrer chez lui en studio avant de nous transmettre ses pistes. Finalement nombreux sont ceux à avoir du matériel à la maison et cela simplifie les interventions des uns et des autres, même loin géographiquement.

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08. Comment avez-vous travaillé l’aspect visuel comme la pochette avec Chromatorium ?

J’ai déjà bossé avec eux sur d’autres projets et Kevin les a contactés car nous trouvions tous que ce qu’ils avaient fait pour d’autres groupes était de super qualité. Kevin avait déjà bien réfléchi à tout le concept, les éléments phares du concept. Mais Flo a bien bossé et a proposé beaucoup de choses intégrant ces éléments mais aussi proposant d’autres choses, des couleurs… Donc à partir des détails de Kevin, il a bossé beaucoup de visuels dans l’esprit. Il est super pro, réactif et obtiens ce que tu veux. Donc c’est très agréable de bosser ainsi avec lui.

 

09. Au niveau de ta carrière perso, beaucoup de groupes dans la Galaxie Matthieu Morand, comment cela se passe ?

J’écoute pas mal de choses et du coup quand j’ai des propositions je m’assure que cela correspond à ce que j’aime, si le projet me convient. Je ne veux bosser qu’avec des gens pour qui j’ai du respect, des projets qui m’excitent et me font envie. Donc je veux me faire plaisir et donc si les gens sont sympas et la musique ma plait, je fonce ! Là je finis d’enregistrer le deuxième album de LA HORDE, donc SEYMINHOL, j’avais fait le AKROMA mais le line-up change souvent et puis deux autres projets l’un métal symphonique/mélodique et avec TASTE OF HELL nous devrions relancer le truc et faire un premier opus. Tout cela reste en pourparlers.

 

09. Comment vois-tu la scène métal française ?

Pas mal de bon groupes mais qu’ils sont peu représenté sur les scènes locale et européennes. C’est dur de vivre de la musique. Même les gros groupes ont besoin d’avoir un taff à côté et c’est dommage. J’aime beaucoup DEFICIENCY par exemple, j’ai pris une grosse claque. Ils se donnent beaucoup, tournent énormément mais cela reste pourtant bien compliqué d’avoir une visibilité. Sur tous les musiciens que j’ai côtoyés même les meilleurs, seuls 5% parviennent à en vivre… C’est ainsi et il faut l’accepter. Nous avons beaucoup de très bons musiciens en France.

 

10. Quelles attentes pour le concert avec EVERGREY ?

On espère beaucoup de monde pour défendre cet album. Lors de notre release party tout s’est bien passé et cela a fait bien plaisir. Donc nous espérons être à la hauteur de l’album sur scène avec des gens heureux dans le public. EVERGREY nous aimons tous et là aussi nous mettre à leur niveau.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Painkiller » de JUDAS PRIEST

 

02. Premier album acheté ?

Rust in Peace de MEGADETH je pense.

 

03. Dernier album acheté ?

Je suis resté pas mal bloqué sur DEFICIENCY

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

La batterie c’est venue très petit sans que je ne sache vraiment pourquoi, c’était en moi et j’ai rapidement fais chier mes parents pour assouvir cette envie. En écoutant pas mal METALLICA et MEGADETH j’ai été formaté à évoluer plutôt dans le métal.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs ORAKLE ? Cinq années de silence discographique c’est long, que s’est-il passé ?

Frederic A. Gervais : Alors la création du groupe a eu lieu dans les années 90, donc depuis assez longtemps, avec Pierre (Pierre "Clevdh" Pethe) le batteur qui est également resté depuis nos débuts et moi-même. Nous étions alors des adolescents et donc il y avait forcément une grosse période de découverte des instruments. Nous avons proposé quelques cassettes mais le premier véritable EP des premières compositions qui s’appelle L’ineffable émoi sorti en 2002. Déjà tous les textes étaient en français et nous avons tenu cette ligne jusqu’à présent.

En 2005, premier album, Uni aux Cimes, comme l’EP dans un style black puissant là où le premier était plus du black atmosphérique avec beaucoup d’éléments très calme, le disque suivant était beaucoup plus massif. En 2008, second opus, Tourments & Perdition, là aussi dans une tendance black un peu symphonique avec déjà pas mal d’éléments progressifs à l’époque. Et donc là, le nouvel album, Eclats, qui sort en 2015 soit sept ans après le précédent. Gros délai on peut le dire.

 

02. Alors tu me tends la perche, donc pourquoi ces longues années de silence ?

En réalité nous avons donné des concerts jusqu’à mi-2009 environ. C’est à partir de 2010 que nous nous sommes remis à composer dans notre grotte. Il y a eu de nombreux événements : nous sommes lents c’est vrai, cela nous caractérise, nous essayons d’aller vers une musique assez recherchée et aboutie et nous sommes très perfectionnistes. Raisons de line-up aussi car dès 2010 nous nous sommes retrouvés à trois car l’un des guitaristes qui a lâché complétement la musique.

Donc là, moi j’avais pris la guitare. Donc c’est vrai que j’ai toujours composé la majorité de la musique au sein d’ORAKLE mais même en répétition je prenais la guitare en délaissant complétement le chant et la basse que je pratique en concert. En plus de cela, une volonté d’emmener la musique ailleurs, d’expérimenter et de laisser mâturer le son, cela prend du temps surtout quand tu as déjà fait deux albums selon certains codes et qu’il est toujours difficile de sortir ainsi de sa zone de confort. Nous voulions évacuer cela, faire vivre une musique contemporaine. Et enfin les aléas de la vie d’un groupe amateurs, les galères et les joies de la vie, avoir une famille, j’ai eu une petite fille en 2013.

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03. Si vous deviez résumer le groupe et sa philosophie en trois mots et pourquoi ?

Profondeur : au sein de creuser, cette volonté musicale et au niveau des textes d’aller au plus loin de nos limites avec nos instruments, réflexion dans les textes.

Ouverture : en particulier sur ce nouvel album, nous avons toujours été un groupe ouvert à d’autres styles, une volonté d’expérimenter.

Curieux : cela nous caractérise, nous aimons découvrir et assimiler de nouvelles choses.

 

04. J’ai pu lire sur votre site “Recorded and mixed by Fréderic A. Gervais at Henosis Studio (Bois d'Arcy, France) / 2012-2014”. Donc l’enregistrement s’est étalé sur deux années ?

Oui les soucis de line-up mentionnées précédemment faisaient que nous nous pouvions plus travailler qu’à trois, un batteur Pierre, moi, et un autre guitariste. Nous avons mis deux ans et demi à finaliser les morceaux de 2010 à l’été 2012, Dès qu’ils ont été terminés en termes d’architecture, capacité à les jouer d’un point A à un point B, nous avons commencé à enregistrer la batterie et les guitares selon le planning et les contraintes de boulot de chacun sauf que ni le chant, ni la basse ni les claviers n’étaient composés j’ai dû mis mettre et bosser sur chacun de ces éléments l’un après l’autre.

Nous à sommes deux à écrire les textes et sur les miens j’ai passé énormément de temps. J’ai voulu aussi creuser beaucoup de choses. Tout se déroulant dans mon studio, que je veux être un lieu facilement accessible, j’ai pu expérimenter et superposer les éléments au fur et à mesure de leur composition. Pour les albums précédents, nous étions plus sur un schéma classique où tout était finalisé, fignolé avant pour ensuite rentrer en studio deux semaines, un mois, et graver tout cela dans le marbre.

Pour Eclats, le processus fut incrémental, élément par élément. Agir ainsi est dangereux car tu peux vraiment te perdre, ne jamais parvenir à finir les morceaux. Mais là nous la situation était lié à la situation du groupe. Le schéma traditionnel ne fonctionnait pas.

 

05. Comment s’opère la magie au sein du groupe et nait une nouvelle chanson ? Quelle est la dynamique interne ?

Pratiquer des jams ne fonctionne pas vraiment chez nous, et ceci depuis le début, car comme nous avons une musique riche, rien que les conditions parfois des répétitions avec un son pas forcément optimal n’aident pas. Je suis personnellement plus favorable à une écriture introspective en solitaire. En étant ainsi au calme, nous sommes dans les meilleures conditions pour composer et amener des idées. Ensuite cela n’empêche pas que cela mute, évolue et se transforme en répétition à partie de cette base.

En pratique, c’est souvent moi qui écris une grosse partie de la musique mais sous différentes formes. Parfois ce sont des riffs enregistrés à l’unité ou parfois le squelette est plus construit avec des enchainements de riffs. Je les donne alors à chacun pour qu’ils s’en imprègnent et parfois Pierre me dit tient cela me rappelle tel riff… Je produis de la matière brute qui ensuite et retravaillée et polie ensemble. Maintenant ma situation a changé puisque l’année dernière j’ai quitté mon job à plein temps et je vais me consacrer à cette activité d’enregistrement. Avant mon studio n’était pas ouvert aux autres, il était dédié à mes projets et à ORAKLE. Et donc je bossais quand je le pouvais d’où les sept années précédemment évoquées.

Je travaillais de nuit, quand j’avais un peu d’énergie, entre 1h et 3/4 heure. Donc je donne des cours de guitares et je développe l’activité du Studio Henosis. Il y a un Facebook dédié. Je fais des enregistrements mais aussi du mixage.

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06. Comme tu le disais la musique du groupe s’assagit passant d’un black à des ambiances beaucoup atmosphériques. Comment expliquer cette évolution ?

Déjà cela se sentait dans nos précédents opus qui n’étaient pas 100% black pur et dur. On vieillit oui et pourtant sur cet album, et ce n’est pas ce que les gens ressentent, nous écrit certaines des parties les plus extrêmes jamais proposées. Sur « Incomplétude(s) » par exemple, tu trouveras ce côté chaotique, avec des dissonances ou des sons typiquement black comme à la batterie par exemple. L’extrême est bien présent mais ce qui change c’est bien que nous sommes de moins en moins exclusifs. C’était bien cela notre démarche au moment de recommencer à composer.

Nous ne sommes pas en train de remplir un questionnaire, à cocher toutes les cases de tel ou tel genre. Là nous n’avons rien coché, nous partons d’une base métal car c’est notre culture mais nous y ajoutons de nombreux éléments, du black oui mais pas que. Réussir ce grand écart entre extrême et mélodique, rock prog, pop… Nous avons beaucoup été comparé à ACTURUS sans que je comprenne vraiment pourquoi. A nos débuts pourquoi pas avec cette empreinte black omniprésente. Surtout que ce groupe a montré tellement de visages que oui c’est un groupe que nous avons écouté avec Pierre et apprécié depuis longtemps.

Nous ne cachons pas cette influence. Les trois premiers albums d’ARCTURUS ont beaucoup tourné chez nous, l’avant-dernier par contre ne m’avait pas du tout plu. Et je n’ai pas encore écouté le tout dernier récemment sorti. Nous n’avons pas de modèle absolu.

 

07. Comprends-tu la démarche d’un OPETH passant du black au rock prog des années 70 ou l’évolution d’un ANATHEMA ?

Je trouve cela normal et l’inverse et plutôt, je ne veux pas dire inquiétant, mais c’est vrai que certains groupes très respectables continuent de faire la même musique depuis des décennies. Donc oui je comprends de telles métamorphoses, qui sont parfois assez radicales. Pierre et moi nous sommes fan depuis bien longtemps d’ULVER qui pour le coup a tout changé du sol ou plafond.

L’alternative peut-être de changer le nom du groupe avec ta nouvelle identité mais c’est toujours difficile. OPETH la révolution n’a pas eu lieu du jour au lendemain, ils ont toujours eu ces éléments progressifs dans leur musique. Je trouve cela sain si tu sens que tes goûts te portent ailleurs. Aucune loi n’impose des carcans de ce type. Nous ne nous interdisons rien.

 

08. Vos paroles sont très complexes et recherchées, pas de dragons ici. Comment travaillez-vous cet aspect-là ?

Oui nous faisons un gros travail sur les textes et ils sont bien souvent très personnels. Cela fait longtemps que nous sommes des lecteurs de Nietzsche et en particulier Pierre qui a fait des études de philosophie. Il a bossé pour son mémoire sur cet écrivain et donc a appris à bien le connaître. Et nous échangeons beaucoup entre nous. Pour ce disque, j’ai beaucoup lu et donc été grandement influencé par l’œuvre de George Bataille. Cette œuvre est tellement vaste que j’ai essayé d’aller au bout du tuc en lisant presque tout.

Pierre et moi nous nous connaissons depuis très longtemps, très bien, et donc nous parlons énormément et échangeons sur des idées, nos lectures du moment. Et nous ne sommes pas toujours d’accord et tu trouveras donc sur Eclats différentes perspectives sur un même thème. Nous pouvons avoir une autre réponse. Et ce processus ce fait vraiment de manière découplée par rapport à la musique.

 

09. Le chant en français fut-il une évidence, pas de limitation commerciale ?

Nous avions besoin d’un haut niveau de langue pour pouvoir creuser et exprimer nos idées sur parfois des concepts et des thèmes très difficiles. Ce n’est déjà pas aisé dans ta langue maternelle alors si nous devions passer par des traductions vers l’anglais par exemple, le message pourrait-être brouillé. Le choix se fait aussi eu niveau des sonorités, ce n’est pas simple de faire sonner correctement le français. L’anglais est moins heurté et cela passe mieux. Cela nous limite commercialement peut-être mais cela fait partie de notre identité.

Et puis je n’en suis même pas certains, beaucoup de fans écoutent des groupes s’exprimant en russe, suédois ou allemand et cela n’empêche pas la diffusion et le succès. Les critiques viennent en fait de France et moins de l’étranger.

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10. Comment avez-vous travaillé l’aspect visuel comme la pochette ? (sculpture de Robert Le Lagadec)

Pierre habite à quelques pas du jardin ou expose l’artiste Pierre Le Lagadec et donc connaissait ses œuvres. C’est un artiste atypique décidé en 2002. Nous avons rencontré sa femme et son fils qui laissent accessible le jardin ou il créait ses statues. Le type était torturé et amateur donc il s’enfermait, sa femme nous racontait, lançait ses outils de chauffe et créait en déformant le métal… Des sortes de demi-dieux, c’était un passionné de mythologie. Pierre avait déjà pris des clichés dans le passé du travail de l’artiste et en les regardant il nous les a proposés.

Et cela a fait tilt, cela correspondait au contenu des textes, à la tension qui parcourt l’album. Elles sont ancrées dans le sol et s’élèvent vers le ciel. Cella là elle fait 4/5 m de hauteur. Elle n’est pas dans le jardin, l’artiste l’a donnée à une ville voisine qui l’a faite installée dans un collège. Et nous sommes allées voir la veuve et le fils très simplement, directement via Pierre qui avait déjà rencontré Mme Le Lagadec. Ils ont été très accueillants et veulent faire vivre les œuvres de l’artiste disparu. Ils ont trouvé notre démarche intéressante avec nos textes…

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Je dire une chanson très longue avec plein de chose dedans, PINK FLOYD avec « Atom Heart Mother ».

 

02. Premier album acheté?

Michael Jackson

 

03. Dernier album acheté ?

Les derniers SOLEFALD et DØDHEIMSGARD, A Umbra Omega

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

J’étais un gros fan de METALLICA à partir de 13 ou 14 ans. Mon frère était allé au concert à l’hippodrome de Vincennes.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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